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Frère Patrice apaise les esprits contre le titre de son album

Frère Patrice apaise les esprits contre le titre de son album

L’album, «Pasteur Patron», de l’artiste musicien chrétien, Patrice Ngoy Musoko, est déjà sur le marché depuis plus de deux semaines.

 

Affectueusement appelé « Papa » par les fidèles de son ministère « Mon âme loue l’Eternel, Frère Patrice Ngoy Musoko s’est confié à votre rédaction à laquelle il accordé une interview dans son bureau de la commune de Bandalungwa, au siège même de son église.

 

Pour son nouvel  album jugé d’attaque ciblée aux pasteurs, l’homme de Dieu fixe les esprits sur l’intitulé de cette œuvre qui, pour lui, n’a rien avoir avec tout ce que les gens pouvaient penser. C’est plus tôt, la continuité de ce qu’il l’a toujours fait dans ces chansons. Corriger et instruire la communauté chrétienne.

 

 

Pourquoi avez-vous intitulé votre album «Pasteur patron»?

 

C’est un titre qui m’a été inspiré par Dieu. Parce que moi je chante pour Dieu et tout ce que je fais c’est lui qui me le donne. C’est un titre dans lequel on enseigne l’Eglise du fait que dans cette dernière, la tête c’est le pasteur. Bien que physiquement et spirituellement la tête c’est Dieu. Ce n’est qu’un titre.

 

Qu’est-ce que ça vous fait de voir aujourd’hui que vous avez réussi à convaincre tout une nation à travers vos œuvres? 

 

Je dis gloire à Dieu. J’ai ma récompense qui m’attend de la part du seigneur un jour. Il n’y a pas à se glorifier, parce que la gloire ne revient qu’à Dieu lui-même. S’il y a certains hommes de Dieu qui sont tombés, c’est parce qu’ils veulent aussi avoir la gloire. Personne ne peut maitriser, personne ne peut supporter d’avoir la gloire, si ce n’est que Dieu seul. C’est une leçon pour moi. Ce que je fais, c’est ce que dit la bible. Moi, je cherche surtout à apporter la correction et l’instruction aux enfants de Dieu.

 

Pourquoi vous vous attaquer trop aux pasteurs dans la plupart de vos chansons?

 

Dans toutes mes chansons, je ne parle pas que des faux pasteurs, mais aussi,  j’encourage les vrais pasteurs. Loin de moi l’idée de critiquer négativement les pasteurs parce que ce sont des hommes de Dieu qui font un travail énorme. Ils ramènent les gens vers le salut, vers le seigneur Jesus Christ. Ils sont en train de dépeupler le royaume de ce monde pour amener les âmes vers Dieu. Je suis un enfant de Dieu qui a été aussi gagné par la parole prêchée par les hommes de Dieu. Je ne peux en aucun cas manquer du respect à un serviteur de Dieu.

 

Comment qualifiez-vous tout ce que vous dites aux pasteurs à travers vos chansons ?

 

Le problème est que je ne critique pas, je ne juge pas non plus. Je reproche plutôt. Les reproches sont autorisés dans la bible. Est-ce que les  pasteurs jugent-ils lorsqu’ils prêchent leurs fidèles? Non. Ils ne font qu’enseigner. Aussi, cette même parole doit être adressée à nous qui prêchons les gens. Souvent, ce sont des faux pasteurs qui font semblant d’être irréprochables. La bible prouve que les faux serviteurs sont là, dans Matthieu 24. C’est pareil avec les billets de banque ; il y a des vrais et des faux.

 

Quel est le message clé de cet album aux hommes de Dieu ?

 

Cet album est venu pour mettre en garde les hommes de Dieu afin qu’ils sachent que les faux sont déjà dans l’Eglise. Ils ne sont pas là pour leur emboiter les pas. Ils sont venus pour les décourager, pour créer une confusion dans la bonne parole qu’ils enseignent au peuple de Dieu.

 

Vous en êtes à combien (albums) depuis le début de votre carrière et combien de titres contient-il ?

 

C’est mon 10ème album, et il contient 8 titres.

 

Qu’est-ce qu’il y a de particulier par rapport vos précédents albums?

