Des journalistes de Kinshasa ont signé, le vendredi 28 août 2026, un acte d’engagement en faveur de l’inclusion des femmes et des adolescent·e·s sourd·e·s dans leurs productions médiatiques consacrées à la santé sexuelle et reproductive – SSR -.
Ce pas important vers une meilleure prise en compte des personnes sourdes dans les contenus consacrés à la SSR a été franchi à l’issue d’un atelier de deux jours organisé à Kinshasa sur l’inclusion des femmes et des jeunes sourds dans la couverture médiatique de la santé sexuelle et reproductive.


Du journalisme inclusif à la culture sourde, en passant par la santé sexuelle et reproductive, les différents modules ont permis aux journalistes de mieux comprendre l’importance de la démarche portée par le Centre de production des programmes et supports de sensibilisation des Sourds – CPPS – et AmplifyChange.

Franche conversation entre femmes sourdes et journalistes
Les témoignages de femmes sourdes sur leur vécu, leur combat pour la prise en compte de leurs besoins et leur perception du traitement médiatique des questions liées à la santé sexuelle et reproductive ont permis aux journalistes de mieux comprendre l’importance du journalisme inclusif et le rôle qu’ils peuvent jouer pour contribuer à changer cette situation.
« Nous sommes ici pour vous dire que les femmes sourdes ne sont pas devant vous en victimes, mais plutôt pour vous rappeler que nous avons les mêmes droits que les femmes entendantes », a déclaré Lydia Lutonadio.

« Nous exclure de vos reportages sur la santé sexuelle et reproductive est une violation de notre droit à l’information. Soyez nos alliés dans le plaidoyer que mène le CPPS », a ajouté Lydia Lutonadio -experte lors de l’atelier et secrétaire générale de l’Association nationale des femmes sourdes du Congo – ANFSC -.
Cette session de formation des journalistes constitue la première étape du volet consacré à la campagne médiatique du projet « Biso pe tozali », qui vise à contribuer à l’accès des femmes et des adolescent·e·s sourd·e·s à leurs droits sexuels et reproductifs dans les zones de santé de Kinshasa.
DANNY KABANGA