Journée mondiale de l’internet plus sûr : « Enfants connectés, tous connectés »

« Enfants connectés et tous connectés » est le thème retenu pour la 19ème édition de la journée mondiale de l’internet plus sûr « Safer internet day » célébrée le 8 février de chaque année.

Lancée en 2004, cette journée a pour but de sensibiliser les différents utilisateurs en général mais les jeunes en particulier sur une utilisation responsable et sécuritaire de l’internet. Le web étant un espace accessible à tous et offrant une diversité de contenus, il est impérieux d’interpeller les internautes sur un usage responsable de cet outil afin d’en profiter les avantages.

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Puisque l’internet est un outil autonome, le sécurisé doit être une affaire de tous. C’est dans cette optique que notre rédaction s’est approchée d’un cyberjuriste et d’un expert en numérique pour étaler sur les droits, devoirs mais aussi les actions pouvant amener les utilisateurs à un usage plus responsable du web.

Selon Me Medel, cyberjuriste, il faut qu’il y ait toujours une sensibilisation pour rendre l’utilisateur plus responsable face à ses droits notamment, sur sa vie privée, sur la protection de ses données, sur sa propriété intellectuelle, sur l’accès à l’information mais aussi face à ses devoirs.

De son côté Daniel Mutombo pense que pour rendre plus sécurisé l’espace web, cela relève plus de la responsabilité des créateurs des plateformes en ligne. Selon lui , il faut plutôt mener des actions planétaires qui vont interpeller les responsables de ces différentes plateformes. « Par exemple pour des mineurs, il devait y avoir des sites qui demandent l’authentification pour situer l’utilisateur selon son âge. C’est dans ce cadre qu’on peut sécuriser l’Internet », a-t-il dit.

 

Quid de la contribution de l’État dans cette bataille

Selon Daniel Mutombo, la contribution de l’État est minime dans cette lutte. « Aucun État ne saura régulariser la consommation et l’utilisation du web. Ce sont des entreprises très puissantes qui dépassent de loin nos États surtout africains. L’État aussi est utilisateur comme nous la population, il subit aussi les actions du web. La meilleure façon c’est de mener des actions communautaires, recensement, mémorandum pour exprimer la voix de plusieurs et ramener ces informations aux gens qui ont des décisions sur ces structures du web », fait-il savoir.

Dans le contexte rd-congolais, il existe des textes qui sont en préparation mais le cadre juridique est un peu lacunaire parce qu’il ne réponds pas à toutes les questions, explique Me Medel.

« Les technologies ne font qu’évoluer alors il faut donc renforcer les textes qui sont encore insuffisants, qui ne touchent d’autres aspects. Par exemple sur les responsabilités sur les fournisseurs et hébergeurs, ce n’est pas suffisamment martelé dans notre cadre juridique. Le cadre juridique existe mais il faut qu’il soit plus adapté, plus pertinent et complet », confie-t-il.

Et de rajouter : « Par exemple la question des données personnelles n’est pas approfondie dans la nouvelle loi sur les télécoms et les TIC. La question des données personnelles n’est pas seulement liée à la définition ou à une sanction résumée, il faut poser les principes, les limites et les responsabilités ».

GLODY NDAYA