Fonds de promotion culturelle : Les gros challenges qui attendent la paire Kanam-Masela

La nomination de Barbara Kanam et Didier Masela, tous deux artistes musiciens, aux postes de Directeur général et Directeur général adjoint du Fonds de promotion culturelle – FPC-, a réjoui plusieurs opérateurs du monde culturel. Le tandem est désormais attendu pour redynamiser cette structure en quête d’un vent nouveau.

La redynamisation du Fonds de Promotion Culturelle passe inéluctablement par une politique de gestion efficace et des idées inventives. Établissement public à caractère culturel, administratif et financier créé en 2011 qui a pour mission de financer et de promouvoir les activités culturelles et artistiques nationales, le FPC n’est plus au temps de l’enflure verbale mais celui du pragmatisme.

Nommés par ordonnance présidentielle Directeur général et Directeur général adjoint du Fonds de Promotion Culturelle, Barbara Kanam et Didier Masela auront plusieurs défis majeurs à relever pour faire du FPC une institution forte répondant aux besoins des artistes et participant à l’éclosion des industries culturelles et créatives.

1. Un bon management

Le Fonds de Promotion Culturelle ne pourra s’épanouir sans un management important. En plus d’une bonne politique de gestion, le tandem Kanam-Masela devra privilégier une coordination adéquate, mais surtout une communication permanente avec les agents et cadres et leur inculquer la méthode de travail qui puisse rapporter au FPC. Le respect et l’empathie n’en restent pas moins importants. Ces derniers doivent de manière permanente bénéficier des formations et des séminaires de renforcement des capacités.

2. L’octroi des financements

Plusieurs artistes disent avoir du mal à comprendre la mission du Fonds de promotion culturelle pendant qu’il ne répond pas ou presque favorablement à leur demande de financement pour leurs projets. Le nombre résiduel qui a bénéficié de ces fonds estime que ce n’était guère conséquent.

Le défi est là pour Barbara Kanam et Didier Masela qui sont appelés à octroyer des subventions artistiques. D’où, la mobilisation des recettes demeure importante. Ce qui passe notamment par la perception des taxes.

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3. Un siège social digne de ce nom

À l’image d’un établissement public à caractère culturel qui se veut ambitieux pour l’éclosion des industries culturelles et créatives, le Fonds de Promotion Culturelle doit avoir un espace et des locaux dignes de ce nom. Un bâtiment qui sera équipé répondant aux standards internationaux.

4. La numérisation du FPC

Catalyseur de développement d’un pays, le numérique est aujourd’hui inéluctable pour une institution, et de surcroît publique. À l’ère de la révolution numérique, le Fonds de Promotion Culturelle est également appelé à s’adapter. D’où, la création d’un site web et la présence de ses pages sociales s’avèrent nécessaires. Ce qui permettra aux internautes de connaître toutes les communications du FPC.

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CHADRACK MPERENG