Sous l’égide de Daniel Mukoko Samba Kinshasa abrite le 3e Forum économique RDC – Angola dédié au “commerce transfrontalier”

La troisième édition du Forum économique RD‑Congo – Angola s’est ouverte mardi 1er avril 2026 à Kinshasa et se tiendra jusqu’au 2 avril. La Première ministre, cheffe du gouvernement Judith Suminwa, a officiellement lancé ces assises conçues pour approfondir et consolider les liens économiques entre les deux États. La cérémonie d’inauguration a rassemblé des acteurs politiques, des représentants du monde économique, des investisseurs et des entrepreneurs venus des deux pays.

Organisée sous le thème « Intégration sous‑régionale et développement du commerce transfrontalier », cette troisième édition vise à consolider les acquis des précédentes rencontres, à dresser un bilan des progrès accomplis et à formuler des mesures opérationnelles destinées à accélérer l’intégration économique régionale et à dynamiser les échanges transfrontaliers.

Pour le vice‑premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, hôte de l’événement, ce thème revêt une portée particulière dans le contexte actuel, marqué par l’accélération de l’intégration économique en Afrique, notamment via la mise en œuvre de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf). « Les deux premières éditions de ce forum ont permis d’établir les fondations d’un dialogue économique structuré et d’identifier des axes prioritaires de coopération. La présente édition doit aller plus loin : elle doit être celle de la concrétisation », a‑t‑il déclaré.

La Première ministre Judith Suminwa a rappelé que ce forum dépasse le cadre d’une simple rencontre institutionnelle : il est l’expression d’un lien ancien et vivant entre deux peuples. « Bien avant la formation de nos États modernes et des frontières héritées de l’histoire coloniale, nos territoires appartenaient déjà à des espaces politiques, économiques et culturels communs », a‑t‑elle souligné. Et de rajouter : « La RD‑Congo et l’Angola ne sont pas seulement deux pays voisins : ils sont unis par une histoire, une culture et un destin partagés. Cette fraternité n’est pas seulement symbolique : elle est concrète, historique et durable. Aujourd’hui, elle nous engage et nous oblige à traduire cette fraternité en opportunités économiques tangibles et à bâtir une prospérité partagée. »

Selon la cheffe du gouvernement, après que les deux premières éditions ont posé les bases de cette ambition commune, cette troisième édition doit marquer un tournant et produire des résultats concrets.

Du côté angolais, le ministre d’État chargé de la coordination économique, José de Lima Massano, a insisté sur la complémentarité naturelle des économies rd‑congolaise et angolaise, qu’il considère comme un avantage compétitif à transformer en réalisations concrètes. Il a cité plusieurs domaines prioritaires : la sécurité alimentaire, la transition énergétique, le développement et le partage d’infrastructures de transport et de logistique, l’inclusion financière et numérique, ainsi que l’intégration des chaînes de valeur.

Les enjeux majeurs de cette troisième édition

Les travaux s’articuleront autour de trois axes principaux. Premièrement, la facilitation des transactions financières, condition indispensable à l’intensification des échanges commerciaux. Deuxièmement, la lutte contre la contrebande, afin d’assurer des circuits économiques plus transparents et sécurisés. Troisièmement, le développement du corridor stratégique Ilolo–Lobito et d’autres projets structurants, dont une raffinerie pétrolière commune, figurent parmi les priorités.

Ce forum joue également le rôle d’un véritable cadre d’affaires : expositions, rencontres B2B et échanges sectoriels sont conçus pour transformer les opportunités en partenariats concrets, générateurs de valeur et d’emplois. « Nos gouvernements attendent des résultats tangibles : investissements, projets industriels et accords commerciaux. Les initiatives en cours, notamment dans les secteurs de la pêche, des hydrocarbures et de l’électricité, sont porteuses d’espoir et pourraient aboutir à des signatures significatives à l’issue de ce forum », a ajouté le ministre rd‑congolais de l’Économie.

Il a invité les entrepreneurs à profiter de cette plateforme pour nouer des partenariats, explorer de nouveaux marchés et co‑construire des projets structurants susceptibles de renforcer durablement les économies des deux nations.

GLODY NDAYA