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RDC – Médias : Dans sa lutte pour le respect du genre, Feza Mika se démarque et nourrit des fortes ambitions

RDC – Médias : Dans sa lutte pour le respect du genre, Feza Mika se démarque et nourrit des fortes ambitions

Elle est l’une de ces rares journalistes rd-congolaises qui, au quotidien, se bat pour relever le défi du genre en République Démocratique du Congo. Elle c’est : Feza Mika. A travers son émission « Femme » sur B-one, cette journaliste au charisme hors pair, permet aux femmes d’ici et d’ailleurs de s’inspirer des œuvres de leurs semblables, pour ensuite être utiles et se distinguer à travers la planète. « Dans une société où les femmes vivent beaucoup de stéréotypes, cette émission permet de relever ces défis du respect du genre, surtout dans la société congolaise. Et qu’à travers mon émission, les femmes qui sont déjà émancipées servent de vitrine et des modèles à d’autres qui se cherchent ou se sous-estiment encore », a-t-elle expliqué.

 

Dans un échange avec la rédaction d’Eventsrdc.com, Feza Mika parle, non seulement, de sa lutte pour le positionnement de la femme, mais fait également appel à la responsabilité des autres journalistes face à ce métier noble qui avec l’avènement de l’Internet en Rd-Congo enregistre une prolifération des médias, surtout, les chaînes YouTube qui pour la plupart diffuse un contenu non tamisé ou non censuré. Entretien.

 

Journaliste chez B-one depuis 2009, parlez-nous de votre parcours professionnel ?

C’est difficile de parler d’un parcours en si peu de mots. Mais en bref, j’ai commencé à B-one, il y a exactement 10 ans et durant cette décennie, j’ai gravi tous les échelons comme il se doit. Après une formation à APIC, j’ai commencé à B-one comme stagiaire professionnelle à la radio. Et un jour, pendant que les journalistes étaient en session, il y a eu un vide qu’il fallait combler et la hiérarchie a recouru à moi pour présenter le bulletin d’informations et après, c’était le journal à la radio. Ensuite, le bulletin d’informations à la télé et après, c’était le journal à la télé. J’ai aussi fait l’administration à B-one et je continue par moment, à le faire. De là, il y a huit ans que j’ai mis en place une émission dédiée essentiellement à la femme comme invitée. C’était l’initiative du patron lui-même de notre groupe de presse, Monsieur Jean-Pierre Mutamba.

 

Avez-vous un modèle dans ce métier noble ?

C’est vrai que petite enfant, nous avions tous rêvé de devenir comme Chantal Kanyimbo. Elle inspirait beaucoup et au fur et à mesure que l’on grandissait cette inspiration ne nous a jamais lâché. Elle reste la grande icône pour beaucoup. Elle a marqué sa génération et la jeunesse féminine, singulièrement, celle qui est venue après elle, et continue à marquer les générations futures. Sur le plan international, je suivais beaucoup Claire Chazal. Donc, ce sont ces deux qui me fascinaient.

 

Quelle a été votre plus grande difficulté dans vos débuts ?

La plus grande difficulté dans mes débuts était celle de me mettre vraiment dans la peau d’une journaliste. Par moment, j’avais le doute. Je profite pour dire à plusieurs, que lorsque l’on se lance dans une profession ou une carrière, il faudrait bannir le doute et mettre plus la confiance en soi au premier plan. Ceci n’est pas à confondre avec l’orgueil. Il faut juste se dire qu’on est capable de faire convenablement et de marquer son temps.

 

C’était la plus grande difficulté au début, mais à force de faire, c’était ça le déclic. Le jour où j’ai découvert que j’étais capable de faire plusieurs choses, c’est le jour où tout est parti. Et heureusement pour moi, je m’étais retrouvé dans un environnement où les gens étaient ouverts et prêt à me transmettre ce qu’ils savaient faire.

 

Contactez la Rédaction au +243810000579

Vous êtes parmi les présentatrices vedettes du journal télévisé à B-one TV. Que ressentez-vous lorsque vous informez le monde ?

Informer est une lourde responsabilité. Parce que ce que nous disons, reste dans la mémoire collective de l’opinion publique. Être présentatrice du journal, pour moi, est une grande responsabilité et une lourde tâche. Mais en même temps, j’en suis fière parce que non seulement, j’informe, mais je crée aussi l’émulation chez les jeunes qui sont dans des écoles des sciences de l’information et de la communication. Et, tout ça revient encore sur la responsabilité.

 

Cela veut dire qu’on n’a pas droit à l’erreur. La journaliste ou présentatrice du journal télévisé que je suis, je ne dois pas s’afficher n’importe comment. Je dois surtout bien contrôler ce que je fais et bien examiner ce que je compte faire. Et aujourd’hui, il y a les réseaux sociaux qui nous contrôlent. Il suffit juste de faire une moindre erreur, c’est tout le monde qui est informé en temps réel. J’en appelle justement à la responsabilité de tous ceux qui font la même profession que moi de toujours tenir compte de ces détails.

 

La journaliste rd-congolaise Feza Mika à la présentation de la grande édition du journal télévisé à B-one TV. Ph.Dr.Tiers

 

Est-il déjà arrivé qu’un jour, devant une difficulté, que vous ayez envie de tout lâcher ?

