Polémique Thélyson Orélien : En RDC, Comment les éditeurs doivent-ils gérer l’impact de l’IA sur les manuscrits ?

La polémique autour du roman phénomène de cette rentrée littéraire « C’était ça ou mourir » du romancier canadien d’origine haïtienne Thélyson Orélien accusé d’avoir usé de l’intelligence artificielle et de plagiat enfle. Ces soupçons pour le moins controversés qui secouent l’écosystème du livre, engagent de front un débat autour de la gestion de l’IA sur les manuscrits par les maisons d’édition. En RDC, comment les éditeurs doivent-ils s’y prendre désormais ?

Les éditeurs rd-congolais jouent désormais la carte de la prudence face à la multiplication des livres factices. Certains craignent déjà le pire avec la montée en puissance de l’IA. Entre manœuvres et tentations, la question du droit de propriété intellectuelle est ostensiblement remise en cause. Au-delà de la transparence entre l’auteur et l’éditeur, la fiabilité de l’œuvre doit avoir du répondant.

Après les soupçons autour du roman « C’était ça ou mourir » du romancier canadien d’origine haïtienne Thélison Orélien, accusé d’avoir fait recours à l’IA après que son œuvre a été soumise à une détection par un utilisateur de X à Pangram, logiciel américain conçu pour répéter les textes générés par l’intelligence artificielle, la stupeur grandit dans la chaîne du livre. Le romancier lauréat du prix Fnac et en course pour le Prix Goncourt réfute tout de même ces allégations. Le livre relate le parcours semé d’embûches d’un migrant haïtien au Canada. Cette affaire relance les débats sur la responsabilité des éditeurs et la garantie qu’ils peuvent donner au lectorat en matière d’originalité de l’œuvre.

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Les éditeurs congolais doivent jouer la carte de la prudence

Poser les limites dans l’utilisation de l’IA demande une grande responsabilité. Les éditeurs rd-congolais ne s’écartent pas de cette règle – qui est surtout une logique – et ont la ferme conviction que les machines ne remplaceront jamais la créativité humaine.

En République Démocratique du Congo, plusieurs éditeurs soulignent dans leurs clauses contractuelles que les manuscrits générés par l’IA sont proscrits. Certains détectent d’ailleurs très vite l’usage de l’intelligence artificielle grâce au fond et à la forme. Face à la menace de tout laisser à la génération automatisée, ces maisons d’édition doivent utiliser des détecteurs IA pour examiner les manuscrits.

Même si l’industrie du livre en République Démocratique du Congo n’est pas encore structurée, les maisons d’édition tentent de jouer leur partition. De celle-ci naissent la rigueur et les valeurs authentiques. Elles doivent au-delà de la prudence, faire preuve de responsabilité et de critique face à la génération automatisée qui ne doit pas devenir co-auteure. Protéger son auteur pour les maisons d’édition, c’est aussi promouvoir la qualité de sa créativité humaine. Même si certains détecteurs IA ne sont pas fiables à 100%, les éditeurs doivent toujours faire preuve de prudence pour ne pas tomber dans l’erreur.

CHADRACK MPERENG