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jeudi 23/Sep/2021

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Richard Lumumba croit à la relance de la Rd-C

Petit-fils du héros national rd-congolais Patrice Emery Lumumba, Responsable du Front des Nationalistes Kongolais et du Front Européen de la Révolution Africaine, Richard Lumumba réclame la réhabilitation de l’identité de son père tué de manière inhumaine. Avec l’aide de tous et particulièrement de ses ancêtres, il postulera en 2016 pour rendre effectif le redécollage de la Rd-C.  

C’est qui Richard Lumumba ?

Comme vous l’avez sûrement remarqué mon dévouement à la cause noire et de mon pays démontre que je ne suis pas bien vieux. En effet, je ne suis qu’un jeune Directeur d’une ONG à caractère humanitaire et responsable du Front des Nationalistes Kongolais et du Front Européen de la Révolution Africaine. Ce qui à mon avis ne m’empêche pas de nourrir une réflexion mature. Cependant, je suis conscient d’avoir besoin d’esprits matures partageant mes convictions. Cette page, je l’ai certes créé. Mais, je n’en suis pas le maître. Pour en venir à la création du FNK, je dois faire état de mes convictions et de mon parcours. Il fut un temps où mon père, le dernier frère de notre héros Patrice Emery Lumumba, voulait que je récupère le flambeau de la famille et de continuer l’œuvre sacrée. Je me complaisais largement dans le confort de la société de consommation européenne (américanisée) dictée par la mafia capitaliste internationale. Adopté par la France. Très précoce, je me suis lancé dans des études de sociologie et dans la médiation socioculturelle auxquels, j’étais presque promis. Mais, cet avenir, doré à première vue, ne m’enthousiasmait pas une seule seconde. Et,  alors que je réussissais plutôt bien dans mes études qui me promettaient une situation financière enviable. J’ai décidé de laisser tomber parce que ce but financier était le seul moteur de ma motivation.

L’épanouissement n’y avait pas vraiment sa place. Je me suis donc rendu compte d’une chose, l’argent était le pire des poisons. Il avait failli me faire rater ma vie à un moment ou je pensais que j’étais un blanc déguiser en noir. De  plus, il a conduit les hommes aux pires atrocités que nous connaissons tous. Cette période de prise de conscience coïncide également avec une période où mes insomnies nocturnes m’ont conduit à de longues nuits de navigation sur la spiritualité ancestrale (Le Mbongi). D’où, je baigne depuis l’enfance où j’ai découvert la valeur et la connaissance de l’obscurité. En arrivant en Europe avec les moyens dont possédaient mes parents, par ma grande surprise je remarquais que les noirs sont toujours considérés comme des bêtes, des sous-hommes. En Occident, y compris moi qui pensait comme eux, j’ai premièrement été très blessé et je me suis donc donné l’objectif de me persuader du contraire. Je me suis ainsi lancé dans de longues recherches avec mon père sur le peuple noir, son histoire et mon objectif fut atteint. Aujourd’hui, être noir est ma fierté. Tout ce que j’ai découvert sur la connaissance ancestrale (Le Mbongi) et dans les livres sacrées m’a prouvé que nous autres noirs n’étions pas l’antichambre de la civilisation. Pour faire un peu d’humour, que nous n’avions à rougir d’aucune civilisation. Mais, j’ai également remarqué que notre « race » traversait une grave crise psychologique, alimentée par l’esprit post-colonial. Il y a un site (…), dans son racisme et sa paranoïa m’a aussi fait découvrir que nous les Africains et descendants d’Africains, étions les héritiers du monde et c’est l’homme Africain que le premier colonisateur dans l’histoire de l’humanité (deux milliards d’Africains en 2050), avec comme terre ancestrale l’Afrique, presque vierge.

