Kinshasa : Balobaki Check ouvre le débat sur l’intelligence artificielle, la désinformation et la liberté de la presse

Face à la montée de la désinformation alimentée par les nouvelles technologies, Balobaki Check a réuni, ce vendredi à Kinshasa, des journalistes, fact-checkeurs, chercheurs et autres professionnels des médias autour d’un déjeuner d’échanges consacré au thème : « Intelligence artificielle, désinformation et liberté de la presse en contexte de crise ».

Organisée au restaurant Cuisine Parfaite, dans la commune de la Gombe, cette rencontre a permis d’analyser les nouveaux défis que pose l’essor de l’intelligence artificielle dans un contexte où les fausses informations se multiplient, notamment en lien avec le conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Les participants ont débattu de l’impact de ces technologies sur le travail journalistique, la vérification des faits et la protection de la liberté de la presse.

Les échanges ont mis en évidence l’urgence de renforcer les compétences des professionnels des médias afin qu’ils puissent maîtriser les outils d’intelligence artificielle tout en développant des mécanismes plus performants de détection et de lutte contre la désinformation. Les intervenants ont également insisté sur la nécessité d’encadrer l’usage de ces technologies pour préserver la crédibilité de l’information et consolider la confiance du public envers les médias.

Les participants ont par ailleurs formulé plusieurs pistes de réflexion, parmi lesquelles la mise en place d’un cadre éthique pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les médias rd-congolais, l’élaboration de recommandations destinées aux pouvoirs publics et le renforcement de la résilience des rédactions face aux manipulations numériques.

Au terme des travaux, Balobaki Check a annoncé que les principales recommandations issues des échanges seront compilées dans un document de plaidoyer. Celui-ci sera soumis aux autorités et aux différentes parties prenantes afin de contribuer à la construction d’un environnement informationnel plus fiable, plus responsable et mieux adapté aux défis de l’ère de l’intelligence artificielle.

MYRIAM NZEKE