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samedi 28/Mai/2022

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Papy Mananga veut faire du Trophée Kongo un véritable patrimoine culturel régional

Cérémonie récompensant les prouesses de tous les Né-Kongo et toutes les personnes physiques ou morales qui se distinguent dans son domaine et dans l’espace Kongo, le Trophée Kongo prépare de mains de maître cette année 2022 sa 5ème édition à Kinshasa.

Coordonnateur de l’événement, Papy Mananga Nzinga veut faire du Trophée Kongo, un véritable patrimoine culturel régional pour promouvoir de bonnes valeurs et inspirer les générations futures. Cependant, il appelle tous les acteurs épris de bonnes initiatives à soutenir le Trophée Kongo et à s’en approprier.

Brièvement, faites-nous le condensé de quatre premières éditions du Trophée Kongo

Le Trophée Kongo a vu le jour en 2017. La première édition était expérimentale. La coordination n’a eu la possibilité d’investiguer sur 2 ou 3 territoires qui entourent le territoire de Mbanza-Ngungu où la coordination dans ses débuts, a décerné des diplômes à tous ceux qui ont excellé dans plusieurs domaines. Mais le départ était purement culturel. Nous avons consacré nos investigations beaucoup plus dans les domaines de la musique et du journalisme. Et la deuxième édition a toujours eu lieu à Mbanza-Ngungu. La coordination était tenue par moi et nous avons émancipé notre vision en intégrant d’autres secteurs qui n’avaient pas fait partie lors de la première édition et nous avons élargi notre champ en prenant en compte tous les 10 territoires de la province du Kongo Central.

Et, à la place des diplômes, nous avons conçu des statuettes en bronze massif pour exprimer la valeur au prix décerné à la personne ciblée. La troisième édition était encore plus large où Kinshasa était prise en compte. Et, en ce moment-là, nous avions beaucoup plus comme cibles les Né-Kongo et les non Né-Kongo qui avaient des intérêts économiques, spirituels et autres domaines dans la province du Kongo Central. Ça a été une réussite. C’était à Kisantu, le premier déplacement en dehors de Mbanza-Ngungu.

Après, nous devrions organiser la quatrième édition en 2020 dans la ville portuaire de Matadi, mais suite à la pandémie de covid-19 qui a dérangé la vie économique de l’humanité, nous n’avons pas pu l’organiser cette année-là. Nous sommes allés en 2021 avec des vagues à répétition qui ne nous ont pas permis à respecter aussi notre calendrier qui était le deuxième trimestre de l’année. Suite à tout ce qui s’est passé, nous avons voulu attirer l’attention des grands sponsors, parce qu’organiser de telles activités, demande beaucoup de moyens et nous avons décidé de délocaliser la quatrième édition de Matadi à Kinshasa. Et c’était le 3 décembre 2021 à Romeo Golf. L’événement a eu lieu avec succès.

À travers cette dernière édition, nous avons pu convaincre quelques sponsors. C’était un bon choix bien que c’était une décision suicidaire de déplacer une si grande activité de la province du Kongo Central à Kinshasa. C’était risqué pour nous, mais heureusement, avec les efforts managériaux que nous avons mis en place, nous avons pu organiser cette édition avec succès.

Quand se tiendra exactement la 5ème édition du Trophée Kongo ?

Nous avons organisé une conférence de presse où nous avons donné les signaux pour la tenue de la 5ème édition. C’est à la fin de ce deuxième trimestre, après avoir réuni toutes les conditions organisationnelles pour fixer le lieu et la date. C’est à la fin du mois de juin et il y aura une date qui sera pointée. D’ici deux semaines, nous allons nous prononcer dessus.

Pourriez-vous nous citer les entreprises qui ont souscrit pour accompagner cette 5ème édition ?

