Dix ans après la disparition de Papa Wemba, la Grande Halle de l’Institut français de Kinshasa a vibré, le samedi 17 octobre 2026, au rythme de « La Dernière Symphonie », un spectacle consacré à l’œuvre et à l’héritage de l’icône de la musique rd-congolaise et africaine. Entre interprétations musicales, arrangements orchestraux et retrouvailles avec plusieurs proches de l’artiste, cette soirée a réuni un public nombreux, multiraciale et enthousiaste autour de la mémoire du « Vieux Bokul ».
La rumba rd-congolaise et l’univers musical de Papa Wemba ont été à l’honneur, le samedi 17 octobre 2026, à la Grande Halle de l’Institut français de Kinshasa. Intitulé « La Dernière Symphonie », ce concert-hommage a proposé une relecture scénique du répertoire de l’illustre chanteur, dont l’empreinte demeure profondément ancrée dans le patrimoine musical de la République Démocratique du Congo et au-delà de ses frontières.

Présenté comme une réussite totale par les organisateurs et les participants, le spectacle a été porté par une formation réunissant chanteurs, musiciens et instrumentistes classiques de diverses nationalités. Cette combinaison a permis de revisiter l’univers de Papa Wemba dans une approche orchestrale, tout en mettant en lumière la richesse de son héritage artistique.
La présence de plusieurs collaborateurs et amis du chanteur disparu a également contribué à la dimension émotionnelle de cette rencontre. Nous pouvons citer Marie-Laure Yaone, Jean-Pierre Eale, Maïka Munan, Constant Omari, Michel Kabeya, Sonny Kamana, Dieudonné Yangumba, Zacharie Bababaswe, Virginie Lofembe, Yves Kambala, Paulin Mukendi, Simolo Katondi, Manda Chante, Cinardo Kivuila et Elie Sean Mulamba. Parmi les moments marquants de la soirée, la participation surprise de Reddy Amissi a constitué un temps fort, dans une atmosphère où la musique a servi de trait d’union entre les générations et les souvenirs.

Une direction artistique au service de l’héritage de Papa Wemba
Sous la direction artistique de Patrick Bebey, également au piano, le spectacle a mobilisé une équipe musicale aux compétences complémentaires. Au chant, Trypa Son, Vibration Ba Mpema et Trecy La Cayenne ont assuré les différentes interprétations, accompagnés par Ramazani à la guitare solo, Michel Bass, connu sous le nom de Mr Ngo, à la basse, Junior Kissangina à la batterie et Vincent Devilliers aux percussions.
La dimension symphonique du projet s’est notamment appuyée sur une section de cordes composée de Line Kruse au troisième violon, Lisa Murcia au violon, Anne Berry à l’alto et Julien Grattard au violoncelle.

Cette configuration instrumentale a donné au spectacle une identité particulière, en associant les sonorités des musiques populaires rd-congolaises aux textures d’un ensemble classique. Une démarche qui permet de revisiter le répertoire d’un artiste dont la carrière a largement contribué au rayonnement international de la musique rd-congolaise.
La production est assurée par Weedoo Publishing, présentée comme producteur et titulaire exclusif des droits relatifs au copyright, au nom et au spectacle. La distribution est confiée à Eco Nova.
Plusieurs chansons ont été interprétées notamment « Show me the way », « Sol Gbemani », « Kao koko korobo », « Maman », « Me Amore », « 6 millions ya ba soucis » et « Yolele ».

Papa Wemba, une empreinte qui traverse les générations
Au-delà de la performance scénique, « La Dernière Symphonie » rappelle la place singulière qu’occupe Papa Wemba dans l’histoire culturelle rd-congolaise, africaine et mondiale. Chanteur, auteur-compositeur et figure emblématique de la rumba, il a marqué plusieurs générations par sa voix, son répertoire et son influence sur les musiques africaines contemporaines.
De Zaïko Langa Langa à Viva La Musica, en passant par sa carrière internationale, l’artiste a contribué à faire voyager les sonorités rd-congolaises sur les grandes scènes du monde. Il a également incarné la SAPE comme expression culturelle et esthétique, participant ainsi au rayonnement d’un imaginaire congolais au-delà de la musique.

Sa disparition, survenue le 24 avril 2016 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, alors qu’il se produisait sur scène dans le cadre du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo – FEMUA -, avait provoqué une vive émotion dans le monde culturel africain et international.
Dix ans plus tard, les initiatives consacrées à son œuvre témoignent de la permanence de son influence et de l’intérêt de nouvelles générations pour son répertoire.

À Kinshasa, « La Dernière Symphonie » aura ainsi constitué un rendez-vous de mémoire, de transmission et de célébration musicale. En réunissant artistes, proches et admirateurs autour de son œuvre, le spectacle a rappelé que, si Papa Wemba n’est plus de ce monde, sa musique continue de vivre sur scène et dans la mémoire collective.
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