Eto’o Tsana: artiste défenseur des droits de la femme

Outre sa casquette de chanteuse et danseuse, Eto’o Tsana s’est trouvée une nouvelle mission: défendre les droits de la femme. Sous ces désormais multiples casquettes, Eto’o a accordé une interview à bâton rompu à Eventsrdc.com à la faveur de laquelle elle a évoqué ses projets, les raisons de son dernier passage à Kinshasa en début octobre, sa reconversion, et autres sujets concernant sa carrière. Entretien.

 

Après avoir fait carrière dans la danse, vous avez décidé de vous reconvertir en musicienne – chanteuse -. Pourquoi?

 

Je suis dans la musique, la danse et le théâtre. J’ai l’art dans mon sang. J’ai débuté avec la danse africaine toute petite et à l’âge de 10 ans, je rêvais de devenir star. Ma première prestation scénique a été très appréciée et j’ai continué sur la même lancée. Par après, je me suis inscrite à New York University afin d’approfondir ma connaissance sur la danse. C’est bien de danser mais quand je serai une vieille maman, serai-je encore en mesure de pratiquer ce métier? Voilà pourquoi je me suis lancée dans d’autres carrières comme la musique et le professorat de danse dans les universités de la spécialité.

 

 

Maintenant que vous êtes musicienne, à quand la sortie de votre premier album ?

 

Pour l’instant, je fais juste des singles. Quand j’ai embrassé la musique en 2017, j’ai démarré avec «To bina», mon bébé. En dépit des complications liées à la nationalité et au changement de carrière, la chanson a été bien accueillie. La même année, j’ai lancé «Désir d’amour» dans un style rumba et latino. C’était le chao. J’avais convaincu tout le monde. Maintenant, c’est «Boye» qui bouge. Je verrai ce que je peux faire pour lancer un album. Je bénéficie du soutien de plusieurs personnes.

 

La reconversion d’Eto’o s’est aussi faite du point de vue nationalité. En tant que Rd-Congolaise, quels sont vos projets?

 

Mon cheval de bataille est de défendre les droits de la femme dans le monde culturel particulièrement et autres domaines en général. Il est impossible de changer seule la mentalité d’un groupe de gens. Je peux apporter ma pierre comme artiste et femme. Je vise porter la couronne d’ambassadrice de la musique et de la danse et transmettre la culturelle rd-congolaise ailleurs. J’ai beaucoup de projets pour la jeunesse rd-congolaise évoluant dans mes domaines: la musique et la danse.

 

Eto’o Tsana et son trophée reçu lors de la 4e édition d’African Entertainment Awards USA 2018. Ph.Dr.Tiers 

 

Récemment, vous avez été à Kinshasa. Quel a été le motif de ce voyage?

 

J’y étais pour présenter à mon public de la RD-Congo ma nouvelle chanson, intitulée «Boye». Aussi, je m’étais rendue à Kin pour participer à «Sidance», une compétition de danse organisée par Didier Mukalayi et qui met au centre la femme et la problématique du SIDA.

 

A quand le premier concert d’Eto’o à Kinshasa?

 

Cela dépend de qui veut me soutenir. Je suis débutante sur le plan musical. Je suis disponible de collaborer avec d’autres artistes pour leurs concerts. Si c’est pour la danse, je suis disponible de venir et être produite seule sur scène.

 

L’affiche de la chanson Boye. Ph.Dr.Tiers

 

Quel message adresse-vous aux artistes en herbes ?

 

Il faut avoir de l’humilité et apprendre plus. Il faut savoir se vendre et se rapprocher des gens à même de te hisser encore plus haut.

 

Un message à vos fans rd-congolais.

 

Merci infiniment à vous tous. Ce n’est pas facile d’accepter quelqu’un qui vient de l’extérieur et se dit directement Rd-Congolaise par la culture. Je vous aime. J’aime la Rd-Congo. Je suis fière de la culture rd-congolaise. Je suis également fière de dire que je suis congolaise-américaine. Continuez de me soutenir dans ma nouvelle carrière.

 

ETIENNE KAMBALA

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