 

La  parole de Dieu se complète. Elle est la même. Elle garde sa même mission de corriger et instruire. Tout ce que je chante, c’est pour accomplir cette mission. Dans tout ce que j’ai chanté, je n’ai fait que rapprocher les hommes du seigneur. Dans cet album, je chante plus la repentance, la conversion. Je loue plus Dieu dans mes chansons.

 

Pourquoi ne faites-vous pas de featuring avec vos collègues musiciens chrétiens que ce soit dans vos albums ou dans les leurs?

 

Ça peut arriver à l’occasion d’une croisade d’évangélisation ou d’une fête organisée par un frère. Nous pouvons chanter ensemble un cantique populaire, ou une chanson d’un autre collègue artiste. Je pourrais aussi participer à l’album d’un autre artiste s’il sortira ailleurs. Mais je pense que celui-ci aurait des problèmes pour l’interpréter. Car, il lui serait difficile de reproduire exactement la voix de Patrice, de Matou Samuel ou de L’or Mbongo, par exemple, lorsque le public le réclamera. Chacun a son appel, chacun doit mettre correctement en exercice ce qu’il a reçu de Dieu.

 

Vous est-il déjà arrivé d’être invité à chanter avec d’autres musiciens chrétiens?

 

Non. Jusque-là il n’y a pas une seule personne. Mais seulement, il y a eu une ou deux personnes qui ont sollicité chanter dans mon album. Je pense que c’est mieux si c’est pendant les concerts, mais pas dans mon album. C’est pour éviter d’être dans l’embarras si un jour le public réclamait une chanson dans laquelle j’ai collaborée avec un autre artiste et qu’il n’est pas là. C’est ce qui a fait échouer beaucoup des musiciens que je ne peux  pas citer ici. On doit être à mesure de donner les mêmes résultats dans leurs productions sur scène et défendre correctement sur scène ce que l’on fait comme travail au studio.

 

On vous traite de très rigoureux. Cela ne serait-il pas une raison qui fait que les autres musiciens chrétiens ne vous invitent pas à intervenir dans leurs albums?

 

Ce n’est pas ça. C’est plutôt le contraire. Dans la plupart des réunions qui sont organisées par nous les ainés dans la musique chrétienne, je crois que les jeunes y répondent parce qu’ils ont beaucoup de considération pour nous. Ce n’est pas par crainte. Cela c’est compte tenu de ce que le seigneur a mis en nous, et ils ont toujours souhaité notre présence. Et quand on est là. Ils n’ont jamais dit lui il est trop catégorique, je pense qu’on est ensemble.

 

Quels sont vos rapports avec les autres collègues musiciens tant chrétiens que profanes?

 

On est ensemble, on est bien. Avec les musiciens chrétiens on s’appelle souvent. On fait un effort de rester un modèle pour les jeunes frères et sœurs qui nous suivent. C’est parce qu’on n’a pas de temps d’aller leurs rendre visite. Mais eux, ils viennent quand même nous voir. Nous avons le devoir de demeurer fidèles à Dieu et de leur servir de modèle afin de bien préparer la relève. En ce qui concerne les musiciens profane, je sais que je parle bien avec tout le monde. D’ailleurs, j’ai mon frère qui fait aussi cette musique moderne. Ce sont ses collègues. Et même si je n’y avais pas de frère, j’allais toujours faire un effort d’être en parfaite harmonie avec eux. Car, la bible nous recommande d’être en paix avec tout le monde.

 

Vous dites musique moderne…

 

Je sais bien pourquoi je dis moderne. Aujourd’hui, il y a une modernisation de la musique dans le but de mettre de l’ambiance, selon eux, dans les passions de la chair, pour relaxer un peu les gens. Parfois, cette une musique qui instruit aussi. C’est bien lorsque la chanson incite les gens au civisme, à la propreté. Aussi, ce n’est pas un péché quand quelqu’un chante pour faire la publicité d’un savon, d’un biscuit, chocolat…

 

Vous êtes à la fois musicien et pasteur. Comment aménagez-vous votre temps entre ces deux casquettes.

 

Je sers toujours le même seigneur quand je chante ou quand je prêche. Je ne pense pas que le seigneur peut lui-même créer la confusion dans les différents services où il m’a placé. Même si j’ai beaucoup de tâche à remplir, le Dieu qui m’a toujours inspiré va m’aider à organiser mon temps afin que tout aille pour le mieux. Il suffit de venir à l’église pour le constater.

