Musique : Les Bantous de la capitale en studio pour un « Best of »

Après un mois de répétitions, l’orchestre va enregistrer des chansons ayant marqué sa carrière, dans le cadre des préparatifs des festivités marquant les 60 ans de sa création, le 15 août 1959.

« Nous préparons un best of de quarante chansons. Vingt ont déjà été enregistrées et il en reste encore vingt. Tout se passe très bien. Nous travaillons presque toute la journée, voire tard dans la nuit », a expliqué Simon Mangouani, le chef d’orchestre. Le best of des Bantous de la capitale comprendra des titres comme  “Masuwa”, “Merci maman”, etc., regroupant des chansons aussi bien des artistes musiciens encore en vie que celles de ceux qui ont quitté la terre des hommes. 

Chacun est appelé à mettre la main à la pâte pour la réussite des festivités marquant les six décennies de l’orchestre. Pambou Tchicaya, alias Tchico Tchicaya, a récemment séjourné à Brazzaville pour apporter sa contribution à cette célébration. Il a ainsi participé aux enregistrements avant de regagner la France.

On retiendra de cet orchestre monumental le fait d’avoir marqué la vie des Congolais et celle des autres pays à travers le monde. Contrairement à l’Ok Jazz créé dans les années 1950, mais qui n’existe plus après la mort de Franco Louambo Makiadi, les Bantous sont restés constants, malgré la disparition et les départs de certains musiciens.

Dès sa création, Nganga Edo, Célestin Nkouka, Pandi, De la Lune, Jean Serge Essou et Nino Malapet y avaient instauré la discipline. « J’ai eu la chance de connaître tous les anciens en dehors de  De la Lune qui était ailleurs. Ils nous ont donné une bonne éducation ; la discipline et le respect des jeunes envers les vieux. Quand ils sont partis, nous sommes restés avec leur comportement. C’est pourquoi l’orchestre existe jusqu’à ce jour », a témoigné Simon Mangouani.

Aujourd’hui, la nouvelle génération composée essentiellement des jeunes devra garder l’éducation reçue des anciens pour ne pas perdre ce que le Congo a acquis de précieux : Les Bantous de la capitale. L’avenir du groupe repose sur leurs épaules. « Nous sommes à 60% des jeunes dans l’orchestre. Nous avons, par exemple, huit jeunes qui remplacent les anciens. Il y a un jeune qui remplace déjà Ricky à la batterie, deux autres qui chantent très bien, avec des belles voix, et deux autres encore au  piano. A l’instrument avant, nous avons un jeune, très bon trompettiste », a fait savoir le chef d’orchestre.

Les Congolais les découvriront prochainement avec l’opus en préparation qui suivra le best of après les festivités des 60 ans. Seulement, Nganga Edo ne prend pas part à l’enregistrement du best of en préparation mais cela ne l’empêche pas de se produire sur scène. « Nganga Edo n’a pas mis sa voix. Nous avons préféré faire travailler les jeunes. Mais, pendant les concerts, il chante de temps en temps. Si vous venez au concert, vous le verrez jouer une ou trois chansons. On ne peut pas lui faire chanter plus de cinq chansons. Il est très fatigué », a-t-on appris.

L’enregistrement du dernier album non finalisé mais dont le projet court encore remonte à cinq ans. La production phonique avait été arrêtée depuis que l’idée de célébrer les 60 ans avait commencé à germer dans le groupe. Avec l’entrée en studio de l’orchestre, on est en voie de dire que le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a tenu la promesse qu’il avait faite aux Bantous de la capitale lorsqu’il les avait reçus, de s’impliquer personnellement pour que cet anniversaire soit un véritable succès.

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