Procès Rebo : Ses relevés téléphoniques contestés, le procès renvoyé au 30 juillet

Le procès de la chanteuse rd-congolaise Rebo Tchulo, de son vrai nom Déborah Tshimpaka Mulanga, s’est poursuivi le jeudi 23 juillet 2026 devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Cette deuxième audience a été largement consacrée à l’examen des relevés téléphoniques réclamés par la partie civile.

Rebo est poursuivie pour incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline. Elle comparaît aux côtés de neuf militaires, sur les treize initialement poursuivis dans cette affaire. Quatre autres sont toujours en fuite. Les prévenus répondent notamment des accusations de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice de Platini Kasaï Sadisa.

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Le tribunal a examiné les rapports transmis par les opérateurs Airtel, Vodacom et Orange concernant les appels entrants et sortants de la chanteuse. Ces documents, sollicités à la demande de la partie civile, devaient permettre de retracer les communications de Rebo Tchulo et d’identifier les personnes avec lesquelles elle aurait échangé avant les faits.

À l’issue de leur présentation, les avocats de la partie civile ont contesté les résultats, estimant que les expertises étaient incomplètes. Selon eux, les relevés devaient couvrir la période allant du 17 avril 2026 à 22h jusqu’au 18 avril à 9 heures. Or, les documents produits ne reprennent que les appels enregistrés entre 2h et 9h le 18 avril 2026. Cela a suscité un débat.

Au-delà de ça, la partie civile a également accusé l’artiste d’avoir communiqué un faux numéro de téléphone au cours de la procédure, soutenant qu’il s’agissait en réalité de celui de son avocat, Me Jean-Marie Kabengela. Elle a aussi déploré l’absence d’identification d’un autre numéro figurant dans le dossier et a demandé qu’une nouvelle expertise soit ordonnée.

Le président du tribunal a rejeté ces critiques. Il a expliqué que les numéros contestés provenaient de l’instruction préparatoire menée par l’auditorat militaire et que les éventuelles erreurs relevaient de l’administration. Concernant le numéro non identifié, il a indiqué qu’il figurait déjà dans les pièces de l’instruction et pourrait appartenir à une personne citée par la prévenue.

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De son côté, la défense de Rebo a dénoncé les accusations formulées contre sa cliente, estimant que la partie civile s’était éloignée de l’objet initial de l’expertise, qui portait uniquement sur les relevés téléphoniques.

À l’issue des débats, le tribunal a suspendu l’audience et renvoyé l’affaire (pour énième fois) au 30 juillet 2026.

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DANNY KABANGA