EXCLU: Le cinéaste et prêtre-missionnaire rd-congolais « Isidore Bakanja » prépare « Une vie sans compromis »

Dans son patelin et bien au-delà, il fait figure de star, peut-être bien malgré lui. Sa préoccupation principale ne s’accommode pas de ce que son activité secondaire a produit. Missionnaire devenu acteur de cinéma, il a rencontré le succès qui désormais le talonne comme une ombre. Il s’appelle Joseph Elya Mingambo autrement dit Isidore Bakanja.

Parce qu’il a campé le personnage dans une production cinématographique éponyme. La notoriété est venue de là. Résidant à Mbandaka et à la tête d’une structure dénommée « Cinéma-Equateur » qui s’occupe de la formation et la production des films. Parlant du film, il nous a confié que c’est une belle aventure tournée en 1988, dans la province de l’Equateur, dans les environs de la ville de Mbandaka, notamment à Bamanya, Bikoro et Boyeka, avec pour matériel : une seule caméra.

Le prêtre-cinéaste rd-congolais Joseph Elya Mingambo dit « Isidore Bakanja » et le Haut-Conseiller du CSAC Jean Pierre Eale Ikabe. Ph.ATL

NDLR: Ce film a immortalisé le martyr catholique de la ville de Mbandaka, Isidore Bakanja par quelques colonisateurs belges pour son attachement à la foi chrétienne et à l’église catholique romaine.

La première projection de ce long métrage a eu lieu à Kinshasa en 1990. « C’était un petit film avec un budget insignifiant, mais qui, à la surprise générale, a connu un grand succès grâce à la main de Dieu », souligne-t-il.

Depuis cette belle expérience, il dit qu’il est devenu carrément un centre d’intérêt. De fil en aiguille, l’envie ayant grandi, le goût d’aller plus loin l’a pris, actuellement, il est en plein tournage d’un autre film intitulé « Une vie sans compromis » qui a l’avantage d’être tourné et monté localement avec les moyens du bord. Il regrette que la ville de Mbandaka, comme les localités de l’hinterland, manque de matériel professionnel, des producteurs chevronnés et encore moins de mécènes.

Prêtre missionnaire, disais-je, il vit grâce à l’évangélisation et aussi de la pratique de la santé publique dont il détient une licence. Il n’a pas manqué de remercier la Direction de E-Télé qui a mis à leur disposition du matériel audio-visuel pour ce tournage.

Pour Bakanja, la province de l’Equateur dispose de tous les atouts naturels pour la production du cinéma, notamment la forêt, le fleuve et la jeunesse. Il est satisfait de l’engouement que l’annonce et le démarrage des activités cinématographiques ont suscité à Mbandaka. Plus de 200 jeunes avaient répondu à l’appel pour le casting, mais il n’a retenu que 70 seulement.

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Bio
Originaire de la Mongala, « Bakanja » a grandi à Mbandaka. Il regrette l’éclatement du Grand-Equateur dont il souhaite voir la recomposition se réaliser dans les meilleurs délais. Il m’a demandé, à travers ce post, de remercier et rendre hommage – même à titre posthume – à feu Bokakala Nkolobise, le réalisateur du film qui l’a rendu célèbre. Au nom de ce dernier, il se porte candidat à la députation nationale dans le territoire d’Ingende.

Joseph Elya Mingambo est né dans un village près de Lisala, dans la province de la Mongala. Marié, il est père de 4 enfants. Membre de l’Eglise Vetro Catholique du Brésil en République Démocratique du Congo, il s’occupe en qualité de monseigneur de son église sise à la Paroisse de martyr Bakanja dans la mission Bokala-Village.

Il a un projet de réalisation d’un film intitulé « La vie mystérieuse de Bakanja » en quête d’un producteur et d’un financement.
Jean-Pierre EALE IKABE (CP)

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