A Kinshasa, Nathalie Makoma peine à captiver les esprits

S’il est vrai que Pierre qui roule n’amasse pas mousse, il est aussi vrai que le changement de registre ne produit toujours le résultat souhaité. Nathalie Makoma semble être rattrapée par cette triste réaliste qui, pour certains, est fatale. Depuis la défection du groupe musical familial « Makoma », la chanteuse Hollando-congolaise Nathalie Makoma semble être perdue dans la nature sinon dans le vieux continent.

 

Pourtant au début des années 2000, Nathalie Makoma a fait la pluie et le plus beau temps du groupe Makoma en faisant le lead dans presque tous les morceaux. Sa voix, devenue habituelle aux Kinois, peine aujourd’hui à marquer les esprits à Kinshasa. D’aucuns ont cru en sa résurrection après sa collaboration avec Papa Wemba dans le titre « 6 millions ya ba soucis », extrait de l’album Notre père.

 

Selon les témoignages de certaines personnes vivant en Europe, particulièrement en Hollande où l’artiste a installé son QG, la musique de Nathalie Makoma se comporte normalement bien. Cependant, l’artiste est complètement absente à Kinshasa et à travers toute la République Démocratique du Congo où elle a connu ses premières heures de gloire. Pendant ce temps, des artistes comme Me Gims, Youssoupha, Naza, Keblack, Dadju… enflamment Kin alors qu’ils ont commencé leur musique loin de la Rd-Congo… dans le même continent que Nathalie Makoma.

 

Depuis le lancement de sa carrière solo en 2009, les morceaux  de Nathalie passent inaperçus dans son Kinshasa natal alors qu’à son actif, elle compte déjà bon nombre de singles, notamment « I Won’t Forget »  en 2009, « I Just Wanna Dance » en 2010, « Papa G » en 2015, « Omukulu » en 2016, « Eyi mabe » en feat avec Awilo Longomba en 2017  et « Dis-moi simplement » en feat avec Teko Young City en 2017 toujours.

 

L’impopularité de Nathalie Makoma contraste avec ses atouts naturels,  entre autres belle voix, belle taille, coiffure lookée, poitrine bombée, censés, selon une certaine opinion, lui offrir plus de visibilités et de fans à travers la planète. Même Awilo Longomba, cet énergétique musicien rd-congolais, basé en Côte d’Ivoire et réputé pour des featurings à succès,  n’a pas su offrir à Nathalie Makoma de l’aura à Kinshasa, considérée par d’aucuns comme la capitale de la musique africaine. Pourtant, le même Awilo s’est récemment  illustré dans des collaborations très fructueuses avec les P-Square dans « Enemy solo », Yemi Alade dans « Rihanna », Tiwa Savage dans « Esopi yo » et avec Werrason dans « Kizengi ».

 

Pourquoi « Eyi mabe » n’a pas accroché? Difficile de répondre avec exactitude à une question aussi pendante que celle-là tant certaines voix se lèvent déjà pour suggérer à Nathalie Makoma de faire un come-back dans la musique chrétienne où elle a laissé des traces indélébiles en compagnie de ses frères et sœurs.

 

Le célèbre Groupe Makoma. Ph.Dr.Tiers

 

Dans sa conquête des fans à Kinshasa, Nathalie Makoma a successivement été désignée membre du jury de Vodacom Best Of the Best en 2015 et Best Of the Best All Star en 2017. En dépit de ses prestations lors de ce concours musical, Makoma n’a pas su emballer le public Kinois.

CINARDO KIVUILA

 

 

 

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