 

Qu’est-ce qui vous inspire…

 

La bible est la parole de Dieu, la réalité de ce que nous voyons. Ce sont les œuvres du seigneur. Tout doit m’inspirer. Que ce soit le soleil, l’homme, etc. Et, j’en tire des leçons dans lesquelles ceux qui écoutent ma musique se retrouvent et l’acceptent comme vérité. C’est cela mon travail et mon devoir.

 

Actuellement nous constatons que bon nombre des chantres chrétiens deviennent créent leurs propres église. C’est dû à quoi?

 

Il y a une réalité que les gens ignorent parfois. Nous les chanteurs, nous sommes là pour soutenir l’Eglise, parce qu’elle est épouse du Christ, le champ de Dieu. Cela, pour encourager le pasteur dans la mission que le seigneur lui a confié. D’autre part, ce n’est pas obligatoire de savoir chanter pour être prédicateur. On peut chanter faux et être un bon pasteur puissamment utilisé par Dieu. Par là, je veux dire que savoir chanter n’est pas la condition pour être pasteur. Cependant, pour être un bon chantre du seigneur, il faut d’abord savoir prêcher la parole  de Dieu. Par conséquent, ne vous étonnez pas de voir Alain Moloto, Lifoko du ciel prêcher. C’est une obligation pour nous, mais chanter n’est pas une obligation pour les pasteurs.

 

Vous n’acceptez pas de cachet. Comment vous y prenez-vous pour faire vivre votre orchestre?

 

Le cachet est un mot qui ne cadre pas très bien avec la bible. Mais, je peux accepter un don. Je dis oui lorsqu’un frère me dit : « je vous ai gardé telle somme… qui pourra vous aider à acheter des instruments ou de tenues pour les musiciens…». Cachet dans le sens de vendre, je dis non parce que je n’ai rien à vendre.

 

Avez-vous travaillé avec combien de producteurs depuis que vous avez commencé votre carrière?

 

Je n’ai pas de producteurs, seulement des distributeurs.

 

Qui vous paie les studios ?

 

C’est Dieu lui-même. J’économise à partir de ce que les gens de bonne foi me donnent, parce que je dois aller au studio. Donc, je vais au studio grâce aux contributions des gens que Dieu m’envoit.

 

Votre femme avait-elle un talent inné  à chanter ou l’avez-vous fait chanteuse vous-même?

 

Dieu m’a donné une femme qui est tout de suite entrée dans ma vision. Elle n’a pas d’abord fouillé mes poches et ma valise. Elle et moi regardons toujours dans la même direction. Elle ne m’empêche jamais à accomplir ma tache de chantre de Dieu. C’est comme cela que je lui demande de fois de faire certaine interventions dans des chansons. C’est un peu comme dit Josué: « Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel».

 

Quand et dans quel groupe avez-vous commencé la musique?

 

La bible m’apprend qu’il ne faut pas oublier le faible commencement. Je suis né d’une famille chrétienne. Quand on était encore enfant, mon père prêchait aussi la parole de Dieu. Il nous amenait à l’église. C’est à partir de ce moment là que j’ai eu le goût de suivre la voie du seigneur. On accompagnait papa quand il entonnait les cantiques. C’est là que j’ai commencé à chanter. A un moment, j’ai eu à créer des chorales, puis des griots. Certains personnes qui peuvent dire que Patrice a commencé à chanter à tel âge, c’est parce qu’il m’on vu à Kinshasa. Mais moi, je suis né dans le Bandundu. C’est difficile de dire exactement en quelle année j’ai débuté.

 

Un mot à vos confrères serviteurs de Dieu.

 

Je dis d’abord courage à tout enfant de Dieu. Faites un effort d’associer Dieu dans tout ce que vous faite. Que vous soyez cireur des chaussures, vendeur de papiers mouchoirs,… priez avant de faire votre travail. Il y a un cantique dans ce nouvel album intitulé «Yika Mpiko ». Donc nous devons persévérer, car avec Dieu nous vaincrons.

 

PATHY MAWETE MABUISA

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