Étant donné que j’ai maintenant conscience que nous les Africains ne sommes pas juste bon à danser en pagne autour du feu. En implorant la pluie, j’ai aussi conscience que le monde dont nous héritons doit être le nôtre. C’est-à-dire qu’à l’avenir, ça ne doit plus être aux noirs de s’adapter à un monde de blancs, non, nous les noirs devons recréer un monde noir, par les noirs et pour les noirs (à ne pas comprendre dans un sens conquérant, revanchard et impérialiste. Mais uniquement comme un juste retour des choses (l’ordre ancestrale). Nous ne devons plus penser que la démocratie dans le sens greco-latin du terme. Peut-être, il nous sera bénéfique. Au contraire, il apparaît qu’elle est globalement incompatible, j’ai découvert qu’il existait dans l’Afrique pré-coloniale. De nombreux régimes politiques profondément originaux bien loin de la tyrannie, garantissant les droits de tous, ainsi que la cohésion sociale. J’ai aussi remarqué que l’individualisme et la liberté à outrance entraînaient le monde occidental dans un déclin irrémédiable. La morale y a disparu, la famille n’est plus, la solidarité, l’entraide, la vie en groupe, tout cela a disparu. Le modèle de société de l’Occident, donc le monde blanc, entend diffuser au monde est celui des intérêts particuliers, de la division de race et de l’injustice, de la chasse à la fortune, de la divinisation de l’argent (qui est un dieu volage). Il détruit la planète et les cultures, et c’est maintenant où jamais qu’il faut préserver l’Afrique et les peuples noirs que, malgré les symboles, le monde blanc entend bien exploiter, acculturer et marginaliser. Ne nous laissons pas aveugler par des icônes comme Obama ou Mandela, par des réussites personnelles isolées. Le monde blanc est un monde fait par les blancs et pour les blancs, il ne nous correspond pas, il ne nous ressemble pas et il ne nous veut pas.

Il est indéniable que chaque génération dans la charge d’amélioration de l’avenir qui lui pèse en responsabilité, pour la splendeur de sa communauté, s’inspire de celle qui lui donne vie et/ou celles qui l’ont précédé. Et, cela emporte dans cette perspective d’amélioration du quotidien : reproches et/ou désolidarisations des voies et legs qu’il hérite. Ainsi, chaque génération est marquée des réalités qui constituent ou caractérisent l’environnement qui est sienne et dont elle a charge de transmission. Sous le poids et fortification des vertus, valeurs, dignités et autres préceptes voire philosophies -culturels- : tous nécessaires à l’allègement du témoin transmis et à retransmettre de beauté. Donc voilà je vais tenter de me faire serviteur de la renaissance Africaine avec mes petits moyens et je vous invite à en faire de même.

C’est qui Patrice Emery Lumumba ?

Patrice Emery Lumumba est mon oncle paternel. Il est le grand frère de mon papa et mon père est le cadet de Lumumba.

Jusqu’à ce jour, vous êtes toujours dans son courant de pensée ou vous avez créé le vôtre ?

On s’en réclame sans vouloir réellement le connaître et l’imiter! Moi, Owandji Onema Lumumba (Richard). Je m’engage devant mes ancêtres et mon peuple dans son ensemble dans le continent africain de prendre la relève et de perpétuer l’image et le travail de Lumumba à jamais au péril de ma vie… Chaque fois qu’il est question d’éveiller le sentiment patriotique au Congo, le nom de Lumumba est régulièrement évoqué. Mais personne ne semble vouloir vraiment l’approcher. C’est le problème de l’oppression des masses et de la confiscation de l’histoire du pays comme pendant la colonisation qui doit être posé. Le vécu quotidien est conçu comme un racolage des consciences naïves. L’image de Patrice Lumumba, fortement associée à la proclamation de l’indépendance du Congo-Zaïre, symbolise la « mémoire congolaise », et devient même sa principale référence. Des tentatives menées par les pouvoirs en place pour les dissocier continuent d’échouer, comme pour exprimer l’embarras causé par son « élimination définitive ». La résistance (image) persistante de la victime met mal à l’aise ses bourreaux. La débâcle permanente du Congo contribue à perpétuer le deuil. « Le monde n’a pas voulu de moi, dit-elle. On me raconte que la mort frappe constamment les miens, mais pourquoi la nature refuse-t-elle toujours de me montrer leur dépouille ? Où partent-ils réellement ? Dis-moi, sont-ils dévorés par le méchant lion ? Par le mauvais sorcier du clan voisin ? Ou sont-ils enterrés comme tout le monde, mais à mon insu ? ».

