Le troisième et dernier adversaire de la Rd-Congo dans le groupe K de la Coupe du monde 2026 sera l’Ouzbékistan. Cette rencontre est prévue le dimanche 28 juin 2026 au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, sous le coup de 00h30′ (heure de Kinshasa).
Sur le papier, cette affiche semble moins prestigieuse que celles contre le Portugal ou la Colombie. Pourtant, les Léopards auraient tort de sous-estimer cette sélection asiatique qui disputera la première Coupe du monde de son histoire, une première également pour une équipe d’Asie centrale.

Cette qualification historique est le fruit d’un travail de plusieurs années. Longtemps considéré comme un outsider en Asie, l’Ouzbékistan a progressivement franchi les étapes pour rejoindre l’élite du football continental. Les Loups blancs arrivent aux États-Unis d’Amérique avec l’ambition de prouver qu’ils ne sont pas simplement présents pour découvrir la compétition.
Lors des éliminatoires asiatiques, les Ouzbeks ont impressionné par leur organisation et leur discipline tactique. Face à des adversaires expérimentés comme l’Iran, les Émirats arabes unis ou le Qatar, ils ont montré une remarquable capacité à rester compétitifs. Leur qualification n’est donc pas le résultat du hasard, mais celui d’une progression constante.
L’équipe repose sur un collectif particulièrement bien structuré. Contrairement à certaines sélections qui dépendent fortement de quelques individualités, l’Ouzbékistan privilégie le travail d’ensemble. Chaque joueur connaît parfaitement son rôle et les transitions entre les différentes phases du jeu sont souvent exécutées avec beaucoup de rigueur.
Parmi les principaux atouts de cette sélection figure Eldor Shomurodov. Véritable leader offensif, l’attaquant ouzbek possède l’expérience du très haut niveau européen et demeure la principale menace dans les trente derniers mètres. Derrière lui, plusieurs jeunes talents issus de la nouvelle génération apportent de la fraîcheur et de l’énergie à cette équipe ambitieuse.
L’un des points forts de l’Ouzbékistan réside dans sa discipline défensive. Les Ouzbeks laissent rarement de grands espaces à leurs adversaires et savent défendre en bloc. Leur capacité à fermer l’axe du terrain complique souvent la tâche des équipes qui aiment construire leur jeu au sol.
Comparée aux grandes nations du football mondial, cette sélection dispose d’une expérience internationale relativement limitée. Plusieurs joueurs découvriront pour la première fois la pression d’une Coupe du monde. Face à une équipe capable d’imposer un rythme élevé, l’Ouzbékistan peut parfois montrer des difficultés à sortir de sa zone de confort.

La RDC n’aura pas droit à l’erreur
Les Léopards aborderont cette rencontre avec davantage d’expérience des grands rendez-vous internationaux. Entre la Coupe d’Afrique des nations, les barrages africains et les barrages intercontinentaux qui ont conduit à la qualification pour le Mondial, les hommes de Sébastien Desabre ont accumulé un vécu important.
Sur le plan athlétique, la Rd-Congo dispose également de plusieurs atouts. La vitesse de Yoane Wissa, Meschack Elia ou Simon Banza pourrait poser des problèmes à une défense ouzbèke souvent performante lorsqu’elle est installée dans son bloc, mais plus vulnérable lorsqu’elle doit gérer des transitions rapides.
L’organisation collective des Léopards pourrait également faire la différence. Pour obtenir un résultat positif, la Rd-Congo devra néanmoins éviter tout excès de confiance. Les sélections qui découvrent une Coupe du monde jouent souvent avec une motivation supplémentaire et peuvent se révéler particulièrement dangereuses. Les Ouzbeks auront à cœur de démontrer qu’ils méritent leur place parmi les meilleures nations de la planète.
Sur le papier, la Rd-Congo possède davantage d’arguments individuels et une expérience supérieure, même si elle participe également à sa première Coupe du monde depuis 1974, soit 52 ans après sa dernière apparition. Mais dans une Coupe du monde, les hiérarchies théoriques ne garantissent rien. Si les Léopards parviennent à imposer leur rythme, à exploiter leur vitesse et à faire parler leur efficacité offensive, ils auront les moyens de prendre l’avantage. Dans le cas contraire, l’Ouzbékistan pourrait bien créer la surprise et bouleverser les calculs du groupe K.
Le rendez-vous est fixé au 28 juin 2026. Une rencontre qui pourrait avoir une importance capitale dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale.
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ETIENNE KAMBALA