La chanteuse rd-congolaise Rebo Tchulo saisit la justice après le vol de ses effets personnels et la diffusion d’images controversées qui fragilisent son image publique, dans une affaire désormais suivie de près par les autorités judiciaires.
La plainte a été déposée ce mardi 21 avril 2026 au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe. Selon son conseil, Jean Marie Kabengela, les biens emportés dépassent une valeur de 20.000 dollars. L’action judiciaire vise le suspect principal mais aussi toute personne impliquée dans la circulation de contenus jugés diffamatoires à l’encontre de l’artiste sur les plateformes numériques.

L’affaire prend une autre dimension avec la diffusion massive d’une vidéo enregistrée le week-end dernier à son domicile. On y voit un jeune homme soumis à des coups de fouet par des militaires, en présence de la chanteuse assise à proximité. La séquence choque et provoque une réaction immédiate dans l’opinion, où les interrogations sur les responsabilités se multiplient.
L’individu filmé est le chauffeur (Platini Sadisa) du réalisateur Jackem, présent lors d’un tournage le vendredi 17 avril 2026 et qu’il est suspecté d’avoir dérobé son sac. L’interprète de « Mbote » affirme ne jamais avoir donné d’instruction pour qu’il subisse des violences. Son avocat précise que l’intervention des militaires relèverait d’une initiative du producteur, une version destinée à dissocier l’artiste de toute implication directe.
Sur le plan institutionnel, le ministre de la Justice a ordonné l’ouverture d’une enquête confiée à l’auditeur général des FARDC afin d’éclaircir les faits. D’un autre côté, la famille de la victime a aussi porté plainte pour pour plusieurs réserves notamment diffamation, torture, extorsion ou encore séquestration. Affaire à suivre…
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MYRIAM NZEKE