Festivités 15 ans Top Congo: F. Wazekwa implore le soutien de l’Etat pour que la musique rd-congolaise rayonne davantage

Lancées depuis le week-end dernier par une marche de santé partant de la Place Victoire à Kintambo Magasin, les activités marquant les 15 ans d’existence de la radio Top Congo FM, émettant à partir de Kinshasa, entament un autre virage. Déjà, avant la grande célébration du 14 juillet, la place est aux panels axés autour des différentes thématiques touchant plusieurs secteurs : de la politique, de l’éducation, de la santé…du sport, de la culture.

 

La série s’est ouverte, lundi 9 juillet 2018 à ShowBuzz à Gombe, par le secteur musical. « La musique congolaise va-t-elle survivre ou disparaitre dans les influences actuelles ? », les praticiens et experts en la matière ont tenté de répondre à cette question qui vaut réellement son pesant d’or quant à l’avenir de la musique congolaise.

 

Les musiciens FéliFélix Wazekwa et Jean Goubald Kalala,x Wazekwa et Jean Goubald Kalala, l’avocat Donald Sindani, ainsi que Kaki Akiewa, animateur et chroniqueur à Radio Okapi étaient en face de King Muhunga, Joëlle Zima (tous journalistes à Top Congo), ainsi que du public ayant répondu à l’appel.

 

Une réflexion enrichissante pour relever l’industrie musicale congolaise

A ce jour, d’aucuns estiment que la musique congolaise subit déjà les effets des nouvelles influences notamment d’autres pays africains. Ce qui n’est pas totalement faux. Jean Goubald Kalala explique que la monotonie serait aussi à la base de cette situation.

 

Pour lui, la RDC n’est pas seulement riche en ressources naturelles.  Elle est également grande quant à ses richesses culturelles, qui malheureusement n’est pas exploité. « Certains musiciens ne fournissent pas beaucoup d’effort pour améliorer leur travail pour proposer des œuvres de qualité au public. Ils exploitent mal nos richesses culturelles en recourant très souvent aux mêmes rythmes qui prêtent la confusion dans la distinction des artistes musiciens », a souligné Goubald.

 

Les musiciens capables de proposer mieux

Reconnaissant quelques faiblesses de certains de ses collègues, Félix Wazekwa, précise qu’il y a ceux là dans la scène musicale congolaise qui maintiennent le cap. Ils font à ce que cette discipline artistique conserve cette dimension où l’Afrique a toujours peur de la créativité et de l’originalité des musiciens congolais.

 

Le patron de Cultur’A Pays Vie déplore tout de même le manque de soutien de la part des autorités congolaises en vue de sauver la musique congolaise de ces influences et surtout permettre aux acteurs du secteur d’être plus performant.

 

Dans le même contexte, Maître Donald Sindani a émis le vœu de voir le ministère de la culture être considéré comme le ministère des Mines, de l’Économie, etc. Cet argument est fondé si l’on porte un regard vers certains pays africains, entre autres le Sénégal, la Côte d’Ivoire où la culture occupe une place de choix et génère beaucoup de recettes.

 

Pour sa part, chroniqueur culturel Kaki Akiewa estime que pour maintenir la musique rd-congolaise de sa bonne place et aussi la faire évoluer, il faudrait, à son avis, investir dans l’homme, car celui-ci est au centre de tout.

 

« La musique congolaise est tellement riche du point de vue artistique. Aussi, s’il faut également tenir compte de notre richesse culturelle, c’est merveilleux. Nos musiciens inspirent beaucoup de musiciens africains. Ce qui manque c’est le vrai investissement dans l’homme pour faire rayonner davantage la musique congolaise… », a-t-il dit.

 

Par ailleurs, les médias ont également un très grand rôle à jouer pour éviter la dégradation de la musique rd-congolaise, comme l’a fait savoir le poète Lutumba Simaro, qui suivait l’émission en copie, cela veut dire depuis sa résidence. Un appel relayé par Kaki Akiewa qui invite les chroniqueurs de musique à l’excellence et surtout à prendre au sérieux leur noble travail. La Bralima est le partenaire de ces 15 ans d’anniversaire de Top Congo FM.

PATRICK NZAZI

 

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