EXCLUS : Abdoul Kaba: « J’ai toujours aimé Kinshasa »

Natif de Pointe-Noire au Congo Brazza, Abdoul Kaba s’est révélé au public Kinois en animant les éditions régulières et spéciales du show télévisé « Best Of the Best ». Vendredi dernier à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, l’édition spéciale de BOB All Star a connu son épilogue et Kaba, comme il sait le faire, a mis le feu au temple artistique Kinois. Quelques jours après cette finale, qui a vu Gaz Mawete l’emporter, Abdoul Kaba a déclaré, par le canal d’Eventsrdc.com, tout son amour pour la ville de Kinshasa. « J’ai toujours aimé Kinshasa. Je suis fan de Kinshasa. J’aime Kinshasa, car la ville est en avance par rapport à toutes les autres villes de l’Afrique Centrale », a dit urbi et orbi, Kaba.

Perfectionniste,  ce fanatique de Kinshasa se considère comme débutant dans l’animation des événements et travaille d’arrache-pied  pour  s’affirmer à l’international. Son ambition: « être très présent en Afrique francophone et avoir un pied en Afrique anglophone ». L’occasion faisant le larron, Kaba a profité de la tribune lui offerte par le média leader des interviews et des événements pour livrer ses impressions sur BOB All Star. Lisez.

 

Vous avez été le présentateur du show « Best Of the Best All Star » qui a rendu son verdict le vendredi passé. Quelles sont vos impressions au sujet de ce tournoi musical ?

C’était un très bon moment de prestation pour moi. C’était un très bon moment en tant que congolais parce que c’est le talent congolais qui est mis en avant. Mais également un très bon moment en tant que jeune. Il n’y a pas eu un grand écart d’âge avec les artistes sélectionnés pour ce challenge. En gros, l’ambiance était au rendez-vous par rapport à l’accueil de cet événement par les Kinois et par l’Académie des Beaux-Arts.

Abdoul Kaba sur la scène de BOB All Star. Ph.Dr.Tiers

Comment évaluez-vous les prestations des 12 candidats de ce show télévisé ? 

Ils étaient tous prêts dès le départ puisque l’organisation leur avait expliqué le déroulement de cette édition. Le message était très bien véhiculé et ils l’avaient bien compris. Ils savaient que ce n’était pas une édition régulière. En tant qu’artistes accomplis, ils devaient s’afficher face au public et les convaincre. Au fur et à mesure que ce show avançait, ils s’amélioraient et séduisaient davantage les votants et le jury. J’ai remarqué la grande différence entre une édition régulière de Best Of the Best et cette édition spéciale. Les candidats ont donné les meilleurs d’eux-mêmes.

 

Le producteur associé à ce show ainsi que les autres membres du jury n’ont pas tari d’éloges à votre endroit lors de la finale. Qu’avez-vous ressenti en ce moment ?

J’étais content et je les remercie. Ce qui est bizarre. Moi, j’apprécie Willy Yav qui est aussi un animateur radio-télé et scénique.

Le célèbre MC BrazzaCongolais Abdoul Kaba. Ph.Dr.Tiers

A Kinshasa comme ailleurs vous avez réussi à marquer les esprits et à laisser de bonnes impressions. Pensez-vous être arrivé au sommet de votre art ?

Je grandis et je dois grandir. Je dois améliorer ma façon de présenter. Je ne me suis jamais considéré  comme  une personne  arrivée  au sommet de sa carrière. Ce, malgré le fait que beaucoup de personnes me font des éloges et me disent que je suis déjà arrivé. Merci à vous. Je pense que je dois encore bosser comme un présentateur qui vient de débuter sa carrière. Je suis perfectionniste. A chaque fois que je finis mes prestations, je m’auto-évalue. Je me dis que j’ai beaucoup d’années devant moi et je dois encore travailler pour m’affirmer réellement à l’international.

 

Je remercie l’agence Pygma. J’ai beaucoup appris en collaborant avec elle. C’est ma maison d’apprentissage. J’aime les 100% et je travaille tous les jours ou à chaque fois que j’ai l’occasion d’animer à la radio ou à la télé. Mieux vaut viser 100 et atteindre 80. Best Of the Best All Star est un tremplin et une carte d’identité pour moi.

