La République Démocratique du Congo franchit un cap décisif dans la modernisation de ses infrastructures numériques. Lors de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue ce vendredi 9 octobre 2026 à Kinshasa sous la présidence du Chef de l’État rd-congolais Félix-Antoine Tshisekedi, le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a officialisé le lancement commercial de la 5G sur l’ensemble du territoire rd-congolais.
Promettant des débits démultipliés, une latence quasi nulle et une connectivité d’une grande stabilité, la cinquième génération de technologie mobile vise à répondre à la saturation croissante des réseaux face aux applications gourmandes en bande passante. Pour l’exécutif rd-congolais, ce déploiement immédiat repose sur un triple levier stratégique : générer des recettes directes et substantielles pour les caisses de l’État, stimuler l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que l’innovation industrielle, et garantir une amélioration nette de la qualité de service.

D’abord concentrée dans les grands centres urbains, la 5G s’étendra progressivement à l’ensemble du pays pour pallier le déficit de fibre optique.
Toutefois, alors que le gouvernement et les opérateurs vantent les mérites de cette révolution ultra-rapide, une ombre persiste sur le tableau numérique rd-congolais : la qualité chancelante du réseau 4G. Entre déconnexions intempestives, débits fluctuants et tarification jugée opaque, les abonnés expriment une frustration grandissante face au service après-vente des sociétés de télécommunication. Si l’arrivée de la 5G suscite l’enthousiasme, elle ravive également les exigences des consommateurs qui attendent désormais des opérateurs un véritable redressement de la relation client et une fiabilité enfin garantie sur les réseaux existants.
MYRIAM NZEKE