Le procès sur la mort de votre père continue ou le jeu se joue dans les salons invisibles ?

Je reste dubitatif par rapport à la démarche de ma famille. Je respecte la décision qu’a prise la famille. Mais pour ma part, l’ambiguïté dans cette histoire et la démarche en elle même, me laisse perplexe face à la suite des choses. Malheureusement pour nous Congolais, l’affaire Lumumba restera encore toujours le domaine de la Belgique et des fils du pays qui ne veulent pas parler… Le procès n’est qu’une mascarade pour endormir le plus vaillant. Comment pouvez-vous porter une plainte chez le bourreau lui même, quelle justice pensez-vous obtenir ? Lumumba n’appartient plus à une famille. Il appartient à la communauté noire dans son ensemble. Alors, je pense que le procès Lumumba doit se tenir sur les territoires africains… La Belgique doit nous restituer les reliques de Lumumba. On attend aussi dire par des témoins encore vivant que Le corps de Lumumba n’a jamais atterri au Katanga (…) Il y a un gros point d’interrogation par la, qui va nous donner la vrais version ? Parce que les personnes qui ont formaté cet assassinat avec l’aide des fils du pays comme Tshisekedi et Bomboko sont vivants. Avant d’aller voir les belges, pourquoi pas commencer avec les nôtres ?

Qu’est-ce qui avait motivé votre famille à aller en justice ?

C’est la recherche de la vérité qui nous a poussés d’aller en justice.

La justice belge fait bien son travail ?

Comme je vous le dis plus haut. Vous avez déjà vu un bourreau s’auto condamner ou de condamner ses propres crimes ?

Voulez-vous vous enrichir derrière la notoriété de votre père ?

Puisque toute découverte est basée sur l’esprit, et c’est la raison qui distingue l’homme des autres créatures. Je voudrais dédier ce message à tout esprit éclairé qui sait discerner la vérité de l’erreur, à tout esprit animé du désir de compréhension. Je dédis ce message à tout être sachant comparer les idées et théories, et qui est capable de reconnaître ce qui est logique de ce qui ne l’est pas ; et ce qui est authentique de ce qui est douteux et improbable. Ceux qui écoutent le discours et en suivent le meilleur, sont ceux-là qui seront guidés, et ce sont ceux-là, les gens doués de cerveau. A ceux-là, je dédis mon message, en espérant qu’il éclairera nos esprits avant nos yeux. Pour nous guider et illuminer nos cœurs, pour qu’il nous montre la bonne voie, afin d’aller vers la vérité et la mauvaise voie à éviter. Daigne-t-il, nous accepter parmi ses serviteurs fidèles de nos ancêtres, car, il écoute et il exauce. Je me souviens encore, comment mon père m’a emmené avec lui pour les prières rituelles, pendant les nuits. J’avais alors dix ans. Il m’a présenté aux hommes qui priaient là et qui ne pouvaient cacher leur étonnement. Mon père veillait à nous apprendre notre culture à la maison. Un proche parent aveugle qui connaissait beaucoup de choses par cœur, nous donnait des leçons privées. Voulant montrer sa bonne influence sur moi, il m’a appris les “Mbongi” (Croyance ancestrale) appropriées pendant les prières. Il était fier que je puisse réciter les paroles sacrées.

