#RDC : Fally Ipupa mal compris par une portion de la presse rd-congolaise

Lors de la conférence de presse donnée le samedi 23 septembre 2017, en marge du concert de présentation de son nouvel album « Tokooos », aux Kinois, le vendredi 29 du même mois, Fally Ipupa a tenu des propos qui n’ont pas plu à certains professionnels des médias rd-congolais. Ce qui lui a valu des critiques de tout genre alimentées par les journalistes lésés par les discours de l’artiste. 

Fally Ipupa et Koffi Olomide au concert “Tokooos” à Kinshasa. Ph.FV

 

Une bande de l’opinion est d’avis que l’artiste n’a pas le droit de  s’attaquer à la presse de cette manière. Une autre frange, pour son compte, a estimé que Dicap la Merveille n’a pas tort puisque les chroniqueurs musicaux actuels font de plus en plus preuve de beaucoup de lacunes et de limites. Plusieurs personnes interrogées à ce sujet ont aussi fait le même constat. Pendant une année et neuf mois, Fally n’est plus passé dans la presse rd-congolaise. Même dans des tranches dominicales dédiées à la musique, il n’envoyait presque plus ses hommes. Cela, d’après les enquêtes d’Eventsrdc.com, est dû à un constat négatif fait par Fally vis-à-vis de la presse de son pays.

 

« Les journalistes d’aujourd’hui, en particulier les chroniqueurs de musique, se focalisent beaucoup plus sur les banalités, les polémiques.  Ils n’accordent pas d’attention aux mérites des uns et des autres, ne reconnaissent pas ceux qui bossent réellement et font le tour des pays africains dans le cadre de leur travail qui est la musique. Ils préfèrent  alimenter la polémique en cherchant la réaction d’un musicien X sur les propos d’un musicien Y. Ils se lancent dans la comparaison entre les grands et les nés de la dernière pluie. Ils reçoivent n’importe qui et disent n’importe quoi », aurait constaté  Dicap la Merveille. Constatant cela, Fally, s’est décidé de faire les choses dans son coin et de voir les résultats.

 

Mérites 

Heureusement pour lui, pendant cette période de rupture avec la presse rd-congolaise, il a beaucoup évolué sur le plan artistique, a remporté beaucoup d’autres trophées, a beaucoup vendu, a été beaucoup sollicité par les médias internationaux et a été beaucoup sollicité pour des concerts en Afrique, en Europe et en Amérique, et par certaines personnalités et célébrités de la planète.

Un échantillon de trophées du célébrissime Fally Ipupa. Ph.Dr.Tiers

 

Le Prince Albert II de Monaco et le King Fally Ipupa. Ph.Dr.Tiers

Rappelons que depuis 2006, année du début de sa carrière solo jusqu’à ce jour, l’ex-sociétaire de Quartier Latin a remporté plusieurs trophées entre autre, Meilleur artiste africain au Césaire de la musique (Trophée d’Art Afro Caribéen) en 2007, Meilleur artiste africain au Nea Award en 2009, Meilleur artiste africain au Kunde d’Or en 2010, Meilleur artiste africain au Moamas Award en 2011, Meilleur artiste africain au Trace Urban Music Award en 2013 et Meilleur artiste africain au Iramwa Award en 2015. Il a également, été plébiscité, à plusieurs reprises Meilleur Artiste Francophone et Meilleur Artiste d’Afrique Centrale dans plusieurs organisations de récompense dans le continent africain. Nous citons Kora Award, MTV Africa Music Award, Sound City Award, Black Star Award et Afrimma.

Les trophées remportés par Fally à Afrimma, aux Etats-Unis d’Amérique. Ph.Dr.Tiers

 

Plusieurs fois, le même Fally a été nominé au MTV Europe Music Award, au BET Award et au Mobo Award. Récemment, il a remporté deux trophées à Afrimma, aux Etats-Unis d’Amérique, -Video of year avec le clip « Eloko oyo » et Best francophone artist -meilleur artiste francophone.