Tout lâcher, non. Mais me décourager, oui. Il y a toujours une voix invisible et silencieuse qui me dit que ça va aller. De là où je viens, à chaque difficulté rencontrée, j’ai toujours eu un plan B pour contourner ces obstacles et passer à l’étape suivante. Il m’est arrivé d’avoir de coup et de grand coup d’ailleurs, mais cela ne m’a pas obligé de baisser les bras. Mais au contraire, une personne ambitieuse se mesure devant les difficultés, lorsque vous passez à l’étape suivante c’est alors que vous vous diriez être héro ou héroïne et se dire, cap vers un autre combat. Car, la vie est un cycle de combats. C’est d’ailleurs, cet assemblage d’échecs et de victoires qui font la beauté de la vie.

 

 

Présentatrice de l’émission « Femme », avez-vous des échos favorables de ce programme destiné aux femmes ?

Oui, je ne le dirai pas par rapport à moi-même, mais plutôt par rapport à cette unité de mesure qui nous permet de savoir si ce que l’on produit a de l’impact sur la société ou non. C’est vrai qu’en terme de sondage, nous avons beaucoup de difficultés en République Démocratique du Congo, mais si on devait de manière amateur se filler juste aux feedbacks que nous avions à travers des SMS ou encore par rapport aux téléspectateurs que nous rencontrions au quotidien, je dirai que « Femme » a beaucoup d’impact positif.

 

Concrètement, que visez-vous à travers ce magazine au féminin ?

Dans une société où les femmes vivent beaucoup de stéréotypes, cette émission permet de relever les défis du respect du genre dans la société rd-congolaise. Elle redonne la confiance à la femme, en lui rappelant qu’elle a des droits et qu’elle mérite sa place dans la société rd-congolaise. C’est exactement cela l’objectif de mon émission.

 

Les hommes se sont déjà frayé un chemin dans notre Congo. Les femmes, par contre, ont rencontré beaucoup de difficultés qui dépendent parfois du milieu dans lequel elles évoluent où il y a beaucoup de pesanteurs sociales. Il fallait chercher donc à donner à cette femme une vitrine, à travers, d’autres femmes s’inspirent.

 

A quand sa diffusion et sa rediffusion ?

L’émission passe tous les vendredis à 20h40’ et tous les samedis à 7h00′ sur B-one Télévision. À Kinshasa et ses environs, nous émettons en clair et nous sommes sur le bouquet Canal+ sur 341.

 

 

Le numérique simplifie les choses et facilite le relais de plusieurs informations. Ne pensez-vous pas décliner « Femme » en plusieurs supports pour atteindre votre cible ?

Oui justement. Nous avons une chaîne YouTube et une page Facebook. Jusque-là, nous avons deux supports numériques qui nous permettent à atteindre notre cible, à recueillir leurs commentaires et à échanger avec elle. Cela permet justement à mes téléspectateurs disséminés à travers le monde de revenir sur l’émission quand ils veulent. Ces deux plateformes me permettent de récolter des réactions positives et des remarques qui contribuent aux productions de prochains numéros de « Femme ».

 

Puisqu’il ne faudrait pas se frottait les mains et se dire que nous travaillons pendant huit ans, mais l’idéal pour nous serait aussi d’améliorer ce que nous avons comme produit pour l’instant en vue de satisfaire ceux et celles qui nous suivent à travers les différentes plateformes numériques et même à travers la télé. C’est pourquoi, nous sommes en train de travailler sur base des suggestions de nos différents téléspectateurs qui nous suivent afin d’améliorer notre émission et impacter sur la vie des femmes et aussi des hommes parce que nous ne pouvons pas sensibiliser la femme tout en mettant l’homme à l’écart. Voilà pourquoi il nous est arrivé de recevoir exceptionnellement les hommes genrés pour parler de la femme. C’étaient des exceptions qui ont produit des effets positifs.

 

Feza Mika. Un jour, une idée. Quelles sont vos perspectives en journalisme et dans la vie quotidienne ?

Le journalisme étant une passion pour moi, je crois que dans les jours à venir, à part, le fait d’être présentatrice d’une émission, je souhaite impacter différemment le monde. C’est-à-dire d’avoir une émission qui aura un impact direct sur la société rd-congolaise, africaine et mondiale. Par là, je souhaite m’engager dans le domaine social et du développement. C’est un projet qui va certainement se réaliser dans les prochains jours.

 

https://soundcloud.com/eventsrdcfm243

 

Un message à toutes ces femmes, singulièrement, les jeunes filles qui vous prennent comme modèle.

Je dirai à la femme rd-congolaise qu’elle a une place de choix dans notre société. C’est vrai que notre environnement ne lui permet pas forcément de s’exprimer. Elle ne doit pas non plus baisser les bras. Car, aujourd’hui, plusieurs femmes dans d’autres cieux, ont les goûts de se lancer dans des secteurs qui, autre fois, étaient exclusivement, réservés aux hommes. Ceci prouve que l’intelligence n’a pas de sexe. La femme rd-congolaise est aussi appelée à contribuer positivement au développement et au succès de notre République Démocratique du Congo. Je sais qu’elle en est capable.

 

À tous ceux qui me suivent et apprécient mon travail, je ne peux que leur dire merci pour la confiance. Ce n’est pas facile de capter l’opinion pendant autant d’année. Je leur demande de continuer à me suivre et de ne surtout pas hésiter de me faire parvenir leurs remarques et suggestions qui peuvent contribuer positivement à l’émancipation de la femme rd-congolaise partout en République Démocratique du Congo. Une fois de plus merci.

GLODY NDAYA

Redaction Eventsrdc

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