Dès, le bas âge, il a dut me tester plusieurs fois pour s’assurer que je comprenne bien toutes ses instructions. Après avoir dirigé les prières, comme je devais le faire, tous les hommes présents félicitèrent mon père et remercièrent mon initiateur pour ses efforts. Ces souvenirs me poursuivent encore maintenant, car, on m’admirait beaucoup et ma réputation s’était étendit au delà du quartier et jusqu’à la ville entière. Ces nuits de prières ont laissé leurs influences spirituelles sur moi jusqu’à nos jours, et à chaque fois que je traverse une période de confusion, comme la fin et début de l’année 2010/2011, je sens un pouvoir mystérieux qui m’attire vers la bonne voie; et chaque fois que je sens la faiblesse de mon âme et la futilité de la vie, ces souvenirs s’élevant en moi et m’élevant spirituellement, et en éclairant dans ma conscience la flamme de la foi pour me permettre d’assumer mes responsabilités. La charge qui me fut confiée par mon père et mon “…” m’a fait sentir que je n’excellais pas, ou du moins que j’étais au delà de ce qu’il attendait de moi. C’est pour cela que j’ai passé mon enfance et mon adolescence dans une rectitude relative et un isolement total du monde matérialiste et corrompu qui m’entourer sans jeux innocents et une avidité de connaître et d’imiter les grands, pour la suite devenir grand moi aussi, pourquoi pas ! Pendant cette période que je fus entouré par la grâce divine de nos ancêtres de telle sorte que je fus tenu à l’écart des actes immoraux pendant très longtemps… Je n’oublierai de mentionner que mon père avait une grande influence sur moi. Il a ouvert mes yeux en m’apprenant les prières et les prescriptions de la pureté rituelle. Il m’entourait des soins particuliers parce que j’étais son dernier fils et je portais son prénom et son nom (son double si vous voulez). Le nom de “Onema” qui me fut donné par mon père, avait une signification particulière dans ma famille (…).

A la confrérie, à cause de mon nom et l’influence de mon géniteur, je devins très populaire dans la famille et ailleurs, surtout chez ceux qui étaient rattachés à l’ordre “Ancestrale”. C’est pour cela plusieurs vieillards parmi les “sages” présents aux prières nocturnes venaient féliciter mon père, puis embrasser ma tête et ma main en disant: “c’est la grâce de notre maître (…). A noter que l’ordre “Ancestrale” est largement répandu dans nos villages Africaine, et que ceux qui s’y rattachent sont parfois fanatiques… Mais je m’abstiendrai de m’étendre ici sur l’ordre ancestral pour des raisons personnelles. Ainsi, j’ai grandi dans la croyance ancestrale comme la plupart des jeunes initiés. Nous étions tous, des futurs protecteurs de nos croyances et de la spiritualité Congo. J’avais alors dix-huit ans quand l’organisation nationale du conservatoire de nos croyances ancestrales a décidé de m’envoyer comme l’un des six représentants Congolais à la première conférence qui eu lieu en Namibie, en Février 1993 dans un village plus que reculer du pays. J’étais le membre le plus jeune du groupe et certainement le moins instruit, car, parmi nous, il y avait deux directeurs d’école, un professeur de la Capitale, un journaliste et un cinquième dont j’ignorais la profession. Mais, j’ai appris plus tard qu’il était un proche parent du ministre de l’Education nationale et de la culture de cette époque. Le voyage ne fut pas direct, notre première escale fut Athènes où nous sommes restés trois jours pour comprendre comment l’Occident à profiter de nos savoirs pour créer ce qu’on appelle aujourd’hui Démocratie. La deuxième fut Amman, Capitale de la Jordanie où nous passâmes quatre jours. Puis, nous sommes arrivés en Arabie Saoudite où nous participâmes à des conférences, toujours pour comprendre d’autres cultures proches de nous. Ensuite, nous avons visité des lieux saints du monde Musulman (La Mecque), Juif (Mur des lamentations), Chrétien (Vatican) et Hindou et Bouddhiste (Le temple du Tibet). Je me rappelle mon père, dès qu’il acheta le billet d’avion et s’assura que j’allais réellement au pèlerinage, il eut les larmes aux yeux. En me disant adieu, il m’embrassa et me dit chaleureusement: “félicitations mon fils, les ancêtres ont voulu que tu fasses ce pèlerinage pour comprendre le chemin du salut de ta race et de ton peuple. J’ai tant apprécié cette occasion.