Nous avons d’abord la Rawbank qui s’est prononcée d’ailleurs en séance tenante lors de la 4ème édition. Nous avons la Camec Mbanza-Ngungu, So Gaz, Eventsrdc.com qui est une presse en ligne, Hôtel Dom, la radio Top Congo, Mbuela Lodge, la marque Paddle Fashion avec tous ses accompagnateurs, la fondation Ngudianza, la fondation Aimons-nous vivants et plusieurs chaînes de télévision entre autres le Journal de la Ville, la RTNC Kongo Central, Atlantis TV de Moanda et RTZ.

Une 5è édition toujours à Kinshasa. Comptez-vous y solliciter l’appui du gouvernement provincial ?

D’abord, ce sont les sponsors qui nous ont donné cette opportunité d’organiser la 4ème édition à Kinshasa. Cependant, nous avons écrit à la ville, mais toujours pas de réponse. Mais je pense qu’avec la présence de son excellence Monsieur le Ministre provincial de l’intérieur, sécurité et justice, Tenge Litho, il pèsera de tout son poids pour que cette 5ème édition connaisse la participation de Son Excellence Gentiny Ngobila. Nous souhaiterions qu’il puisse réserver une attention particulière à cette édition qui est pour la promotion des valeurs au niveau de Kinshasa.

Dans quelle ville de la RDC comptez-vous organiser la 6ème édition ?

Notre vision est de revenir au Kongo Central, y parcourir toutes les grandes villes dans le but de promouvoir les secteurs touristique, culturel de chaque ville de la province. Et avec la nouvelle vision, avec la demande de la communauté nationale qui se disait : les valeurs Kongo peuvent aussi se développer partout. C’est pourquoi je vous dis que le Trophée Kongo ne définit pas seulement le peuple Mukongo, mais le mot Kongo est un état d’esprit de l’organisation, de la probité, de l’intégrité, de la spiritualité, de la bonne gouvernance… Tout est inspiré à la civilisation du Royaume Kongo qui était déjà bien organisé avant l’arrivée de l’homme blanc.

Toutes ces valeurs peuvent être incarnées par toute personne dans le monde. Pour rappel, la 5ème édition aura toujours lieu à Kinshasa. Nous voulons asseoir la confiance de nos sponsors au niveau de la capitale. En ce moment-là, ils seront très souples de nous suivre partout où nous allons les emmener notamment au Kongo Central et ailleurs, pourquoi pas au Congo-Brazzaville et en Angola, par exemple, qui se trouvent dans l’espace Kongo. Nous voulons faire du Trophée Kongo un patrimoine culturel régional pour promouvoir des valeurs qui feront de nous des références pour la jeune génération.

En dehors de la covid-19, qu’est-ce qui vous empêche d’organiser l’événement à Matadi qui est la capitale du Kongo Central ?

Je ne peux pas vous cacher la vérité. C’est comme la Coupe du monde, si un pays veut recevoir cette compétition, il doit présenter des opportunités à l’organisateur qui est la FIFA. Pour le cas de Matadi. C’est au gouvernement provincial de ne nous présente ces opportunités. L’actuel ne nous accompagne pas, ne trouve pas en nous les indices qui puissent contribuer à l’image positive de la province.

Et si la province elle-même ne s’approprie pas de l’organisation, je pense que nous organisateurs nous ne pouvons pas venir investir sur un terrain où le propriétaire ne trouve pas l’intérêt de nous recevoir. Kinshasa nous a donnés plus d’opportunités en commençant par les partenaires et sponsors.

À Matadi, il y en aussi des sponsors qui nous acceptent aujourd’hui, mais ils sont des représentations de Kinshasa. En bref, Matadi ne décide pas. Et comme les décideurs de nos partenaires se trouvent à Kinshasa, nous avons décidé d’aller les rencontrer au niveau de la capitale qui trouvent en nous un espace de visibilité et de marketing, raison pour laquelle ils ont accepté de nous accompagner.

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Qu’entendez-vous des autorités nationales pour faire entendre votre voix au niveau de la sous-région ?

