Affaire de blanchiment d’argent : ce que l’on sait du dossier Gims

L’artiste rd-congolais Gims a été mis en examen le 27 mars 2026 pour « blanchiment aggravé » et « blanchiment en bande organisée » après plusieurs auditions. Cette décision judiciaire intervient dans un contexte marqué par de nouvelles révélations qui relancent l’attention autour d’un dossier à portée internationale.

L’enquête, menée notamment par l’Office national antifraude, vise une organisation criminelle présumée dirigée par un Franco-Marocain basé au Maroc. Selon Le Monde, les enquêteurs évoquent un système structuré qui aurait permis de faire transiter plus d’un milliard d’euros entre 2014 et 2025 à travers plus de 2000 sociétés. Ces flux financiers reposeraient sur des circuits complexes déployés dans plusieurs pays. Dans ce cadre, environ 8 millions d’euros auraient circulé via des entités liées aux activités artistiques de Gims.

Les investigations portent également sur des échanges de l’artiste avec son entourage professionnel. Le terme “choco”, relevé à plusieurs reprises dans ses correspondances, a attiré l’attention des autorités. Dans un message lié à un showcase à Paris rémunéré 40 000 euros, ce mot apparaît explicitement. Entendu sur ce point, Gims a indiqué qu’il s’agissait d’une référence à des paiements en espèces, précisant que cette pratique existe dans certains segments de l’industrie musicale.

À ce stade, aucun élément public ne permet d’établir un lien direct entre l’artiste et des opérations de blanchiment. L’instruction judiciaire se poursuit et pourrait évoluer en fonction des investigations en cours. La présomption d’innocence reste de mise, alors que l’artiste continue ses activités professionnelles.

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ETIENNE KAMBALA