Ainsi, j’ai accompli avec tant de zèles et de ferveurs mes prières et ma mission. Tous ceux que j’ai rencontrés dans la conférence m’ont aimé. Plusieurs d’entre eux m’ont demandés mon adresse pour correspondre. Quant à mes compagnons plus vieux que moi, qui m’ont regardé d’un regard méprisant depuis notre première rencontre, lors de l’élaboration du voyage. Je compris leur attitude. Mais, je fus patient. Car, j’ai toujours su que les vieux n’appréciaient pas beaucoup les jeunes initiés, et les considéraient comme arriérés, mais, bientôt leur opinion commença à changer. Pendant le voyage, la conférence et le pèlerinage, je me montrais digne de leur respect, et grâce à ma connaissance, j’ai gagné plusieurs prix. Ainsi, je suis revenu dans mon pays avec plus de trois cent quatre vingt adresses des initiés, de 27 nationalités différentes. Nous sommes restés en Namibie quatre vingt jours pendant lesquels je rencontrais plusieurs savants africains et j’écoutais leurs conférences. J’étais influencé par quelques croyances perdu des Égyptiens (secte dominante dans l’empire Égyptienne à l’époque) et j’espérais que tous les initiés les suivraient. Après le pèlerinage, je suis retourné dans mon pays portant le costume des rites namibiens. Je fus surpris par l’accueil que mon père avait préparé pour moi. Beaucoup de gens étaient venu à ma rencontre, ils étaient conduits en ordres des villages Tetela avec des cadeaux, avec une ambiance mélancolique de l’instrument le plus précieux pour moi le Lokombe et avec leurs tambours de cérémonie. Ils firent le tour de la ville en chantant en ma compagnie, et chaque fois qu’ils passèrent devant un palmier, ils s’arrêtaient pour un moment. Pendant que les gens (particulièrement les vieux), venaient me féliciter les larmes aux yeux, exprimant leur désir de voir leur continuité, leur suite (la chaire a canon quoi!). Beaucoup de gens me regardaient comme s’ils n’avaient jamais vu un jeune initié de mon âge (19 ans). L’année même où j’ai accompli le voyage rituel, je voulais impérativement compléter l’autre moitié de mon devoir spirituel.

C’était le désir de mon père de me voir marier avant sa mort. Car, il avait assisté aux mariages de tous mes frères et sœurs. Malheureusement, mon père mourut avant de voir ma femme, puisque je ne suis toujours pas marié. Mon père décéda. Voilà, aujourd’hui, un an et demi. Mais avant sa mort, il put accomplir une chose. Il m’a montré le chemin du salut et la vérité sur nos croyances. Et, mes voici adulte pour reprendre le flambeau.

L'activiste rd-congolais Richard Lumumba. Ph.Dr.Tiers
L’activiste rd-congolais Richard Lumumba. Ph.Dr.Tiers

Il y a moins de semaines, soit le 30 décembre, les balles ont crépité dans plusieurs coins stratégiques de la Capitale rd-congolaise (Kinshasa). Comment aviez-vous appris cette douloureuse nouvelle ?

Je pense que le peuple Congolais est fatigué de tout ça. Il faut arrêter de prendre le peuple pour des idiots. Maintenant au Congo, toute personne sortit de nulle part ou un illuminé peu venir semer les troubles au pays. Moi, personnellement, j’étais choqué lorsque j’ai attendu la nouvelle, et surtout la manière dont ses insurgés ont pris la station télé et l’aéroport, sans armes, ni organisation. Comment peuvent-ils mettre le gouvernement genou par terre ? Parce la télévision est le centre de l’information d’un pays.

Je condamne ce genre de pratiques. Plus de 8 millions de morts ça suffisent. Il faut maintenant se concentrer tous et regarder là où il y a les vrais ennemis du Congo et les combattre. Quand vous pensez que faire sauter Kabila changera le visage du Congo, c’est une lourde erreur. C’est comme changer la couleur d’une voiture et pas le moteur. Le problème du Congo vient d’ailleurs. Bien sûr, appuyer par les fils et filles du pays malheureusement, nos dirigeants. La preuve est qu’ils savent très bien que nos malheurs proviennent des blancs. Alors, qui sont ces dirigeants qui affrontent ses gens-là, à part Robert Mugabe. Personne ! Alors, laissons ses peuples tranquilles et le peuple Congolais va se libéré lui-même. Et non, une bande d’illuminés fanatiques qui ne changeront quoi que ce soit !

