Sylvie-Soleil Masafu : « Je veux bien devenir comme ou plus que mes modèles Naomi Campbell et Fiona »

Elle fait partie de la génération des mannequins rd-congolaises qui rêvent dune carrière professionnelle à l’international. Elle, c’est Sylvie-Soleil Masafu Bieke. Avec sa licence en Communication des organisations des entreprises de l’Université Catholique du Congo – UCC – en mains, cette rd-congolaise née et grandit à Kinshasa veut marque l’histoire de ce métier comme ses modèles, la britannique Naomi Campbell et l’allemande Fiona Erdmann. Aux côtés de sa casquette de mannequin professionnelle, elle est aussi maquilleuse et coiffeuse. A 23 ans et d’1m74, Soleil évolue encore au sein de l’agence EKM de la rd-congolaise Philo Kabueni et tient sur sa discipline pour sattirer des marchés qui cadrent avec ses ambitions.

https://soundcloud.com/eventsrdcfm243

Qu’est-ce qui vous a motivé devenir mannequin ?
Au départ, j’apprécie tellement la star mannequin Naomi Campbell et mon entourage ma également surnommé ainsi. C’est ce qui ma vraiment motivé. Après, cest un ami qui mavait orienté vers lagence EKM pour débuter ma carrière.

En dix mois, avez-vous déjà défilé ou êtes-vous encore sur le banc de touche ?
J’ai déjà défilé à quatre reprises. La toute dernière a eu lieu à loccasion de la Journée mondiale de la mode, le mercredi 21 août 2019 devant le siège du ministère de la Culture et des Arts à Kinshasa. Pour un prochain défilé, j’ai casting, ce samedi 14 septembre 2019 au village Chez Ntemba pour le compte du 1er Salon international de pagne africain en République Démocratique du Congo.

Soleil Masafu en plein défilé lors de la Journée mondiale de la mode 2019 à Kinshasa. Ph.Dr.Tiers

Rappelez-nous vos trois premières prestations ?
Mes deux premières prestations ont lieu au sein de l’agence où notre responsable avait organisé des grandes soirées de mode. Ma troisième prestation a eu lieu à l’occasion d’un concours Miss organisé à l’espace Binga Mopepe, non loin de l’hôpital de Kintambo à Kinshasa.

Après quatre sorties devant le public, comment entrevoyez-vous votre carrière de mannequin ?
Premièrement, je me sens mieux dexercer ce métier. Deuxièmement, les applaudissements du public et les conseils de mon encadreur me poussent à beaucoup travailler. Troisièmement, je ne me vois pas baisser les bras, malgré certaines remarques et réalités de ce métier. Il y a quelques mois, jétais écarté dun Fashion Week après casting, parce que je mesurais 1m74, taille qui ne cadrait pas avec les critères de cet événement. Si seulement je serais découragée, jallais abandonner.
Enfin, je suis motivée à continuer avec ma carrière et je souhaite prester dans les grands événements de grandes marques vestimentaires, cosmétiques et autres, jouer un rôle dans les films et être ambassadrice des grandes causes de notre société ou de notre planète. Bref, je veux bien devenir comme ou plus que mes modèles Naomi Campbell et Fiona Erdmann.

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Vivez-vous principalement du mannequinat ?
Non. Je ne vis pas seulement du mannequinat. Je suis également maquilleuse et coiffeuse. Le tout me permet de bien vivre. En tant que licenciée en Communication, je suis aussi à la recherche d’un emploi.

Comme mannequin, vous êtes à l’agence EMK. Comme maquilleuse et coiffeuse, avez-vous une structure ou oeuvrez-vous en free lance ?
Je suis free lance. Je travaille en partenariat avec quelques photographes de Kinshasa pour maquiller ou/et coiffer dans leurs studios pour des contrats bien déterminés. Je fais également la même chose pour d’autres événements (mariages, anniversaires, collations de grades académiques, tournages des clips vidéo, tournages des publicités, concerts, pièces de théâtre… ).

Contactez-nous au +243 998321400

Que conseillez-vous à toutes ces jeunes filles qui liront cette interview et qui veulent devenir mannequin professionnel ?
Je leur demanderai de ne pas hésiter. C’est un métier comme tout autre. Qu’elles ne pensent pas que c’est un boulot qui incite à la prostitution. C’est la personne elle-même qui donne de la valeur à ce qu’elle fait. Si seulement je ne valorisais pas, mon métier ne sera pas valorisé. Je les encourage à embrasser cette carrière remplie dopportunités. Avant, je voyais les choses comme tout le monde. Etant confiant et en écoutant mon cœur, je fais ma volonté.

Un mot sur vos études.
J’ai totalement étudié à Kinshasa. J’ai fait mon école primaire à l’école Sainte Anne vers la gare centrale, le secondaire et les humanités au lycée Bosangani Sacré-Coeur, et enfin, j’ai obtenu mon diplôme de licence en Communication des organisations des entreprises à l’Université Catholique du Congo – UCC.

La mannequin rd-congolaise Soleil Masafu en prestation. Ph.Dr.Tiers

Vous aspirez à devenir célèbre et impacter les vies. Or, nous les savons très bien que plusieurs célébrités ont toujours un côté philanthropique ou social. C’est déjà le cas avec vous ?
Oui. Mon cœur est sensible à toutes ces personnes qui manquent ou qui ont un handicap physique ou mental. Avec le peu que je gagne avec mes activités quotidiennes, j’assiste sans hésiter et sans se poser des questions celles que je rencontre sur mon chemin.
CINARDO KIVUILA

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