L’affaire opposant Fally Ipupa à Collette Mutuzaa alias Collette Tuzaa prend désormais une tournure judiciaire. Dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026, le consortium d’avocats du chanteur annonce avoir engagé plusieurs démarches en Australie, en République Démocratique du Congo et en France, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’accusations visant l’artiste.
Selon ses conseils, Fally Ipupa a constitué une équipe d’avocats basée à Melbourne, Kinshasa et Paris afin d’assurer une prise en charge coordonnée du dossier. Les autorités australiennes ont notamment été saisies, certains éléments de l’affaire ayant, selon eux, leur origine en Australie.

Le communiqué indique qu’une lettre de demande d’injonction a été déposée au domicile de Collette Mutuzaa le 6 septembre. Une plainte initiale a également été déposée auprès de la police de l’État de Victoria, en Australie, ce mardi 8 septembre 2026, en vue de poursuites pénales. Les avocats annoncent par ailleurs le dépôt d’une requête urgente devant une juridiction de Victoria.
Le consortium affirme également que des procédures sont engagées à Kinshasa et à Paris contre des personnes qui auraient relayé ou amplifié les publications de Collette Mutuzaa, notamment à travers des directs sur TikTok. Les conseils de l’artiste préviennent qu’ils entendent également poursuivre les personnes qui continueraient à diffuser les contenus concernés.
Fally Ipupa ne devrait, de son côté, pas s’exprimer directement sur le fond de l’affaire. Ses avocats expliquent qu’il a été convenu avec lui qu’il ne ferait aucune déclaration publique concernant les éléments relevant de sa vie privée ou les publications actuellement en circulation, afin de ne pas interférer avec les procédures engagées.
Cette réaction intervient alors qu’une série d’accusations visant l’artiste connaît depuis plusieurs heures une forte propagation sur les réseaux sociaux.
Collette Mutuzaa, une rd-congolaise vivant en Australie, accuse notamment Fally Ipupa de menaces, d’intimidations et de pressions après plusieurs années d’échanges qu’elle affirme avoir entretenus avec lui.
Dans un témoignage accordé au média kényan The Nairobian, elle raconte que leurs premiers contacts remonteraient à environ trois ans. Fondatrice d’une organisation caritative, elle affirme avoir initialement approché le chanteur dans l’espoir d’obtenir son soutien pour promouvoir ses activités.
Selon son récit, leurs échanges auraient ensuite pris une tournure privée et intime. Collette Mutuzaa affirme notamment avoir échangé avec l’artiste sur différentes plateformes et soutient que des contenus à caractère intime auraient circulé entre eux.
Elle affirme également s’être rendue à Kinshasa en 2024 après avoir reçu, selon sa version, la promesse d’une assistance pour l’obtention d’un passeport congolais. Elle raconte avoir finalement passé près de trois semaines dans la capitale sans obtenir le document attendu et dit avoir rencontré des difficultés pour récupérer certains documents de voyage.
La jeune femme accuse par ailleurs des personnes qu’elle présente comme appartenant à l’entourage du chanteur d’avoir exercé des pressions sur elle et sa famille. Elle affirme notamment avoir reçu des menaces et soutient que certains contenus intimes auraient été utilisés pour tenter de la dissuader de rendre l’affaire publique.
Elle avance également qu’une somme de 10 000 dollars lui aurait été proposée au moment où le différend commençait à sortir du cadre privé. Elle présente cette proposition comme une tentative de mettre fin à la médiatisation du dossier.
Ces derniers jours, plusieurs captures d’écran présentées par Collette Mutuzaa comme des extraits de ses échanges avec Fally Ipupa ont été publiées sur son compte Instagram avant d’être largement relayées sur les réseaux sociaux.

À ce stade, ces accusations reposent sur le récit de Collette Mutuzaa et sur les éléments qu’elle a elle-même publiés. Leur authenticité et l’ensemble des faits allégués n’ont pas été établis de manière indépendante.
De leur côté, les avocats de Fally Ipupa demandent au public et aux médias de faire preuve de retenue et de ne pas reproduire des contenus dont « l’origine, l’authenticité ou les conditions d’obtention » ne seraient pas établies. Ils assurent désormais vouloir laisser la justice examiner cette affaire plutôt que poursuivre la confrontation sur les réseaux sociaux.
ETIENNE KAMBALA