B-one Music, 3 ans déjà

En seulement 3 ans, il a réussi à imposer son émission « B-One Music » dans le cercle des grands rendez-vous de l’actualité musicale au pays. Chaque dimanche à 14h10’, il captive l’attention de millions de téléspectateurs dissimilés à travers la terre. Lui, c’est Papy Mboma affectueusement désigné PM par ses proches. L’animateur star de la télévision B-One n’entend pas souffler sur les 3 bougies de son émission dans la méditation. Il célébrera cet anniversaire en octobre prochain en concertation avec tous ses sponsors. L’occasion faisant le larron, « PM » a, au cours d’une interview exclusive à Eventsrdc.com -Leader des Evénements et des Interviews- profité pour passer en revue tout son parcours d’homme des médias de la RTNC/Kikwit à B-One Télévision. Découvrez l’homme et sa pensée dans les lignes qui suivent.

Papy Mboma recevant le chanteur rd-congolais Reddy Amissi. Ph.Eventsrdc
Papy Mboma recevant le chanteur rd-congolais Reddy Amissi. Ph.Eventsrdc

Que prévoyiez-vous pour célébrer avec pompe ce 3ème  anniversaire ?

Pour moi, cet anniversaire est une façon de remercier tous nos téléspectateurs. C’est vrai que nous ne pouvons pas inviter tout le monde, c’est vrai que nous ne pouvons pas partager ce gâteau avec tout le monde. Mais, déjà en étant présent dans leurs maisons, cela veut dire qu’ils nous acceptent et ils fêtent avec nous ce moment historique.

Tout ce que je prévois, c’est de partager un petit repas avec des partenaires et un petit nombre de téléspectateurs. Pour cette année, nous comptons beaucoup plus rendre hommage à Papa Wemba. C’était le tout premier invité de l’émission « B-One Music ». Il a cru en moi. Il a accepté d’être le tout premier invité de cette émission. Aussi, c’est par rapport aux conditions dans lesquelles j’ai quitté Congo Web Télévision pour B-One, mais Papa Wemba a cru en moi. Lui rendre hommage à travers ces 3 ans, c’est la meilleure chose que je peux faire.

Quand est-ce qu’aura lieu cet hommage ?

L’événement était prévu pour ce 2 septembre 2016. Avant cette entrevue, je venais de sortir d’une grande réunion avec mes sponsors qui ont estimé qu’il serait mieux de l’organiser après la rentrée. Question de donner et de laisser le temps aux parents de la préparer dans la quiétude. Je ne vous expliquerai pas la réalité de la crise que nous traversons actuellement.

Aussi, il y a le problème relatif aux kermesses. Nous sommes sans ignorer que la plupart de nos sponsors sont beaucoup plus dans des kermesses.  En concertation avec eux, nous nous sommes décidés de le mettre au mois d’octobre. Vouloir ou pas au mois d’octobre, nous célébrerons ces 3 ans.

Où exactement ?

Jusque-là, l’endroit reste Béatrice Hôtel.

Pourriez-vous nous rappeler votre parcours professionnel ?

Waouh ! Mon parcours est tellement vaste. Si je me mettais à en parler cela prendrai des heures. Je le résume. Cela fera bientôt 16 ans que je suis dans ce métier. Cela n’a pas été facile.

J’ai débuté ce métier à la RTNC. C’était dans la présentation du journal avec le directeur Kipulu Samba. Il faudra dire la RTNC/Kikwit dans le Bandundu. J’étais encore élève. C’était après l’entrée de l’AFDL. Mon papa fût politicien (Maire de la ville de Kikwit), il appartenait donc à la mouvance.  Après l’entrée de l’AFDL, la vie a basculé. Nous sommes allés d’une vie des privilèges à une vie ordinaire. Ce changement m’a trouvé en plein cycle des humanités. Je devais terminer mes études. Juste après, il fallait trouver quelque chose à faire parce qu’on est revenu à zéro. Vous savez quand l’AFDL est entrée, il fallait tout récupérer, il fallait tout donner, il fallait fuir.

Après ces événements, j’ai dit à ma mère de m’accompagner à la RTNC pour que je fasse la télé. Elle ne voulait pas vu mon âge. Elle n’avait pas confiance en moi. Mais comme j’avais tellement insisté qu’un jour vers 7heures, elle revenait de l’église catholique où nous prions, elle m’a trouvé en train de l’attendre. Je lui ai dit que maman, tu dois m’accompagner.

En ce moment-là, mon père se trouvait à Kinshasa pour essayer de mener certaines démarches pour revenir à son poste. En allant avec ma mère en cours de route, elle ne faisait que pleurer en disant : « Papy, pourquoi tu me fais ça ? Je lui disais : « maman, allons-y. L’équipe qui est arrivée, c’est sûr qu’ils doivent nous connaître vu que papa était maire de la ville ». Et quand nous sommes arrivés, le directeur Kipulu Samba nous a reçu et a demandé à maman : pourquoi tu pleures ? Maman lui a répondu : « je ne sais quoi faire par rapport à ce que mon enfant me demande ». Et le directeur Kipulu me demande : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » et je lui ai répondu : « Je veux faire la télé ». Il me regarde et il me dit à ton âge ? Je lui dis : « Oui, je veux faire la télé ». À l’époque, Je me souviens, je n’étais pas seul. Il y avait Marius Muhunga, Djeny Kanyinda actuellement à Canal+. Ce sont des amis avec qui nous avons débuté cette aventure.

