Figurer dans les radars de géants. Le film rd-congolais Rumba Royale réalisé par le tandem Yohane Dean Lengol et Hamed Mobasser tient ses promesses après sa présélection à la 99e cérémonie des Oscars. Le thriller historique rêve désormais d’une nomination définitive.
Depuis Macadam Tribu de Zeka Laplaine en 1998, aucun film congolais n’avait été soumis aux Oscars (faute de l’existence d’un comité de sélection national). 28 ans après, Rumba Royale brise le plafond de verre et devient le deuxième film de l’histoire qui portera les couleurs du pays aux États-Unis d’Amérique après une sélection nationale rigoureuse portée par la RDC Film Commission sous la coordination de la cinéaste Cécilia Zoppelletto. Il est en lice pour l’Oscar du Meilleur film international
Gonflé à bloc par son succès en salles, le film devra ensuite franchir une deuxième étape, c’est-à-dire chercher à intégrer la short list de 15 films que l’Académie des Arts et des Sciences du Cinéma annoncera en décembre prochain après visionnage de toutes les œuvres ainsi qu’un vote à bulletin secret. Passé ce deuxième stade, le comité des Oscars dévoilera ainsi la liste des 5 nominés officiels qui vont en découdre lors de la cérémonie de remise des prix le 15 mars 2027 à Los Angeles.

Ce long métrage qui met en exergue le sacré de l’histoire entre luttes politiques, créativité et intérêt culturel au cœur de Léopoldville, peut rêver grand à l’image d’un cinéma rd-congolais qui connaît une nouvelle dynamique. Avec un casting de choc qui a réuni Fally Ipupa, Mélanie Bokata, Olivier Loustau, Cécile Djunga, Patrick Kabundi ou encore Hénoc Kyombo, Rumba Royale s’est affirmé par sa vigueur créative et sa réalisation à part entière.
Fort de son succès, le long métrage a réussi à faire le tour du monde de l’Institut Français de Kinshasa au Festival du film africain de New York, en passant par le Festival international du film de Nollywood de Toronto. Chaque séance de projection de Rumba Royale a été une plongée dans l’histoire d’un pays, d’une époque et des créativités. Être nominé aux Oscars permettra au cinéma congolais de franchir un cap et d’écrire désormais l’histoire de sa progression.
CHADRACK MPERENG