Nous sommes dans les démarches de pouvoir contacter les ministères qui correspondent avec notre projet et notre vision. Nous citons celui de la culture, arts et patrimoine ainsi que celui de la communication et médias. Son Excellence Patrick Muyaya qui est très souple, qui est jeune et sensible aux initiatives qui prônent les valeurs connaît déjà le Trophée Kongo. Car, l’année dernière, il était sur le point de nous accompagner, mais perturbé par les urgences de la République.

Les jours qui viennent, nous allons solliciter une audience auprès de lui et de sa collègue de la culture pour leur présenter notre projet. Avec leurs esprits ouverts, nous pensons bien qu’un accord sera trouvé.

Avez-vous ajouté d’autres catégories pour cette 5ème édition ou ce sont les mêmes ?

Chaque édition a sa particularité. Il y a des prix qui partent et d’autres qui entrent et vice versa. Tout dépend de l’événement, de l’atmosphère, de tout ce qui se passe et surtout, de l’actualité. Nous n’oublions pas de nous référer aussi au parcours élogieux de chaque candidat sélectionné dans les investigations que notre équipe pourra mener sur terrain. Il y a toujours une rotation. Il y a certains secteurs qui entrent et d’autres qui tombent.

Pensez-vous également aux congolais qui ont innové durant ces deux dernières années, par exemple en santé où ils ont inventé des médicaments pour combattre la covid-19 ?

Effectivement. À la 4ème édition, nous avons reconnu le travail du chercheur congolais, le feu Dr Batangu. Un prix de la recherche scientifique à titre posthume lui a été décerné grâce à l’invention du Manacovid. C’était vraiment un monsieur qui a fait la fierté de notre pays, et il y a son centre qui continue à développer et à commercialiser ce produit pour le bien de tous les patients touchés par la cette pandémie.

Pensez-vous à récompenser toutes ces personnes qui continuent à contribuer au développement de la rumba inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité en décembre 2021 ?

À la 4ème édition, nous avons reconnu un musicien oublié par la République Démocratique du Congo, mais qui a aussi évolué dans cette musique. Nous ne suivons pas seulement les célébrités du moment, mais aussi celles qui ont vécu et qui ont contribué activement pour la rumba congolaise. C’est pourquoi nous avons reconnu le Général Defao Matumona grâce à son parcours qui a vendu la rumba en dehors de la RDC pendant plus de 20 ans.

Revenu au Congo, nous avons voulu lui renvoyer l’ascenseur et de reconnaître son travail incommensurable dans notre musique. Mais cette année, nous sommes allés un peu à côté et nous voulons découvrir les mécènes qui ont accompagné cette rumba. C’est dans ce sens-là que nous enquêter et primer celui qui se distingue déjà des autres.

Sur base de quels critères constituez-vous l’équipe de vos enquêteurs ?

Les enquêteurs sont ceux que nous appelons les investigateurs. Ils ont un critérium standard pour tous les domaines. Dans tous les domaines, vous trouverez chaque critère, mais chacun de ses domaines a aussi un critérium particulier. Parce que vous ne pouvez pas juger deux secteurs différents avec un même critère, mais il y a des critères standards qui se retrouvent dans tous les domaines par exemple nous avons la créativité, la probité, le civisme et l’impact sur terrain dans un domaine particulier.

Quels critères mettez-vous en place pour composer le jury ?

Les membres du jury ne font pas partie des membres effectifs de la coordination contrairement aux investigateurs. Les membres du jury ce sont des experts que nous recrutons et leur donnons la confiance compte tenu du travail effectué sur terrain par les investigateurs. Et eux, vont départager les nominés dans chaque secteur.

Votre dernier mot

Je demanderai à tous les congolais de partout de s’approprier de cette organisation qui est le Trophée Kongo. Il ne définit pas seulement le peuple Mukongo, mais c’est un état d’esprit.

Nous voulons faire la promotion de ce Mukongo afin que son comportement soit avant-gardiste pour le changement des mentalités de toutes les communautés de la RDC, pourquoi pas des pays environnants, surtout ceux qui sont de l’espace Kongo (le Congo-Brazzaville, l’Angola et la République Démocratique du Congo).

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