C’est le même jour que le directeur Kipulu m’a fait confiance. Il m’a dit que je pouvais passer à la rédaction et il viendra me retrouver là vers 17h. Moi, je suis arrivé à la rédaction vers 14h et nous avons commencé à travailler. Et c’est vers 16h qu’il arrivera lui aussi à la rédaction. Il prend et regarde ma dépêche. Après, il me dit « Toi, tu n’écris plus. Tu rentres à la maison pour te préparer. C’est toi qui fais le telespeaker de ce soir. C’est-à-dire c’est moi qui donnerai le programme, le temps d’antenne et autres. Tout est parti de là.

Je rentre et je dis à ma mère que je vais passer à la télé le même soir. Imaginez la joie d’une maman qui à 7heures à accompagner son fils et à 16heures apprends que ce dernier est désigné pour débuter son travail. Elle a appelé toutes ses amies en ces mots « suivez la télé ce soir. Papy doit passer à la télé ».

Bref, à la RTNC/Kikwit, je suis resté pendant une année parce qu’il fallait aussi continuer mes études, car, parce que mes parents y tenaient vraiment. Je suis venu à Kinshasa et je me suis inscrit allé à l’UPN. Je suis passé vite à Antenne A. En pourparlers cette télévision kinoise, mes parents m’ont proposé d’aller en vacances chez mon défunt oncle paternel Paulin, à Matadi. Pendant ses vacances, je débute une nouvelle aventure à la RTM -Radio Télé Matadi. C’est là que j’ai créé mon émission « Ambiance Bana ya Matadi » qui a vraiment eu du succès. Et de Matadi, il y a Ngovado, le patron de la  Radio Télé Boma qui me découvrira. Il m’avait demandé de faire un tour à Boma. Une fois arrivé là-bas, il me dira qu’il ne va pas me lâcher. Il me dit : « je vais te loger, je vais te payer, je vais m’occuper de toi. Donnes-moi juste tes conditions ». C’était vraiment le tout premier contrat de ma vie où pratiquement toutes les conditions étaient réunies. Je suis resté à Boma où j’ai bossé.

En 2002, je vais faire connaissance avec le médecin tradi-praticien Didier Mampasi. Il me contactera pour travailler avec lui comme Directeur Marketing de ses cabinets. C’est avec lui que j’ai eu à faire le tour du Congo. De là, je croisais Gabriel Shabani de Congo Web. Il m’a surpris et m’a demandé : « Qu’est-ce que je faisais ici ? » (dans ses bureaux). Je lui ai dit que: « je voulais faire  la radio ». Il me dit : « Tu animeras à 14heures ». J’ai commencé à animer dans sa radio sans qu’il soit informé. C’était une surprise pour lui. Il n’était même pas dans le bâtiment. Il était ailleurs. Pendant que j’animais, c’est tout le monde l’appelait et demandait : Qu’est-ce qui se passe chez toi ? C’est qui cet animateur ? C’est comme ça qu’il me découvrira. Donc, j’ai fait Congo Web Télévision. Nous l’avions vraiment débuté.

De Congo Web Télévision, aujourd’hui, à B-One Télévision. Et cela fait déjà 3 ans.

3 ans déjà, comment vivez-vous l’ambiance de travail à B-One ?

En tout cas, rien n’a à dire. C’est vraiment ma famille. Comme je l’ai toujours dit et ce n’est pas pour rien que je dis « Zoba na zoba basalaka buzoba moko » et « Mayelé na mayelé basalaka mayelé moko ».

Voilà, c’est cette intelligence, c’est cet esprit d’équipe que j’ai trouvé chez B-One. C’est cette famille. J’ai toujours dit que c’est ma 2ème famille. Ça c’est B-One.

Quelle autre émission présentez-vous à part « B-one Music » ?

Je présente aussi l’émission « Dis-moi amour » à B-One radio.

Et pour les prochaines années, que prévoyiez-vous de spécial pour vos téléspectateurs qui vous à travers le monde-entier ?

« L’homme propose, Dieu dispose », dit-on. Laissons le temps au temps. Dieu seul sait.

Mes projets d’avenir, c’est de faire plus que ce que nous faisons aujourd’hui. Il y a beaucoup de gens qui pensent que c’est tellement facile de faire la télé comme nous le faisons. Il y a beaucoup de gens qui pensent que c’est tellement facile de pouvoir tomber sur un invité.  Il y a beaucoup de gens qui pensent que c’est tellement facile de faire une chaîne de télé, d’être réalisateur, d’être Junior Kulele, d’être Michel Mongongo ou d’être Dacs Menayame. Les gens qui pensent que c’est tellement facile.

En réalité même les projets d’avenir, c’est ce que nous pensons et que nous pouvons réaliser si facilement, cela veut dire qu’avec Dieu nous ferons des exploits. Je pense que nous avons encore trop à faire. Je préfère encore me taire. Le monde aura à découvrir.

DEO KOKOLO

CINARDO KIVUILA

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