À l’occasion de ses 65 ans d’âge, Nyoka Longo peint par Eale Ikabe

Icône de Zaïko Langa Langa, Jossart Nyoka Longo l’est. Bona Vent Mukoko, journaliste chez L’Union sonapresse, média basé à Libreville, capitale du Gabon, a fait cette affirmation dans une tribune publiée vendredi 7 septembre 2018, jour anniversaire de Nyoka Longo.

 

Dans cette tribune, il a peint la personne de Nyoka Longo, la qualifiant de flamboyant, imbattable et de bourré d’énergie. « Avec un tempérament de battant le caractérisant, la farouche détermination de l’homme qui le dirige a eu raison, contre vents et marées, de presque tous les avatars qu’a connus ce groupe… C’est en somme un mélange de résignation et de tenace capacité à affronter les défis qui s’imposent à lui », a écrit Bona Vent Mukoko dans sa tribune qu’Eventsrdc.com vous propose de découvrir.

 

Jossart Nyoka Longo, 65 piges : une longévité exemplaire !

Dans une dynamique évolutive, Zaïko Langa Langa a traversé le temps : presque cinquantenaire (49 ans bien sonnés au 24 décembre 2018) et son icône, Jossart Nyoka Longo Mvula (65 balais, ce 7 septembre). Toujours là !

 

Flamboyant. Imbattable et bourré d’énergie, il a pris la fonction du roseau qui plie, sans rompre. Une constance dont on pourrait s’empresser de demander la recette. « Toujours combattu, parfois battu, mais jamais abattu », le postulat devenu pour lui tel un leitmotiv lui sied à merveille.
Avec un tempérament de battant le caractérisant, la farouche détermination de l’homme qui le dirige a eu raison, contre vents et marées, de presque tous les avatars qu’a connus ce groupe : le seul plus vieux encore en activité chez nous, voire en Afrique. C’est en somme un mélange de résignation et de tenace capacité à affronter les défis qui s’imposent à lui.

 

Victime des dissidences à répétition, parfois suicidaires comme celle qui a divisé l’orchestre en deux (les renégats de l’époque sont allés créer Zaïko Familia Dei en 1988), ressenties, à l’échelle du public de fans, comme de vrais drames, le groupe qu’il préside a su se reconstituer, envers et contre tout, pour repartir de bon pied. Pour grand nombre de la génération actuelle, ces deux-là (l’orchestre et lui) ont l’âge de leurs parents, voire grands-parents. Mais pour ceux d’avant, c’est notre époque. Voilà pourquoi nous en parlons avec toute la délectation en nous remémorant tous les plaisirs qu’ils nous ont offerts à travers les âges que nous avons traversés. De ce temps-là à nos jours encore.

 

A l’origine d’une révolution instrumentale et vocale de la rumba congolaise, Zaïko a montré une certaine rupture dans la manière de traiter le son (grâce notamment à la virtuosité de Pépé Felly, faisant une synthèse de styles et entre autres à Méridjo ayant imprimé une tout autre cadence à sa batterie). Mais aussi dans celle d’articuler le chant où trônaient outre le duo Wemba-Nyoka, Bimi Ombalé, Lengi-Lenga, Dindo Yogo, etc.

Tout bien considéré, c’est l’odyssée d’une aventure ô combien palpitante et exaltante qui s’est déroulée devant nos yeux. Tout compte fait, Zaïko est encore là ! Bien débout par la volonté de celui qui était déjà à l’origine, lorsqu’on jetait les bases de sa création sur Popokabaka N° 10, dans la parcelle familiale des Gégé Mangaya, jeune frère de Henri Mongombé. Moanda Di-Veta (communément connu sous le surnom de DV, ayant tourné le dos à la vie un certain 4 janvier 1984) qui dirigeait le comité fondateur avait décidé de dissoudre « Belguide » et de ne garder que le guitariste Pépé Felly Manuaku, rejoint par Jules Presley Papa Wemba puis Jossart Nyoka, les deux premières voix du groupe naissant. De ce temps-là à aujourd’hui, que des déserts traversés et des oasis croisées ! Que de bonheur récolté aussi ! Mais ça reste quand même une existence en dents de scie. Lui (Jossart) n’a jamais quitté ce navire qui a tant tangué tout au long de son parcours.

 

« Une année avec, une autre sans. On a appris à faire avec. Ça nous a grandis. A chacun de tirer ses propres leçons de son passage dans Zaïko. Il y a dans le lot, deux catégories de musiciens : ceux qui ont fait Zaïko et ceux que Zaïko a fabriqués », confie invariablement Jossart chaque fois que l’occasion lui est donnée pour remonter le temps. Louant le dévouement de la jeune génération à qui il dit devoir toute sa reconnaissance dans la continuité de cette œuvre. Le privilège d’une longévité exemplaire ! Tout ça, c’est pour l’histoire, pour l’actualité, la barque se trouve au Pays de l’oncle Sam pour une tournée. Ya Jossart, soki oliaki musuni ya bato, loba…

Bon anniversaire Nyoch…

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