Pensez-vous que la guerre reste le moyen par excellence pour arriver au pouvoir ?

Non. Non et non à la guerre au Congo. Comment l’avalisation par Kinshasa d’une initiative publique-privée prise par les initiateurs de cette guerre de prédation a conduit ces derniers à la cession du recours à la puissance forte, souligne les raisons du vide politique au Congo depuis la fin des concertations nationales, et explique pourquoi, non seulement Kabila n’a pas l’effectivité du pouvoir au Congo mais surtout ce dernier est complètement perdu a la gestion du pays. Plusieurs d’entre nous, n’avons pas encore compris que la guerre de basse intensité menée contre notre pays est aussi la guerre de la justice internationale. Il n’y a pas de gouvernement Congolais, il y a un réseau transnational de prédations, travaillant avec les élites Congolaise, qui se retrouvent dans ce qui est considéré aujourd’hui, comme institutions congolaises. Si nous parlions de gouvernement congolais, c’est par abus de langage. Tant que ceux que vous considérez être des acteurs politiques n’auront pas compris que la guerre contre notre pays, date de très longtemps, et c’est aussi une guerre de la justice internationale, ils ne pourront pas se tirer d’affaires. Quand Carla Del Ponte a essayé de demander que certains acteurs mineurs impliqués dans la guerre en Afrique Centrale puissent être jugés, elle a été purement et simplement défenestrée du Tribunal Pénal International pour le Rwanda. Kabila n’est pas le président du Kongo administrativement…

Kabila est le président de façade. Bien sûr légitime selon les décideurs qui exécutent les ordres qui lui sont donnés par les véritables maîtres du Congo. Les gens de Kinshasa ne décident rien. Ils avalisent les décisions communiquées par les véritables maîtres du Congo du moment. Kabila fait déjà partie des créatures de l’histoire. S’il ne comprend pas cela. Il finira comme son modèle, Mobutu. Il finira mal. Si Mobutu avait compris en 1990 que c’était fini et qu’il pouvait passer la main, il aurait encore vécu pendant quelques temps encore à son aise. Si pas au pays, mais ailleurs, il aurait bien terminé son parcours politique. Mais il n’a pas compris. Quand, il a prononcé son discours du 24 avril 1990, il n’a pas compris juste après que c’était fini. C’est ce qui est en train de se réaliser maintenant. Il y a tout un groupe d’acteurs politiques ou pseudo-politiques congolais qui ne comprennent pas que c’est fini. Ceux qui sont informés sur les enjeux réels de la RD Congo savent pourquoi il y a ce vide politique depuis la clôture des concertations nationales.

C’est un vide qui va perdurer. Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas ceux qui prétendent gouverner à Kinshasa qui mènent le Congo. Eux-mêmes, ils sont soumis à une équation difficile de la part de leurs parrains. Nous avons récemment appris que l’un des congolais ou ayant usurpé la nationalité congolaise, qui était en vue comme premier ministre, a décliné. Il a simplement dit à ses parrains que son état de santé ne lui permet pas de pouvoir assumer cette charge là. Ces gens à Kinshasa ne décident rien. Ils avalisent les décisions communiquées par les véritables maîtres du Congo du moment.

Notre pays ne dispose pas d’un leadership visionnaire. Comment voulez-vous qu’au même moment où l’on nous affirme que le Congo connaît une croissance économique de 8% ? Il soit incapable de payer les militaires au front ? Tout cela pour dire que, ce qu’il y a eu au front n’était que du théâtre. Aujourd’hui, nous savons que le gouvernement fantoche de Kinshasa a été surpris par les décisions prises par les acteurs majeurs de la guerre de basse intensité. Il y a au moins 100 généraux qui n’ont pas plus touché leurs salaires depuis 3 mois, et tous les militaires n’ont pas été payés depuis plus de 3 mois. Et, il n’y a pas que les militaires qui ne sont pas payés. Il n’y a que les députés qui peuvent encore toucher leurs salaires, avec certains membres du cercle de nouveaux prédateurs opérant dans notre pays. La théâtralisation de la victoire des FARDC n’a pas arrangé ceux qui de l’intérieur du pays participaient de cette guerre de la déstructuration, de la déstabilisation et de la mort du Congo.

