RDC : Nos crushs littéraires de l’année 2025

Dans sa large palette d’émotions, la littérature rd-congolaise a tenu en haleine les lecteurs durant toute l’année 2025. À travers des styles et des récits résolument différents, chaque voyage a favorisé une transformation intérieure, un regard transcendant du nouveau monde, une responsabilité, voire un combat.

De la mémoire à l’engagement, l’écriture s’est faite chair et a habité parmi nous. Les mots n’ont pas seulement été maniés, mais ont résonné comme un souffle de renaissance, un brin de créativité et une véritable passion portée par le talent.

Découvrez nos crushs littéraires de 2025 :

1. Nation cannibale de In Kole Jean Bofane

Un récit caustique, saisissant et cocasse qui réinvente l’élan de l’ancrage historique longtemps exhumé entre la RD-Congo et Haïti. “Nation cannibale” de In Kole Jean Bofane, c’est l’écriture qui décuple le besoin du devenir collectif entre imaginaire et réalité et souligne le rapprochement de la pensée spirituelle entre les peuples de deux pays. Le roman oscille entre libération, esclavage et tourments dans un monde rigide et téméraire d’un côté, couard et frivole de l’autre.

2. Le crépuscule des absolus de Tiguy Elebe

Entre mémoire et conflits politiques, le crépuscule des absolus cogne par son souffle engagé. L’auteur est dans la quête profonde de la vérité, de justice et d’identités au cœur des débats africains contemporains.

3. L’équation avant la nuit de Blaise Ndala

L’histoire de la Seconde Guerre mondiale arpente la mémoire collective. Si elle souligne sans cesse, du point de vue de l’Afrique, la bravoure intérpide des tirailleurs sénégalais, son cours ne semble pas pour autant se détourner d’autres aspects, bien que méconnus. Parmi eux, l’uranium qui a servi de fabriquer la bombe atomique, venu du Katanga, en République Démocratique du Congo, source d’un conflit acide. Ce minerai est au cœur du 4e roman de l’écrivain d’origine rd-congolaise, Blaise Ndala, publié aux éditions JC Lattès.

4. La pièce Clipping d’Israël Nzila

Clipping qui ressemble à du solfège, est l’histoire d’une femme survivante. Il raconte les tourments d’une mère, le tournant rocambolesque de chacune de ses situations : de la perte de son enfant au passage en prison. Nzila fait de la dualité réalité et imaginaire son évidence dans cette pièce.

5. J’enverrai à Dieu tous les coupables de N’anza Tata

De la mémoire et de l’incandescence. À travers J’enverrai à Dieu tous les coupables, N’anza Tata dénonce le silence assourdissant de notre société, en évoquant les massacres d’exploitants clandestins de diamant de Katekelayi et de Luamuela perpétrés au Kasaï oriental en 1973. Un ouvrage poignant qui appelle à la responsabilité.

6. Bahari-Bora de Steve Aganze

Prix littéraire de la vocation 2025, Bahari-Bora publié aux éditions Récamier, est une ode à la dénonciation, une gifle de l’ampleur discordantes de la guerre. L’auteur se met notamment à la place des femmes victimes des violences ignobles en menant un noble plaidoyer pour un regain de paix dans l’est de la République Démocratique du Congo.

7. Falaises rouges de Mugisho Bashomba

Le combat du devoir humain contre la véhémence de notre monde en faillite est présent dans « Falaises rouges », le tout premier recueil de poèmes du journaliste et poète rd-congolais Mugisho Bashomba paru aux éditions Colline Inspirée. Malgré tout, un vent d’espérance y souffle sur un monde épris de renaissance.

CHADRACK MPERENG