Bob Elvis lance « Dégage » pour interpeller les politiques …

Bob Elvis est un rappeur rd-congolais dont la passion pour le Congo, son pays natal, a conduit à l’enregistrement du morceau « Dégage » afin d’interpeller la classe politique rd-congolaise. Cette chanson, qui n’est pas à commercialiser, intervient au moment où la Rd-Congo traverse une zone de turbulence en politique. A Eventsrdc.com, Bob Elvis parle de ce morceau et annonce la sortie prochaine de son deuxième album. Vous venez de lancer un nouveau single dont l’intitulé est « Dégage ».

 

Quel est le message clé de cette œuvre ? 

Le message est simple : la jeunesse, la population en a marre de la théâtralisation dans laquelle l’élite congolaise excelle. Entre accord et dialogue, depuis le 1+4, le résultat final est en défaveur de la population et surtout de la jeunesse.

 

Pourquoi un tel titre en ce moment où votre pays, la Rd-Congo, traverse une zone de turbulence en politique ?

C’est justement pour rappeler à la classe politique que ma génération est peut-être « swagg  », « fashion », « novelas », « famille Kardashian »,  mais elle n’est pas dupe, inconsciente, naïve, incompétente, moins encore médiocre. On connait la constitution et on veillera à son respect !

 

À quand la sortie du clip ?

On verra bien ! -Rires.

 

Votre nouvelle chanson sera-t-elle commercialisée ?

Non. La chanson est gratuite. Je pense que c’est mon devoir de citoyen. Je l’ai fait pour ma nation. Je n’ai pas besoin que ce titre soit commercialisé. Quiconque le fera doit être dénoncé.

Le 1er concert  » Dégage  » de Bob Elvis à l’Institut Français de Kinshasa – Halle de la Gombe. Ph.Dr.Tiers

 

À ce jour, combien de chansons avez-vous à votre actif ?

J’ai sorti mon 1er album « J’amène la clé » en décembre 2015. Cet album contient 10 titres et a remporté le prix de « Meilleur album rap congolais » en 2015 au Rap 2 Kin Awards. L’un des morceaux de cet album, « 8 millions de morts », a fait l’objet d’un mémoire à l’IFASIC -école  de journalisme à Kinshasa, NDLR- en septembre 2015. Une première pour un rappeur congolais. « J’amène la clé » n’a pas été un album grand public. Il a plutôt été underground, destiné à un type de public quand bien même grâce à cet album, j’ai pu faire des festivals comme « Sichuan 2016 » à New Delhi en Inde et « Pop Kultur » à Berlin en Allemagne.

 

Il y a quelques mois, j’ai sorti le single « Esui Yo Wapi » pour annoncer mon 2ème album intitulé « Futur Millionnaire ». C’est cet album qui sera grand public.

 

En quelques phrases, parlez-nous de votre parcours musical ? 

Je suis né le 06 juin à Kisangani où j’ai débuté avec le rap en 1999. Je suis arrivé à Kinshasa en 2002 grâce au CICR  -Croix rouge, NDLR-  suite à des multiples guerres dans ma ville natale. Notamment, la guerre de 6 entre l’armée rwandaise et ougandaise. A Kinshasa, je vis avec le statut de déplacé de guerre -Rires.

 

Quel message lancez-vous à la jeunesse rd-congolaise, singulièrement à celle qui exerce la politique ?

A la jeunesse en général, mon message est : « demeurez vigilante ». A celle qui évolue en politique, je dis : « évitez d’être des moutons ou des porteurs des sacs de vos leaders. A un moment, vous devez vous  assumer et tout faire pour que la population se reconnaisse en vous. Évitez de faire de la politique pour chercher à de positionnement ou pour  avoir des privilèges sociaux. L’histoire vous jugera aussi un jour.

 

Un message. 

Mon dernier message par rapport à cette interview est que l’album « Futur millionnaire » arrive cette année. Que le public reste branché sur les réseaux sociaux. Tous mes comptes s’appellent Bob Elvis Officiel.

CINARDO KIVUILA

 

 

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