Depuis les USA, Éric Yaone a toujours un oeil sur « Kin Kultur » et l’événementiel en Rd-Congo

Fondateur de Kin Kultur, plateforme assurant la promotion des artistes de divers domaines, Éric Yaone a donné une interview à Eventsrdc.com au cours de laquelle il a évoqué les raisons de son voyage au pays de l’Oncle Sam, le présent et le futur de sa structure, ses débuts avec COCK, le profil du prochain ministre de la Culture, etc. Lisez plutôt.


Vous séjournez aux États-Unis d’Amérique depuis juin 2018. Qu’est-ce que vous y faites ?
Je suis aux USA pour des raisons familiales. Je suis parti de la Rd-Congo avec le sentiment de n’avoir pas pu réaliser totalement mes rêves dans mon pays. Ici, je tente de me trouver une place au sein de l’administration et me positionner professionnellement par rapport à mon background en communication.

Éric Yaone parmi les membres de AWC USA. Ph.Dr.Tiers


Que devient Kin Kultur ?
Je continue avec Kin Kultur qui est la matérialisation de tout un travail. Les USA peuvent offrir encore plus de perspectives de modulation, de croissance et d’opportunités à la plateforme. J’essaie avec mes partenaires en Rd-Congo de continuer nos services de consultance ATL-BTL-TTL / 360 degrés, l’affichage sur écran géant (LED), panneaux (billboard), média planning avec chaînes télés, radios, journaux et magazines. La plateforme est actuellement représentée par Alban Balou.

À quand votre retour en Rd-Congo ?
Mon retour en Rd-Congo peut être imminent ou bien plus tard. Tout dépend de ce que le pays pourrait me présenter comme meilleur argument pour me déplacer physiquement. Toutefois, je ne me considère pas loin du pays vu que je suis toujours online et informé de divers événements qui s’y tiennent.

Éric Yaone, le CEO de Kin Kultur. Ph.Dr.Tiers
Éric Yaone, le CEO de Kin Kultur. Ph.Dr.Tiers

Quelles sont vos relations avec les artistes que vous avez managé en Rd-Congo ?
Avec les artistes, que jai managé ou que je continue à manager, j’entretiens une relation à la fois professionnelle et amicale. Pour beaucoup, je représente un exemple et une motivation daller de lavant. L’essentiel pour moi est de les promouvoir.

Vous êtes un des précurseurs des clubs de comédie en Rd-Congo en 2001. Quelle a été votre motivation durant cette période ?
Effectivement. Jai commencé avec Comedy Club de Kinshasa, inspiré de Comedy Club de Paris de Jamel Debbouze. Ma motivation a été de créer une attraction after work en ville, différente de celle offerte par les terrasses, les boîtes de nuit et autres. C’est-à-dire créer une sorte de cabarets où je pouvais non seulement dénicher des jeunes talents en humour, mais aussi développer une usine advertising allant dans le cinéma et la publicité.

Malheureusement, je n’avais pas toujours été soutenu en sponsoring réel. Vous connaissez la suite. Il y a eu d’autres qui ont pu y mettre des sous et j’étais quelque peu mis à côté de cette gloire. Mais, je suis fier de la nette évolution. Jai fait ma part.

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Quels artistes avez-vous programmé ou produit à cette époque-là ?
Je commencerai par feu Mira Mikanza alias Koko Swing. Je peux aussi citer Dauphin Bulamatadi, Felix Kisabaka, Young Dave, Ronsia Kukiel, Tina Way, Franck Gomis, Lazare un comédien belge, Wetshi, Christiane Tabaro dans le cadre de Vendredi du rire. La plupart d’entre ces humoristes étaient des artistes en herbe de l’Institut national des arts. De fois, des spectacles de musique et de danse étaient offerts pour booster des artistes talentueux tels que NMB, Sarah Kalume, MJ 30 et Jean Goubald.

Depuis quelques années, nous assistons à la prolifération des clubs de rire. Quelle lecture en faites-vous ?
Jen suis très heureux. La bonne concurrence amène l’excellence. Je suis fier de savoir que maintenant les rd-congolais peuvent payer un ticket allant de 10 à 100$ pour une entrée de soirée stand up. Pour moi, c’est un grand pas surtout quand je vois certains voyager pour ce métier. Je suis fier d’avoir été là au commencement.


Nombre de personnes souhaitent que le prochain ministre de la Culture et des Arts soit un opérateur culturel. Qu’en pensez-vous ?
Je ne pense pas nécessairement qu’un artiste ferait mieux quelqu’une personne connaissant l’importance de la culture et les opportunités que la Rd-Congo peut offrir et gagner. Le prochain ministre doit être un bon gestionnaire et un bon entrepreneur qui ouvre les portes à de nouvelles idées. Avec un tel profil, il y aura un réel changement et cela affectera positivement notre pays. La culture, elle-même, est un scandale plus que les minerais.
CINARDO KIVUILA

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