Liberté d’expression en RDC : Patrick Muyaya rappelle les efforts du gouvernement dans l’implémentation d’un cadre légal

Le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya ne veut ménager aucun effort pour promouvoir l’exercice de la liberté d’expression en République Démocratique du Congo.

Lors de la conférence-débat sur « la liberté d’expression en République Démocratique du Congo » organisée le mercredi 25 mai 2022 par l’Union européenne à Kinshasa, Patrick Muyaya a rappelé les efforts du gouvernement pour implémenter un cadre légal qui permet un meilleur exercice de cette liberté.

Prônant la salubrité médiatique, le ministre de la communication et médias a appelé à la consolidation des aspects éthiques et déontologiques de cet exercice de la liberté d’expression.

Vous venez de participer à la conférence sur la liberté d’expression organisée par l’Union européenne, quel est le message que vous avez passé à l’auditoire ?

Je suis venu pour marquer mon soutien à cette initiative qui vise à promouvoir l’exercice de la liberté d’expression à travers notamment la liberté de presse. J’ai eu aussi l’occasion de rappeler les efforts que nous faisons sous le leadership du Président de la République pour implémenter un nouveau cadre légal qui permet un meilleur exercice de cette liberté. Vous savez que nous avons déjà entamé au niveau du gouvernement à la suite des États généraux, le débat sur les différents éléments qui vont constituer le nouveau cadre légal sur la presse, un nouveau statut sur les journalistes et tous les restes. Il était de mon devoir de venir assister à cette conférence, partager les opinions, mais aussi écouter parce que nous sommes dans le cadre d’un travail qui est évolutif.

La liberté d’expression dans le milieu journalistique marche également avec la dépénalisation. Où en êtes-vous avec l’avant projet de loi que vous aviez déjà élaboré ? 

La question de la dépénalisation est une question que nous aborderons. Le Président de la République en parle. Mais il ne faut oublier que nous avons parlé aussi de salubrité médiatique. Parce que nous n’allons pas dépénaliser dans un contexte où le métier n’est pas exercé en toute responsabilité. Mais ceci dit c’est un engagement de conviction et pas d’obligation dans lequel nous travaillons et dans les jours qui viennent, en fonction de l’agenda, nous verrons comment cette question sera abordée.

Le 3 mai dernier, vous avez dit à l’opinion que vous allez assainir bientôt. C’est quand précisément ?

Le processus d’assainissement est en cours. Nous ne voulons pas aller dans un processus unilatéral. Nous voulons confronter les différentes parties prenantes au processus pour que nous puissions être en mesure de discuter justement sur le dossier de chaque empêtrant pour ce qui concerne la télévision, voire ceux qui sont en règle et ceux qui ne le sont pas et éventuellement décider. L’assainissement s’impose, tout le monde le sait. Nous nous donnerons les moyens de le faire, mais cela se fera de manière transparente.

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