Maintenant, on dirait qu’ils sont en train de punir certains généraux qui ont été engagés aux côtés de l’ONU et de sa brigade d’intervention. Pour le moment, le fait que les militaires ne puissent pas être payés, que les députés ne puissent pas demander au gouvernement de se justifier sur cette question-là. Cela prouve que le Congo n’est pas dirigé. Le Congo navigue à vue. Ce dont le Congo souffre, c’est de ne pas avoir des hommes et des femmes capables de pouvoir assurer un travail qui guide ce pays à jouir de sa souveraineté politique, économique, culturelle, sociale, spirituelle. Le jour où le Congo et ses dignes filles et fils qui ont une vision qui puisse aider le pays à rêver et à émerger les choses vont changer de fond en comble. Ceux qui sont aux affaires aujourd’hui sont des capitalistes médaillés des acteurs majeurs et des multinationales. Comment voulez-vous que ces gens se mettent à payer les militaires qui ont été au front et qui malgré les interventions extérieures, ont essayé de participé à ce qui a constitué une victoire des FARDC. Si nos forces armées avaient remporté la victoire, leurs paiements et leurs soutiens du côté du gouvernement seraient automatiques. Mais comme ce n’est pas automatique, c’est signe qu’effectivement ceux qui font office de gouvernants du Congo ont été surpris par les évènements et les discours de certains militaires. Ce qui était poursuivi dans l’organisation de la guerre menée par les milices ougando-rwandaises a été obtenu par la signature de l’initiative publique-privée.

Que conseillez-vous à tous ces rd-congolais qui recourent aux armes pour renverser le régime de Kabila ?

Ce que les acteurs majeurs de la guerre et les multinationales cherchent est la balkanisation de notre pays. Alors, il ne faut pas rentrer dans ce jeu-là. Pour moi, c’est contribuer à cette démarche. Il y a trop des morts au Congo depuis les années 60, alors arrêtons de faire souffrir se peuple et proposons leur un vrais projet sans les armes et ni larme, mais du pain du miel et l’avenir.

Qu’est-ce qui justifie votre absence au pays ? – Que faites-vous concrètement en Europe ?

Je descends souvent au pays question de me ressourcer. En Europe, ça fait 20 ans que j’y suis est là où je fais mes études et obtenu mes deux diplômes en Sociologie et en Médiation internationale. Je ne suis pas souvent en Europe. Mais, je parcours le monde à la recherche du savoir.

Postulerez-vous aux élections de 2016 ? – Pour le compte de la majorité, de l’opposition ou de la société civile ?

Oui, si le dieu de nos ancêtres me le permettent. A priori, mon programme est la RDC. Il s’agira de la « réforme » la plus ambitieuse de l’Afrique depuis sa décolonisation. Sous le principe de Pain, Paix, Travail, Education, Sante … Le FNK se présentera aux élections. La tâche sera lourde, difficile, mais nous avons un projet pour le Congo. Un projet de libération, de progrès, d’éthique et de paix.

Un message aux dirigeants rd-congolais et aux rd-congolais ?

Aujourd’hui, ensemble, affrontons notre destin et répondons avec fierté à cette affirmation : Sommes-nous capable d’entrer dans l’histoire. Cinquante ans après l’indépendance, bilan d’une laborieuse ascension vers le 21ème siècle, les échos résonnent comme le grand silence coupable, celui des trahisons et mensonges par omission au Congo. A l’aube du remaniement nécessaire, songeons sans blêmir à la grandeur que fut et que sera notre Nation. Lucide sur son état, volontaire face aux chantiers à mener, réformateur dans l’âme, voilà les combinaisons de courage. Nous sommes l’avocat de nos ancêtres et le confessionnal de nos enfants. Pour soutenir des initiatives, nous devons passer outre nos états d’âmes et accepter le principe d’une modification profonde, en abolissant « la peine de peur », en bouleversant les idéaux stériles et en rendant un vrai pouvoir aux élus. C’est, à la vérité, un désagrément nécessaire, à la franchise comme glaive et à la fidélité comme bouclier que l’on va construire sans faiblesse une nouvelle idéologie. Tout l’intérêt de nos démarches et d’emprunter les lignes droites et les sentiers de traverse, les raccourcis et les détours, convergence et bifurcation où se posent les problèmes et où se prennent les décisions. Sur le plan économique ainsi que la parité monétaire notre Nation marquera la consécration du rôle de Leader. L’importance des phénomènes économiques dans l’évolution des sociétés humaines n’est ignorée de personne. La complexité des relations économiques nationales et internationales est manifeste. Le poids de l’Etat, par le truchement de réglementations publiques des activités privées, par l’importance des prélèvements et dépenses, affecte la situation de tout individu.

