YouTube : Tiakola relance le débat sur la monétisation des artistes afro-francophones

Le chanteur français d’origine rd-congolaise, Tiakola a rendu public le vendredi 12 juin 2026, la chanson « Mélo Décalé ». Ce morceau est déjà qualifié comme la tube de l’été la plus engagée.

Dans ce titre dont Tiako a rendu hommage à plusieurs figures qui ont marqué la musique afro-francophone, notamment Djobane Djo, Mokobé, Kaysha, Douk Saga, DJ Arafat et d’autres artistes de cette génération, l’artiste a également adressé un message direct aux plateformes numériques concernant la rémunération des créateurs africains, plus particulièrement YouTube.

« Maintenant que j’ai peux attirer votre attention, j’ai un message à faire passer à YouTube et à toutes les plateformes : commencez à monétiser les clips vidéos de nos artistes afro-francophones, s’il vous plaît », déclare-t-il dans un extrait de la chanson largement relayé sur les réseaux sociaux.

Cette sortie a rapidement trouvé un écho auprès de plusieurs acteurs de l’industrie musicale. Parmi eux figure le réalisateur et directeur artistique Styck, qui a publiquement soutenu la démarche de Tiakola.

« Cela fait des années que de nombreux acteurs de l’industrie musicale francophone essaient d’obtenir des réponses sur cette question, qui apparaît pour beaucoup comme une injustice et une forme de pillage », a-t-il écrit sur Instagram.

Pour Styck, le débat dépasse largement le cadre de la musique et concerne l’ensemble des créateurs de contenus africains. « Il ne s’agit pas de mendier auprès des plateformes. Il s’agit simplement de rétribuer légitimement les créateurs pour leur travail, leurs idées et leur créativité. Artistes, réalisateurs, producteurs, influenceurs, humoristes et créateurs de contenus participent chaque jour au rayonnement de la culture africaine à travers le monde », a-t-il ajouté.

Depuis la sortie de « Mélo Décalé », plusieurs personnalités de l’industrie musicale évoluant en Afrique et dans la diaspora ont salué la prise de position de Tiakola. Pour de nombreux observateurs, cette intervention pourrait contribuer à relancer les discussions autour de la rémunération des créateurs africains sur les plateformes numériques internationales.

ETIENNE KAMBALA