Depuis plusieurs mois, un constat revient avec insistance dans les milieux culturel et médiatique : le silence de Noël Ngiama Makanda dit Werrason, suscite de nombreuses interrogations. Président de Wenge Musica Maison Mère, ambassadeur de la paix, homme engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles à travers la Fondation Werrason et partenaire du FONAREV, l’artiste n’a, jusqu’ici, fait aucune communication publique sur les controverses qui impliquent des membres de son environnement.
Les récents affrontements verbaux entre Bill Clinton, ancien animateur de Wenge Musica Maison Mère, et Jamaïque, animateur actuel du groupe, ont largement alimenté les médias et les réseaux sociaux. À cette polémique se sont ajoutés les audios attribués au batteur Papy Kakol, contenant des propos jugés malsains et choquants sur sa femme Linda et sur toutes les femmes rd-congolaises par de nombreux internautes.

Face à ces affaires, l’absence de réaction officielle de Werrason, de son orchestre ou de sa fondation est perçue par certains observateurs comme une léthargie communicationnelle. Plusieurs voix s’interrogent sur l’efficacité de l’administration de Wenge Musica Maison Mère et de la Fondation Werrason, estimant qu’une prise de parole aurait pu contribuer à clarifier la position de l’artiste ou de ses structures.
Ces interrogations touchent également les organes de gestion et de communication de l’orchestre ainsi que ceux de la fondation, dont le secrétariat général est attendu sur des questions d’image et de gouvernance.

Pour autant, la présence médiatique de Werrason ne doit pas être perçue comme une obligation permanente. En tant que personnalité publique, il dispose d’une équipe managériale et administrative dont la mission est aussi d’assurer l’écoute, l’analyse des situations et une communication appropriée lorsque cela s’avère nécessaire.
À l’heure où ces polémiques continuent d’alimenter le débat, les regards restent tournés vers Wenge Musica Maison Mère et la Fondation Werrason, dans l’attente d’une éventuelle réaction officielle destinée à préserver l’image de ces deux institutions. La concurrence ne tolère pas le silence.
DANNY KABANGA