Les médias en ligne rd-congolais en guerre contre les fake news

L’Association des médias d’information en ligne de la Rd-Congo – MILRDC – a organisé, mardi 3 juillet 2018 au Centre de ressources des médias à Kinshasa, la 1ère table ronde sur les fake news en ce moment où le pays se plonge de plus en plus au coeur du processus électoral. Le thème retenu en marge de cette table ronde est: « Fake news. Enjeux, défis et engagement des acteurs ».

 

Durant 4 heures, une cinquantaine de journalistes ont réfléchi ensemble avec les patrons du CSAC, de l’UNPC, du JED ainsi que le recteur de l’IFASIC, en vue de dégager des pistes de solution pour identifier et éviter les fake news dans les médias rd-congolais. L’absence du ministre de Communication et des médias -Lambert Mende Omalanga et du personnel de son ministère était remarquée, et pourtant, à la date du 14 juin 2018, il avait signé un arrêté où il qualifiait plusieurs informations des fake news dans la presse rd-congolaise.

De gauche à droite, Tshivis Tshivuadi (Patron de JED), Tito Ndombi (Président du CSAC), Kasonga Tshilunde (Président de l’UNPC) et Rigobert Munkeni (Recteur de l’IFASIC). Ph.Eventsrdc

 

En plein 21ème siècle, la diffusion des informations erronées a pris des proportions très inquiétantes. « Notre pays est dans un processus difficile. Nous pouvons faire en sorte que de fausses informations soient contenues seulement dans les réseaux sociaux, mais que ça ne polluent pas nos médias traditionnels et le média en ligne. Nous, en tant que régulateur, nous avons attribution de veiller à la qualité des contenus que diffuse les médias », a analysé Tito Ndombi, président du CSAC avant de lancer cet appel aux journalistes: « Recourir de plus en plus aux techniques professionnelles et déontologiques. Avant de publier une information, il faut pouvoir la vérifier et la sourcer ».

 

Au terme des travaux en commission, des recommandations ont été formulées à l’attention des journalistes et des autorités du secteur des médias afin d’éviter cette pratique qui ternie l’image de la presse congolaise.

ETIENNE KAMBALA