 

Puisque vous vous considérez comme un débutant dans cette profession. Quelles sont vos ambitions ? 

Pour l’instant, mon ambition est d’être très présent en Afrique francophone et d’avoir un pied en Afrique anglophone. Je suis là pour accueillir toutes les propositions qui me viennent de partout. J’étais même prêt à présenter Africa Life, un projet panafricain qui commence avant The Voice Afrique Francophone. Mais,  les soucis politiques et sécuritaires du Gabon ont tout stoppé. C’est qui est bon pour moi, je suis toujours contacté par les agences de communication et de production basées en Afrique et en France et qui ont des projets pour l’Afrique francophone. Je sais que le moment viendra et mes rêves seront réalisés.

 

Kinshasa vous a totalement adopté. Que dites-vous aux congolais de la RDC ? 

Je me sens et me vois kinois. Lors de mon premier voyage  dans cette grande ville, en 2007, j’avais loué à la cité. Avec le temps, j’ai résidé dans tous les coins de cette grande capitale africaine: du plus petit au plus grand hôtel. Je connais tous les quartiers de Kinshasa.

 

Pour être encore plus détaillé, c’est à Kinshasa que j’ai appris le lingala. Je suis né à Pointe-Noire où la population ne parle que le français et le Kituba. A Brazzaville où je travaille, j’étais dans un environnement francophone. Le Lingala appris à Kinshasa m’a permis de rencontrer  d’autres personnes ici en Rd-Congo, au Congo Brazza et ailleurs. Je dis merci aux Kinois qui ont renforcé mon champ linguistique. J’ai toujours aimé Kinshasa. Je suis fan de Kinshasa.

 

Vous vous estimez fan de Kinshasa. Qu’appréciez-vous dans cette ville ?

J’aime Kinshasa, car la ville est en avance par rapport à toutes les autres villes de l’Afrique Centrale. J’ai toujours dit aux responsables des agences de communication et de production qui visent à communiquer en dehors de cette ville, qu’ils ratent un grand marché. Kinshasa est vraiment en avance dans la communication, dans la production et dans le divertissement. La ville a un grand potentiel, une main d’œuvre abondante et qualifiée, mais aussi, des génies dans plusieurs domaines.

 

La RDC m’a adopté, m’a accordé la chance et le champ d’expression. Un grand merci ne suffit pas. Ce que je dois normalement donner à Kin est le meilleur de moi-même et de ne pas lui manquer de respect. C’est-à-dire être fidèle aux Kinois et à tous les rd-congolais. Si vous me posez la question de choisir ma résidence officielle, je citerai Kinshasa. Je ne veux pas faire ma carrière en France ou aux Etats-Unis d’Amérique. J’aimerai ériger ma base à Kin et voyager à travers le monde.

 

Vous avez plusieurs casquettes. Comment arrivez-vous à concilier Top TV, F Victeam, Kaba Lisolo et votre famille ? 

La famille est toujours-là pour m’assister et me conseiller. Ce qui me motive ou me permet de tout gérer sans souci est l’apprentissage. Je n’arrête pas d’apprendre partout où je suis. Je suis un vrai autodidacte. J’ai appris plusieurs choses à Pygma, F Victeam, Top Tv et ailleurs. Je continue encore. Si aujourd’hui, plusieurs grandes entreprises me font confiance, c’est parce qu’elles ont vu comment est-ce que je produisais mon émission « Ça fait mal » et comment je dirigeais mon label Kaba Lisolo.

 

Kinshasa et Brazzaville sont les deux capitales les plus rapprochées du monde. Mais, elles n’ont pas des grands projets culturels et audiovisuels à même de les rapprocher davantage. Avez-vous un projet dans ce sens ? 

Culturellement, il y a déjà un mariage entre ces deux capitales à travers la rumba. Sur le plan audiovisuel, les télés de Kinshasa sont très consommées à Brazzaville. Avec mes partenaires, nous travaillerons sur des projets culturels et audiovisuels qui rapprocheront davantage ces deux peuples qui vivent à 90% les mêmes réalités et ont plusieurs langues communes. Bientôt, nous les rendrons publics.

CINARDO KIVUILA

 

 

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