Alain & Bouro Mpela en voie de disparition

Depuis plus d’une année, les frères Mpela ne font plus parler d’eux dans la sphère musicale rd-congolaise et africaine. Doués, voire surdoués. Alain et Bouro Mpela sont doublés des talents de chanteur et de danseur, et captivent plus d’une personne lorsqu’ils prestent. Cependant, ils n’arrivent pas à faire face à la concurrence qui a pris une autre allure depuis plus d’une décennie.

D’aucuns pensent que ce dégringolade a vu les jours juste après la sortie de leur album conjoint baptisé « Mortel combat » en 2006. Et pourtant, ce CD de très haute facture avait connu les touches artistiques du talentueux Alain Makaba, et était bien accueilli par les amoureux de la bonne musique, principalement les fanatiques et mélomanes du clan Wenge où est issu Alain Mpela et ceux du Quartier Latin où Géco Bouro Mpela a oeuvré.

 

Les rd-congolais et autres peuples du monde qui connaissent ces Mpela, pensaient et souhaitaient que cette œuvre propulserait ces deux artistes et faire d’eux, les nouveaux leaders de la musique africaine. Dommage. Cela n’a pas été le cas.

 

Depuis le 19 avril 2006, date de sa sortie officielle, jusqu’à ce jour, plusieurs questions se posent dans les milieux du show biz rd-congolais et  demeurent sans réponses. Onze ans déjà ! Les Mpela sont sans repères, sans coaching, sans encadrements, sans … Ils errent encore entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique, à la recherche du …

 

Après un bref séjour au Quartier Latin dans l’album « 13ème Apôtre » et une minutieuse observation du marché très concurrentiel africain, Géco Bouro Mpela avait largué le single « Quingain ngain » en 2016 avec des sonorités folkloriques et afro-pop, et le soutien du célèbre réalisateur vidéo rd-congolais Yan Mambo. Cette chanson avait plu ces fanatiques et autres personnes, mais n’avait pas été placée et commercialisée dans les plateformes digitales de vente de musique. Elle était promotionnelle pour baliser la route à l’album « Bokoko ». Depuis, « Quingain ngain » est classée dans les tiroirs et « Bokoko » reste sans nouvelles.

 

De son côté, Alain Mpela a choisi le silence. Après multi échecs d’embrasser la politique active dans sa RDC natale, il a préféré s’installer à Bruxelles et annoncer la sortie de son nouvel opus « Flèche empoisonnée » pour 2016. Jusque-là, rien n’est signalé.

 

« Dans le monde musical actuel, les calculs changent jours après jours. Ceux qui ne savent pas s’adapter aux réalités technologiques, communicationnelles et autres, disparaissent d’eux-mêmes. Les choses ne sont pas aussi compliquées. La règle actuelle est juste le conformisme. Que les chevronnés Mpela revoient leurs entourages et adaptent leurs compositions aux styles musicaux du moment, et signent également des featurings avec les musiciens qui ont un très bon positionnement  », a déclaré Pathy Mawete –journaliste rd-congolais.

 

Les Mpela sont appelés à se ressaisir pour se trouver une nouvelle place qu’ils dans l’arène musicale rd-congolaise et africaine.

DANY KABANGA

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