Dans son allocution à la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies, ce jeudi 24 septembre 2026, la Première ministre de la RD-Congo, Judith Suminwa Tuluka, a consacré une partie de son discours à l’enjeu crucial de la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Pour la cheffe du gouvernement rd-congolais, l’IA est à double tranchant. Si elle offre d’immenses opportunités pour le développement, elle porte également le risque de creuser de nouvelles fractures entre les nations.

Judith Suminwa a lancé un appel fort pour que les pays en développement ne soient pas de simples spectateurs, mais des acteurs à part entière dans la définition des règles qui régiront l’IA. Elle a insisté sur la nécessité, pour ces pays, d’avoir accès aux capacités et aux infrastructures qui conditionnent son usage.
Elle a, à cette occasion, réaffirmé le soutien de la RD-Congo au dialogue mondial initié par les Nations unies sur la gouvernance de l’IA, ainsi qu’à la proposition de création d’un fonds mondial dédié au renforcement des capacités. « La fracture numérique ne peut devenir une fracture de l’intelligence », a-t-elle martelé devant l’Assemblée.
L’Afrique réclame sa place à la table des décisions
Au-delà de la question technologique, la Première ministre a lié cette exigence d’inclusion à une réforme plus large de la gouvernance mondiale.
« L’Afrique s’est affirmée, au fil des époques, comme une puissance démographique, diplomatique et géopolitique incontournable, mais elle demeure encore, à ce jour, insuffisamment représentée là où se prennent les décisions qui engagent l’avenir du monde », a-t-elle déclaré.
Un plaidoyer pour que le continent africain obtienne une représentation à la hauteur de son poids dans les instances où se dessinent l’avenir de l’intelligence artificielle et, plus largement, celui du monde.
GLODY NDAYA