Au cours de sa 85e réunion ordinaire tenue ce vendredi 27 mars 2026, à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, le Gouvernement a été informé des retombées du premier Sommet Émirats arabes unis–Afrique dédié aux investissements dans le secteur du tourisme, organisé du 25 au 29 octobre 2025 à Dubaï.
Intervenant devant le Conseil, le ministre rd-congolais du Tourisme, Didier Mazenga, a indiqué qu’à l’issue de ces assises, un catalogue de projets touristiques africains nécessitant un financement global de 6 milliards de dollars américains a été constitué.

Sur ce volume d’investissements, la République Démocratique du Congo capte une enveloppe de 1,882 milliard USD, soit 31 % du montant total.
Le ministre a précisé que quatre projets présentés par la Rd-Congo ont particulièrement retenu l’attention des investisseurs émiratis. Il s’agit notamment de :
• Développement du circuit des aires protégées de l’Ouest, incluant le Jardin zoologique et botanique de Kinshasa, le Parc marin des Mangroves de Muanda, le Parc national de Kundelungu ainsi que la Réserve de Bombo Lumene ;
• Rénovation et le développement du village touristique de la N’sele ;
• Aménagement des circuits touristiques Muanda–Kinshasa–Kananga (axe routier) et Kinshasa–Mbandaka–Kisangani (axe fluvial) ;
• Réhabilitation et modernisation du site touristique de Kitona (Lippens).

S’agissant de la mobilisation effective des financements, Didier Mazenga a annoncé que « les modalités pratiques et la feuille de route d’accès auxdits fonds seront prochainement définies lors d’un Sommet prévu à Nairobi ».
Dans cette dynamique, le Gouvernement, à travers le ministère du Tourisme, en collaboration avec le ministère du Plan, s’active à réunir les préalables nécessaires, notamment la mise à disposition des fiches techniques des projets d’investissement.

Le ministre a, par ailleurs, plaidé pour une synergie renforcée et élargie aux ministères sectoriels concernés — Finances, Budget, Affaires foncières, Infrastructures et Travaux publics — afin de permettre à la RDC de capter efficacement ces financements et d’en maximiser les retombées pour le développement du tourisme national.