Culture & Arts : E-Flora Lenga Galubadi souhaite une gestion régionale du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique Centrale

Manager d’artistes africains, E-Flora Lenga Galubadi a livré son point de vue sur la gestion du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique Centrale – CCAPC -, dirigé depuis son inauguration le 14 décembre 2024 par un comité de pilotage et de gestion entièrement rd-congolais.

S’appuyant sur l’information selon laquelle la rentrée parlementaire 2026, prévue le dimanche 15 mars prochain, se tiendra dans ce centre, cette manager rd-congolaise résidente à Abidjan est montée au créneau.

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« Le Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique Centrale ne doit pas devenir un espace politique. Nous avons déjà vu l’histoire du Palais du peuple à Kinshasa : un lieu pensé aussi pour la culture est devenu essentiellement politique », a-t-elle déclaré sur sa page Facebook E-FI E-FI.

S’agissant de la gestion quotidienne de cette infrastructure, E-Flora estime que la gouvernance devrait être élargie à l’échelle régionale. « Si ce centre appartient à l’Afrique Centrale, sa gouvernance doit être régionale », a-t-il affirmé, avant de proposer : « Créons un collège culturel des pays d’Afrique Centrale chargé de désigner et de superviser la direction ».

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Dans la foulée, il invite les acteurs culturels et les artistes rd-congolais à veiller sur cette infrastructure qui, selon lui, n’appartient pas seulement à la République Démocratique du Congo, mais à toute la sous-région d’Afrique Centrale notamment l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, São Tomé-et-Príncipe et le Tchad. « Protégeons cet espace pour les artistes, la création et la jeunesse de notre région », a insisté Flora Galubandi.

Interpellant également le bureau de l’Assemblée nationale de la RDC, la manager appelle les acteurs culturels et artistiques rd-congolais à plus de responsabilité, rappelant que ce centre est érigé à Kinshasa. Dans cette logique, elle souhaite que les présidents des deux chambres du parlement rd-congolais entreprennent des démarches administratives auprès du gouvernement rd-congolais afin de doter le pouvoir législatif d’un siège digne de ce nom avant la fin du mandat du Président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Selon elle, une telle initiative permettrait, à terme, de restituer pleinement le Palais du peuple et le Centre culturel et artistique des pays d’Afrique Centrale à leur vocation culturelle.

Toujours dans la même publication sur Facebook, Galubandi n’a pas hésité d’interpeller d’autres institutions, notamment le ministère gabonais des Affaires étrangères, le ministère rd-congolais des Affaires étrangères ainsi que celui de la Culture, Arts et Patrimoine, sans oublier diverses organisations culturelles et artistiques de la sous-région sur leur silence face à la gouvernance de ce centre. 

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Notons que cette sollicitation ou éventuelle location temporaire du CCAPC pour la rentrée parlementaire a réveillé l’opinion et suscite plusieurs interrogations autour de sa gestion : quel est le véritable statut juridique de ce centre ? Pourquoi cette appellation ? À quel pays ou à quelle entité profite réellement cette infrastructure ?

DANNY KABANGA