FIA signe son retour ce 11 octobre 2017

Après 6 ans d’absence, l’écurie Maloba ressuscite le festival international de l’acteur (FIA) nommée « Édition spéciale la renaissance » ou « Trans Ethnicité », du 11 au 15 octobre 2017, à l’Espace Mutombo Buitshi, CIAJ, Centre Wallonie Bruxelles, Institut Français de Kinshasa (Halle de la Gombe), Salle Mongita et l’Académie des Beaux-Arts.

Qualifié comme carrefour de la mixité et de la diversité ethno artistique, la 10ème édition du FIA entend traverser les peuples d’Afrique, du Monde, différentes tendances et disciplines artistiques à travers la création qui est sans doute le point de rapprochement irréfutable entre toutes les différences.

 

Les organisateurs définissent la « Trans ethnicité » comme ce qui traverse d’une part « le Trans », qui traverse les frontières, les communautarismes, les groupements, les coutumes et la culture, les disciplines, en dépassant le cadre exclusif des matrices ethniques et d’autre part « l’Ethnicité » tout ce qui a attrait à un même « caractère » fondé sur une langue, un territoire ou des critères spécifiques d’un genre artistique ou d’une quelconque discipline.

 

Rappelons que le Festival International de l’Acteur (FIA) a été initié à Kinshasa (R.D. Congo) en 1991, sous l’impulsion d’Honoré Galans Mutombo Buitshi, 1950-1997 -Metteur en scène, dramaturge et comédien rd-congolais. « L’acteur c’est tout celui qui œuvre, se met en action pour créer, proposer une œuvre artistique. Le but premier du festival était d’offrir aux créateurs de théâtre un espace de rencontres et d’échanges, de diffusion et de réflexions autour des métiers du théâtre et ce avec une portée internationale », a déclaré Jean Shaka.

 

En effet, le FIA a eu, au cours de ces 9 éditions précédentes, à diffuser des spectacles venus des différents coins du monde notamment de l’Europe, du Canada et bien évidemment des pays d’Afrique.  Il a su acquérir une renommée tant au niveau nationale, régionale, qu’internationale faisant de lui un festival « légendaire ».

 

Le FIA a vu sa ligne directive évoluer d’une édition à une autre, en élargissant sa programmation à la danse et à la musique. Le concept est de faire fusionner différentes formes d’expressions scéniques, de les décloisonner et de faire en sorte qu’elles se rencontrent dans un esprit d’ouverture.

 

Dès la 1ère édition, le FIA fonctionne par rapport à la création, la formation, la réflexion, l’échange et la diffusion. C’est-à-dire en mettant en réseau les professionnels et artistes. Il se réjouit de sa contribution aux carrières artistiques des centaines d’artistes et de spectacles tels que Angélique Kidjo, Pie Tshibanda, Vincent Mambachaka, Arsène Koucou, Abdon Kuamba, France Ngombok, Dieudonné Niangouna, Sony Labou Tansi, Jacques Lifchine, PhillippeBoulay, Katanga Mupey, MikanzaMubiem, Faustin Linyekula et Le Groupov.

 

Le Festival International de l’Acteur se veut être la vitrine des différents talents africains des arts du spectacle (théâtre, danse, musique, arts de la rue, …) et des arts plastiques et ce en ouvrant une large partie de sa programmation à la jeune création africaine, afin de permettre celle-ci à s’ouvrir à la scène internationale.

 

« Permettre à ses différentes disciplines de tisser des liens entre elles et de se confronter les unes aux autres afin de pouvoir aussi transversalement proposer de nouvelles formes de création. En parallèle des spectacles et des échanges, le festival apportera également un soutien à la promotion des jeunes littératures contemporaines francophones du Sud notamment par le biais de l’organisation de lectures publiques et d’un concours littéraire », a avancé Jean Shaka.

 

« Le FIA veut redonner au théâtre, aux arts de la scène en général, un lieu autre que les quatre murs, un nouveau souffle et aller dans la ville auprès d’un large public en inventant des espaces nouveaux. Enfin, au-delà de ces espaces nouveaux, le festival veillera également à sa mission d’éducation du public », a-t-il renchérit.

 

Cette édition spéciale poursuit plusieurs objectifs entre autre, la diffusion et la professionnalisation des créations africaines contemporaines artistiques (arts de la scène, musique, écritures et arts plastiques,), leur donner une large visibilité, afin de permettre aux créations (spectacles, expositions, etc..) de toucher d’autres pistes de diffusion ; l’offre à des créateurs des arts de la scène, des écritures, musique et arts plastique, un espace de rencontres, d’échanges et de réflexion collective autour de la thématique de l’édition : « Trans Ethnicité » ; et le décloisonnement des disciplines, mais aussi de l’artiste/ la création versus le public et redonner au public sa place centrale dans la création.

MIRIAM NZEKE

 

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