La page MPR est tournée, mais ses répercussions continuent de secouer ses anciens acteurs. Entre Zozo et le label Lotus Musique, la tension monte d’un cran, portée par des déclarations publiques et des décisions qui traduisent une rupture désormais assumée.
Depuis plusieurs semaines, Zozo occupe le terrain médiatique. Le rappeur revendique un rôle central dans l’histoire du groupe, allant jusqu’à affirmer qu’il en détenait la propriété et qu’il était à l’origine de l’ensemble des textes. Une posture qui ne passe pas du côté de Lotus Musique, structure restée aux côtés de Yuma après la séparation.

La riposte ne s’est pas fait attendre. Ce jeudi 26 mars 2026, le label a procédé à l’archivage d’une partie significative du catalogue lié à Zozo Machine sur YouTube. Les titres issus de « Sese Seko » et de l’EP « Avant l’album » ont été retirés de la visibilité, laissant en ligne un nombre restreint de morceaux comme « Makambu », « Semeki », « Malembe » et « Nini to sali te ». Un choix qui traduit une volonté de reprendre la main sur la diffusion des œuvres.
En coulisses, le ton est ferme. Joint par Eventsrdc.com, un cadre du label assume une ligne de rupture. « On préfère que ça soit comme ça […] On n’aime pas le mépris du travail des autres », confie-t-il. Le label indique, par ailleurs, réfléchir à une reconfiguration de ses plateformes numériques, sans en faire une priorité immédiate. « On parlera, mais pas pour l’instant. On préfère se concentrer sur l’artiste [Yuma, ndlr], car on n’a pas besoin des polémiques pour exister », ajoute-t-il.
Au-delà des déclarations, le différend prend désormais une dimension structurelle. Il interroge la propriété, la gestion et la mémoire d’un catalogue devenu enjeu de pouvoir. Dans ce climat tendu, l’histoire de MPR s’écrit désormais au rythme des désaccords. Une affaire à suivre.
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ETIENNE KAMBALA