Lors du dernier Conseil des Ministres, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a instruit la Première ministre de mobiliser sans délai le ministre des Postes et Télécommunications, en étroite collaboration avec l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, afin de discuter des droits des travailleurs des entreprises de télécommunications, qui peuvent participer à hauteur de cinq pour cent (5 %) au capital social de leurs entreprises.
Cette directive fait écho à l’article 40 de la loi n° 20/017 du 25 novembre 2020, relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication. Cette loi a été adoptée dans le but de moderniser et d’assainir le secteur, et elle vise à promouvoir l’inclusion économique nationale, à renforcer la justice sociale, à améliorer le climat social et à favoriser un partage équitable de la valeur créée dans ce secteur stratégique.

Le Président a exprimé sa préoccupation face à la non-application de cette disposition, déjà prévue dans la législation de 2002 et reconduite par la loi actuelle. Cette situation constitue une anomalie tant juridique que sociale, entravant la jouissance d’un droit légalement reconnu par les travailleurs, maintenant ainsi des déséquilibres dans la gouvernance des entreprises du secteur et affaiblissant le dialogue social.
Les échanges prévus doivent permettre de définir, de manière concertée, les modalités pratiques, juridiques et financières nécessaires à l’opérationnalisation effective de la loi n° 20/017. Ils devront également conduire à la levée formelle du moratoire qui a retardé l’ouverture du capital social au bénéfice des travailleurs.
GLODY NDAYA