Le gouvernement provincial de Kinshasa a accordé un délai de soixante jours aux opérateurs de télécommunications pour retirer leurs câbles installés dans les caniveaux de la capitale, sous peine de sanctions. Cette mesure a été annoncée dans un communiqué du ministère provincial des Infrastructures, des Travaux publics, des Affaires foncières, de l’Urbanisme et Habitat, rendu public le mercredi 28 janvier 2026.
Selon l’information relayée dans ce document, de multiples opérateurs utilisent les caniveaux comme passages pour leurs câbles à fibres optiques et autres équipements depuis plusieurs années, en infraction avec la réglementation sur l’occupation du domaine public.

Ces agissements sont perçus comme anarchiques par les autorités et mettent en danger le fonctionnement du système d’évacuation des eaux de pluie.
Le ministère des ITP indique que cette obstruction empêche l’écoulement régulier des eaux, ce qui provoque des stagnations et des inondations dans plusieurs quartiers de Kinshasa. Le boulevard du 30 Juin, qui est le principal axe économique et administratif de la ville, est souvent mentionné comme l’un des endroits les plus affectés par ces inondations.
Après ce délai, le gouvernement provincial se réserve le droit d’intervenir pour nettoyer les caniveaux obstrués. Les travaux seront dans ce cas effectués par les services compétents et aux frais des opérateurs concernés, qui pourraient également être soumis à des sanctions administratives, civiles et pénales selon la réglementation.

Le gouvernement provincial rappelle aussi que l’occupation de l’espace public doit être précédée d’une autorisation délivrée uniquement par ses services. Tout aménagement réalisé sans accord préalable sera considéré comme illégal et n’aura aucune protection légale.
Cette action fait partie d’une politique provinciale visant à réduire les inondations, à prévenir la dégradation des infrastructures routières et à améliorer les conditions de propreté urbaine. Elle vise également à favoriser une meilleure collaboration entre les services publics et les acteurs privés dans la gestion des infrastructures.
GLODY NDAYA