Le VAR en LDC, échec ou réussite ?

L’arbitrage vidéo a fait son entrée en Ligue des Champions, la saison passée, lors des phases finales de la compétition. Et cette dernière a fait beaucoup débat…

 

Attendu par de nombreux amateurs de football, l’arbitrage vidéo a fait son arrivée en Ligue des Champions la saison dernière, au stade des phases finales de la compétition (huitièmes). Très rapidement, le dispositif, déjà mis à l’étude lors de la Coupe du Monde 2018, puis en Liga, Série A ou en Ligue 1, a montré ses failles et s’est attiré de nombreuses critiques. En effet, la technologie amenée au service des arbitres est encore trop aléatoire et la vidéo n’aide pas les arbitres à décider mais les influence.

Dès les huitièmes de finale, des décisions erronées ou influencées par la vidéo ont été sifflées, à l’image de la main de Presnel Kimpembe lors du huitième de finale retour de Ligue des Champions. A deux minutes de la fin du temps réglementaire, le défenseur central parisien dévie une frappe mancunienne du bras en se retournant. La frappe, qui partait dans les airs, a été touchée aux abords de la surface de réparation et l’arbitre a désigné le moins de pénalty. Une décision synonyme de bourreau pour le PSG, qui se fait éliminer sur cette décision.

 

En quart de finale de la coupe d’Europe, c’est au tour de Manchester City de payer les frais de la mise en place de l’assistance vidéo. Alors qu’ils menaient 4-3, les Mancuniens étaient virtuellement éliminés de la compétition face à Tottenham mais un but à la 90ème+3 de Raheem Sterling fait exploser de joie l’Etihad Stadium, l’antre des Citizen. Alors que Pep Guardiola et tout le groupe britannique étaient en train de célébrer le but, l’arbitre a finalement mis la climatisation dans l’enceinte en signalant un hors-jeu de Sergio Agüero au début de l’action. Ainsi, le but a été annulé et les Spurs ont pu disputer les demi-finales de la C1. Bien vernis en quart, les Spurs ont eux aussi payé les frais du VAR lors de la finale de la Ligue des Champions face à Liverpool. En effet, l’arbitre de la rencontre a décidé de siffler un pénalty pour les Reds pour une main de Moussa Sissoko…

 

Cette saison, l’arbitrage vidéo est utilisé dès les phases de poule mais c’est toute la mise en place du système qui reste encore à perfectionner. Entre les temps d’attente entre la visualisation et les décisions, les faits à vérifier ou non à la vidéo, de nombreux facteurs sont à prendre en compte. Aujourd’hui, les clubs favoris doivent donc ajouter un nouveau degré de chance dans leur équation pour remporter la rencontre puisque, en plus d’un tirage favorable, il faut compter sur un arbitrage vidéo en sa faveur. Liverpool, le Paris Saint-Germain, le Real Madrid, la Juventus Turin ou encore Manchester City, qui font tous partis des favoris pour le titre final de la Champions League, savent donc à quoi s’en tenir pour soulever la coupe aux grandes oreilles.

FRANCEWEBAGENCY

 

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