Avril 2016. Dans l’effervescence du FEMUA, le quartier d’Anoumabo, en périphérie d’Abidjan, vibre au rythme des musiques urbaines africaines. Parmi les têtes d’affiche, une icône : Papa Wemba, de son vrai Jules Shungu Wembadio Pene Kekumba, figure majeure de la rumba et ambassadeur incontesté de la SAPE (Société des ambiaceurs et personnes élégantes).
Invité d’honneur de la 9ᵉ édition, l’artiste rd-congolais monte sur scène dans la nuit du 23 au 24 avril 2016. Fidèle à son élégance légendaire, il apparaît devant un public conquis, prêt à communier une fois de plus avec celui que beaucoup considèrent comme un monument de la musique africaine.

Mais quelques instants après le début de sa prestation, l’impensable survient. En pleine interprétation, Papa Wemba s’effondre sur scène. L’émotion laisse rapidement place à la stupeur. Malgré l’intervention des secours, l’artiste ne se relèvera pas. Anoumabo devient, ce soir-là, le théâtre d’une tragédie qui marquera à jamais l’histoire de la musique africaine.
Dix ans après cette disparition brutale, l’héritage de Papa Wemba demeure intact, porté par des générations d’artistes et de mélomanes à travers le continent et au-delà.

À l’occasion de ce 10ᵉ anniversaire, A’Salfo, commissaire général du FEMUA, appelle à une grande mobilisation en mémoire de cette icône consacrée par l’Union africaine.

Au programme de la commémoration, ce vendredi 24 avril : messe de requiem, dépôt de gerbes de fleurs, parade des sapeurs et concerts géants. Un rendez-vous ouvert à tous, sans carte d’invitation. Seule exigence : être vêtu de blanc, symbole de paix et d’hommage à celui qui aura marqué de son empreinte indélébile l’histoire musicale du continent.
Que Viva la Musica. Que Viva Papa Wemba.