Nous, tributaire du fonctionnement d’ensemble du système économique, participons et contribuons à rendre cette discipline abordable dans la compréhension solide des fonctionnements théoriques et méthodologiques. Là encore, il est nécessaire de procéder à des simplifications, à des schématisations dans l’optique usuelle de retenir des agents stratégiques. La typologie claire et tangible implique quelque arbitraire par son caractère contingent et ses classifications, fruits de compromis. Les projets consistent à instaurer un mécanisme de création, de développement et de gestion, destinés à conférer une notoriété particulière à l’essor des activités économiques et commerciales, auquel s’adjoignent les secteurs de la communication et du transport. La croissance est un phénomène essentiellement quantitatif et le développement correspondant à une évolution durable est plutôt qualitatif, s’opérant par des mutations dans les différentes structures économiques, sociales et mentales. Il convient de s’interroger sur les conditions de passage de pays sous-développé à pays développé. L’échange permet à la fois la spécialisation et l’élargissement de la taille des marchés. Ainsi, l’intégration régional est un moyen puissant de développer les échanges, la compétitivité et de se constituer des partenaires privilégiés. On peut y voir la naissance d’une collaboration multiétatique dont nous aurons l’obligation de conseil, et qui s’étendra jusqu’à notre responsabilité sur la chose contre l’inadvertance génératrice des débordements. Enfin, et surtout, notre Patrimoine est l’Essence même du Monde, sa réalisation la plus concrète ! Le Peuple est titulaire de la souveraineté indivisible et inaliénable de la Nation-Personne, son avènement représente un moment privilégié qui coïncide avec l’achèvement du processus de nationalisation du pouvoir. Nous sommes incontournables, en nous hissant au sommet de la hiérarchie des normes. Le règne de l’ordre supérieur va succéder à celui du chaos en palliant à l’absence de garantie des droits et de séparation des pouvoirs déterminée. L’incantation fera place aux droits fondamentaux de la personne et de la constitution. Le moment est venu de tracer cette aventure institutionnelle. Aujourd’hui, nul doute que le peuple rêverait d’une insurrection.

De même, aucune des instances médiatiques et intellectuelles ne manquent de fantasmer sur la dissidence et la nécessité pour l’Afrique de réclamer sa liberté. Au niveau de l’Union, ceux qui se plaignent de son affaiblissement ne peuvent que constater combien sa relance suscite l’aigreur des opposants malveillants. Jamais, on n’a senti une telle puissance des mouvements populaires spontanés, jamais l’on a vu une manifestation de la communauté noire internationale prendre à contre-pied son destin. Les protestations sont de plus en plus nombreuses et grandissent malgré les systèmes répressifs redoutablement efficaces et décomplexés. La délirante Diaspora, hier puissance désuète, semble désormais à l’avant-garde du refus de sa fatalité. Le succès des soulèvements populaires, vague après vague, les espoirs d’un changement radical ricochent contre les actes d’autorité mondiale. A tort ou à raison, on peut se demander si la sensation de liberté qui nourrit le mythe de la foule enflammée dans les rues, n’est pas en train de devenir, une vision du futur. Quelle que soit la sensibilité politique de chacun, on peut s’inquiéter de cette nouvelle ère. La communauté noire consciente adopte le même gant de velours.

CINARDO KIVUILA

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