Tshisekedi, l’épée de Damoclès pèse sur ses partisans
La situation que traversent les partisans d’Etienne Tshisekedi, candidat malheureux à la présidentielle de novembre 2011 et auto-proclamé Président de la République augure une insécurité hors du commun dans le pays. Une véritable chasse à l’homme serait engagée par les services de renseignement.
Si Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s’est retrouvé en résidence surveillée, une chasse à l’homme serait engagée à l’endroit de ses partisans et des autres membres de partis politiques de l’opposition qu’il faut réduire au silence ou à l’obéissance absolue du régime de Kinshasa.
Tenez! En date du 23 décembre 2011, peu avant de se rendre au stade des Martyrs où Etienne Tshisekedi avait prévu prêter son serment en qualité de Président de la République, les porteurs du Beach Ngobila, appelés généralement «les Romains» s’étaient regroupés sur ce site portuaire dans le cadre d’un meeting qu’avait tenu leur leader répondant au nom de Roger Mbemba. Tête d’affiche et sensibilisateur de première force auprès des porteurs, commerçants, passagers et autres badauds fréquentant le Beach Ngobila, ce leader incontesté dirigera son monde vers le stade des Martyrs pour y répondre au rendez-vous de l’UDPS.
La manifestation étant réprimée par les forces de l’ordre qui dispersèrent la foule, des arrestations et autres cas de disparition avaient été enregistrées et dénoncées par des organisations de défense des droits humains. C’est dans ce cadre que vient d’être signalée la disparition depuis le 23 décembre 2011 de Roger Mbemba, activiste incontesté et sensibilisateur de poigne, pour le compte de l’UDPS, auprès des gens fréquentant habituellement le Beach Ngobila.
Par ces temps où la chasse des immigrés clandestins fait rage dans les pays d’Outre mer dont la Belgique, l’Afrique du Sud, l’Espagne… qu’adviendrait-il au cas où les quelques Congolais ayant fui le pays à causes des brimades leur faits par le pouvoir en place se verraient pris dans les filets de la police de leur pays d’asile, s’interrogent les observateurs.
L’épée de Damoclès reste suspendue sur ces partisans du lider maximo de l’UDPS. Car, s’il arrivait qu’ils soient refoulés de leur cachette de fortune, ils risquent gros parce qu’ils seront cueillis par les services une fois arrivés en RDC. Que faire donc?
ANDRE MOLUKA
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