Une autre récompense de El Mara Fally Ipupa. Ph.Dr.Tiers

 

Hommage

Par ailleurs, nos sources ont noté que Fally regrette énormément qu’une portion de la presse actuelle ne soit pas à la hauteur de celle de l’époque de Manda Tchebwa, Lukunku Sampu, Bijou Mbiyevanga, Bolowa Bonzakwa, Makoto Ndemb, Zenga Ntu, Kratos, Fyfy Malanda, José Mpaka Ikombe, Mbuyi Bwebwe et Ilunga Muana Bute. « N’importe qui, manquant à faire ou fuyant le chômage, a rejoint ce métier. N’importe qui est devenu journaliste ou chroniqueur de musique sans avoir été formé au préalable », ont-elles expliqué. Et d’insister: « l’artiste n’a aucun problème avec la presse rd-congolaise. Il reconnait et salue l’excellent travail abattu par certains journalistes qui se démarquent de ceux qui salissent l’image de la presse au Congo ».

 

Il regrette également du fait que ses propos ont été mal interprétés par les professionnels de presse auxquels, il accorde une considération incommensurable. Il invite les jeunes et anciens chroniqueurs de musique encore en exercice à s’informer auprès des monuments vivants de ce métier noble pour mettre en place une presse de qualité avec un contenu sain, qui ne dérange pas les sensibilités, qui éduque la masse et qui honore le drapeau rd-congolais. Car, à cette époque du numérique sous toutes ses formes, la Rd-C doit se professionnaliser davantage pour proposer au monde des informations originales et consommables en tout lieu.

 

En 11 ans de carrière solo couronnée de fleurs, Fally captive et inspire de millions de jeunes rd-congolais et africains, dans le continent et dans la diaspora. Les uns veulent se lancer dans la musique et faire comme ou plus que lui et les autres veulent devenir des stars dans d’autres secteurs de la vie quotidienne. Sa renommée n’est plus à contester. Ses œuvres percent les frontières et convaincs d’autres races. L’artiste pose également des gestes caritatifs à travers Fally Ipupa Foudation.

Pascal Lokua Kanza et Fally Ipupa en plein concert. Ph.Dr.Tiers

 

Une ambulance offerte à un hôpital de l’Est de la Rd-C par FIF. Ph.Dr.Tiers

 

Fally entouré de l’équipe dirigeante de Fally Ipupa Foudantion. Ph.Dr.Tiers

Dates bookées

En ce moment où nous mettons en ligne ces écrits, après avoir fait vibré Nairobi, au Kenya, le 1er octobre 2017, Fally est en direction de Lusaka avec son groupe composé de 28 personnes (musiciens, ingénieurs et staff) pour deux productions à l’occasion de la fête d’indépendance de la Zambie, ce 23 et 24 octobre 2017.

 

Après cette étape, il reviendra à Kinshasa pour le tournage des trois clips de « Tokooos », du 31 octobre au 4 novembre 2017. Du 6 au 24 novembre, il sera en tournée Show case « Tokooos » en France. Toujours à la conquête du monde pour l’honneur de la Rd-C et de l’Afrique, il prestera à Cotonou, au Benin, les 25 et 26 novembre. Réclamé par les centrafricains et tous qui y résident, Fally prestera encore à Bangui, le 9 décembre 2017. Du 16 au 17 décembre, il donnera deux concerts à Bamako, au Mali. Sur demande des sud-africains et des autres peuples présents à Cap Town et à Johannesburg, Fally fêtera la Noël dans ces deux grandes villes du 22 au 24 décembre. Il célébrera la Saint Sylvestre du 30 au 31 décembre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

 

Après un mois de janvier qui sera consacrée au repos, le King Ipupa débutera l’an 2018 par un concert le 11 février, au Festival Amani à Goma. Les 14 et 15 février, il sera à Libreville. Juste après, le pays de Patience Dabany, El Mara prestera le 18 février, à la NBA Game, à Los Angeles. Du 9 au 11 mars, il est programmé pour une série de concerts, à Lubumbashi, en République Démocratique du Congo. Signalons qu’il est l’un de rares musiciens rd-congolais à avoir un programme étalé pour plus d’un semestre.

CINARDO KIVUILA

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