La 10ème édition du FESTAMU aura bel et bien lieu à Kisangani en août prochain
C’est dans la ville de Kisangani, chef lieu de la province Orientale que se tiendra la 10ème édition du Festival de théâtre et d’animation en milieu universitaire, FESTAMU en sigle.
Pendant huit jours, soit du 17 au 24 août 2012, une vingtaine de troupes universitaires venues de différentes provinces de la rd-Congo seront en compétition, nous a confié Jules Molasso, coordonateur et directeur artistique du Festival. Il a également indiqué que les confirmations des provinces quant à la participation des troupes ne cessent de couler.
Malgré le nombre des troupes prévues par les organisateurs, plusieurs établissements d’enseignement supérieur disséminés à travers le pays tiennent toujours à participer à cette grande rencontre culturelle qui valorise les talents des étudiants congolais, surtout en art dramatique. Cela prouve à suffisance que le FESTAMU a sa raison d’être.
Après 10 éditions, ce festival a servi de la pépinière aux troupes professionnelles, car il initie les jeunes étudiants congolais au gout de l’art. Ce qui justifie l’implication des autorités politiques du pays à l’organisation de ce grand rendez-vous. Jules Molasso nous révélé que l’ambassadeur RD-congolais, en Corée du Sud, Christophe Ngwey procédera, comme d’habitude, à la remise du grand prix baptisé « Masque d’or ».
Le thème retenu est «Triomphe de la démocratie et consolidation de la démocratie de la paix en RD-Congo». Et ce, en rapport avec l’initiation à la nouvelle citoyenneté, prônée par l’actuel gouvernement, a avancé le coordonateur et directeur artistique du FESTAMU.
Cette dixième édition est organisé sous le haut patronage du premier ministre Augustin Matata Ponyo. A en croire Jules Molasso, cette édition a toutes les chances de réussir parce qu’elle rencontre un gouvernement responsable. Jules Molasso reste toujours très confiant à l’engagement du premier ministre congolais. Il estime que le train est en marche et en grande vitesse.
Néanmoins, il sollicite l’implication des ministères concernés, notamment, celui du de la jeunesse, sport, culture et arts, ainsi que de l’enseignement supérieur. « L’implication de ces ministères s’avère très indispensable parce qu’il s’agit là de leur secteur», a-t-il souhaité.
La situation sécuritaire qui persiste encore à l’Est de la rd-Congo ne peut, en aucun cas, entraver l’organisation du FESTAMU. Jules molasso se dit très confiant sur la tenue Festival de théâtre et d’animation en milieu universitaire du théâtre. Pour cet enseignant de l’Institut national des arts, les groupes qui effectueront le déplacement de Kisangani profiteront de leurs séjours à Boyoma pour sensibiliser et éduquer la masse, mais surtout redonner de l’espoir non seulement à la jeunesse universitaire, mais aussi à toute la population sur leur avenir et devenir.
Plusieurs sites sont retenus pour abriter ce festival, notamment l’amphithéâtre de l’Université de Kisangani, où se dérouleront tous les spectacles en compétition. En plus de cette salle, les organisateurs tiennent également à exploiter toutes les autres salles qui ont été soient spoliées soient abandonnées, ainsi que quelques espaces publics en vue de satisfaire toute les couches de la population de Kisangani. Parmi ceux lieux l’on peut citer les salles du lycée Anuarite de Saint Gabriel, Christ-Roi, Saint Joseph, la paroisse de la Tshopo, collège Ma Hélé de la commune Makisso, de l’Hôtel Kisangani et autres.
L’occasion faisant le larron, la 10ème édition du FESTAMU marquera également la relance du FESTU-Festival du théâtre universitaire -, une initiative lancée, il y a longtemps, par de l’Institut national des arts. Aujourd’hui, ce festival n’est plus organisé, alors qu’il est le géniteur du FESTAMU, a-t-on appris d’un corps enseignant de l’INA.
Par ailleurs, le FESTAMU se déroulera sur base d’un calendrier harmonisé par les organisateurs. Ils ont pris en compte le calendrier académique qui est très important sur le déroulement du festival, afin d’éviter d’éventuelles perturbations au sein des troupes théâtrales qui y presteront.
PATRICK NZAZI
