L’avenue de la Nation, à Kinshasa, a rayonné le 13 février 2026 à l’occasion du lancement de la nouvelle saison culturelle du Centre Wallonie-Bruxelles. Performance, exposition et concert se sont succédés dans une ambiance chaleureuse, marquant le coup d’envoi d’une saison prometteuse.
Pour 2026, les activités du centre s’articuleront autour du thème « Racines et horizons », qui invite à porter un regard sensible sur l’environnement, la terre, le patrimoine, la mémoire et la transmission. À l’image de cette orientation, l’exposition inaugurale, dénommée Peuples et forêts, met en lumière la richesse de la biodiversité culturelle de la République Démocratique du Congo.

« Le message, c’est aussi de rappeler que nous sommes à Kinshasa, la capitale d’un pays doté d’un patrimoine naturel exceptionnel qu’il convient de connaître et de préserver. Cette exposition est un véritable chemin de découverte », a expliqué Alain Huart, photographe et auteur de l’exposition.
Le lancement a également permis de découvrir la bibliothèque rénovée du Centre Wallonie-Bruxelles, fermée pendant un an pour travaux. Selon son responsable, Richard Ali, l’un des aménagements phares est la galerie située à l’entrée, baptisée Quartier latin : un espace dédié aux discussions, à la lecture de la presse et aux moments conviviaux autour d’un café ou d’un thé pour les abonnés. La bibliothèque accueille aussi un parc informatique moderne avec wifi gratuit et un fonds enrichi dans de nombreux domaines.

« Nous avons aménagé un espace pour les adolescents, où ils peuvent visionner des documentaires et des émissions intéressantes. De nouvelles tablettes ont été mises à disposition. Nous dépassons la bibliothèque classique : c’est un lieu d’échanges, de vernissages, d’écriture, de rencontres avec des auteurs, des poètes et des slameurs. Un espace pour les enfants, dédié aux contes, et pour des visites guidées », a précisé Richard Ali.
Il a annoncé enfin la tenue de la troisième édition des salons de la littérature en langues congolaises, les 20 et 21 février 2026, qui mettra cette année l’accent sur le tshiluba.
GLODY NDAYA