AKM, une perte énorme pour JKK
L’on attend souvent assister à la disparition d’une personne avancée en âge, ou soit à celle d’une personne malade qui a tant souffert et pour qui l’on ne peut plus espérer. Ce qui n’est pas le cas pour le tout puissant AKM.

Augustin Katumba Mwanke, un des proches collaborateurs du président Joseph Kabila, député réélu de la circonscription de Pweto au Katanga, connu sous le pseudo de AKM, initial de son prénom, nom et post-nom, a quitté la terre des hommes, alors qu’il avait encore la tête bien pleine d’idées pour accompagner son maître.
L’éminence grise du président Joseph Kabila est partie alors qu’il n’avait pas encore mis en marche son plan d’action pour ce nouveau mandat qui doit s’étaler sur cinq ans. Le travail ne venait que de commencer pour le second quinquennat de Joseph Kabila.
Certes son absence pèsera sur son parti politique, Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, mais beaucoup plus sur la plate-forme présidentielle la Majorité Présidentielle, MP, pour le fameux rôle qu’il a joué dans cette structure politico-administrative de soutien à Joseph Kabila qui lui a encore porté à la magistrature suprême de la Rd Congo, avec une victoire éclatante à l’élection présidentielle du 28 novembre dernier.
Ancien coordonateur de l’Alliance pour Majorité Présidentielle, AMP, convertie en Majorité Présidentielle, MP, AKM a trouvé la mort dans le crash qui a eu lieu le dimanche 12 février dernier, à l’aéroport de Kavumu au Sud-Kivu au moment de l’atterrissage. Le jet qui a fini sa course dans un ravin, transportait aussi à son bord, le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Marcelin Cishambo, l’ambassadeur itinérant Antoine Ghonda et le ministre des finances, Augustin Matata Ponyo. Les trois personnalités survivantes sont encore à l’hôpital pour des traitements appropriés.
Né à Pweto, un certain 5 octobre 1963, dans la province du Katanga, Augustin Katumba Mwanke laisse une veuve et quatre orphelins.
Retenez que le corps de Katumba Mwanke a été enterré dans sa ville natale, Pweto, au Katanga, le jeudi 16 février.
Un coup dur pour la famille politique du président Kabila, car il incarnait à lui seul de grandes vertus possibles pour la réussite de son patron.
KETSIA IYONGELA
