« Nous vivrons » de Céline Banza, un hymne puissant à la mémoire des victimes du Genocost

Céline Banza sonde l’empreinte du génocide en RDC qui dure depuis 30 ans dans son nouveau titre « Nous vivrons », dévoilé ce vendredi 30 octobre 2026 accompagné d’un clip poignant. La musicienne transforme son art en véritable instrument de mémoire.

La chanteuse rd-congolaise explore la terreur du chape de plomb. Guitare en bandoulière, voix mélancolique et visage baigné de peine, la chanteuse marche au milieu d’une tristesse muete et des destins fauchés dans un clip émouvant. L’alignement des croix au cœur de la solitude accentue encore la terrible condamnation de perte de milliers d’innocents.

La meilleure fibre optique en RDC. Ph.United RDC

Céline évoque la douleur d’une grande cruauté à travers des guerres atroces qui déchirent familles, femmes et enfants, des crimes contre l’humanité qui arrachent plénitude et sourire aux communautés innocentes. Sa voix devient une révolte contre l’insensible, les riffs de sa guitare une arme contre la tumeur de la violence.

La chanteuse de 29 ans endosse la cape de défenseuse des droits de l’homme, en faveur de ceux sur qui on braque une arme, de ces femmes violées, de ces enfants traumatisés. En parallèle de cet engagement, Céline Banza réveille la flamme de l’espérance pour un Congo qui a tant besoin de la paix et de la sécurité. C’est surtout un rappel à la justice face à l’indifférence cruelle d’une grande partie de notre monde.

« L’abandon et la guerre. Les viols en série. Je courrai encore pour fuir les tueries. Et quand elles ne seront plus, que dans nos souvenirs. Nous courrons encore contre les traumatismes. Réfugiés dans nos cris, dans nos terres battues, nous les enfants, nous les drames, on pleure d’entendre l’alarme. Deviendrai-je une ombre, une flamme qu’on récite ? Deviendrai-je une voix qu’on aura oublié après le Genocost. Malgré le Genocost qui court dans le passé, moi je cours encore et toujours je courrai », chante-elle.

Ce cri du cœur résonne comme un vrai engagement. Il symbolise surtout la force créative de l’art, vecteur de paix et de reconnaissance mémorielle. Un clip à voir absolument.

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